• De nombreux travaux ont été consacrés, entièrement ou en partie, aux Dactylioceratidae et traduisent les opinions divergentes et souvent contradictoires de leurs auteurs sur cette famille complexe.

    Aucun de ces travaux n'avait jusqu'à présent effectué une synthèse des connaissances sur les faunes des différents domaines paléogéographiques. Notre étude, au sein de cette famille buissonnante, a porté sur les faunes toarciennes qui constituent la sous-famille des Dactylioceratinae.

    Un très grand nombre de genres et d'espèces ont été décrits depuis le début du dix-neuvième siècle et il nous a fallu choisir parmi eux ceux qui méritaient d'être validés. Nous nous sommes appuyés pour cela sur trois sortes d'arguments : morphologiques bien sûr, mais auusi stratigraphiques et paléogéographiques. Nous avons ainsi pu sélectionner 170 espèces appartenant à 22 genres (ou sous-genres), tous décrits et figurés dans l'ouvrage.

    Ce travail de synthèse nous a permis de bien mettre en relief la ségrégation quasi-totale existant entre les formes des provinces NW européenne et méditerranéenne. Il nous a également permis de reconsidérer la question de la présence de rares formes méditerranéennes dans les Causses et invité à considérer la question complexe de la phylogenèse de ce groupe.

    Ce travail s'adresse aux collectionneurs de fossiles qui y trouveront les éléments de détermination de leurs spécimens, mais aussi aux scientifiques du fait du grand intérêt biostratigraphique de ce groupe, dont les espèces ont souvent été utilisées comme indices de zones, sous-zones ou horizons dans les différents domaines paléogéographiques.

  • La sous-famille des Grammoceratinae a fait l'objet d'une première étude approfondie de Gabilly (1976), à partir d'un matériel provenant de la région du stratotype du Toarcien, puis d'un travail de thèse par Rulleau (1989) sur les ammonites de la région lyonnaise. Outre leur caractère purement régional, ces travaux étaient soit incomplets, Gabilly n'ayant considéré qu'une partie des genres rattachés à la sous-famille, soit inédits dans le cas de la thèse de Rulleau. Par ailleurs, de nombreux travaux ultérieurs, soit en France, soit à l'étranger, ont apporté de nouvelles données sur ce groupe d'ammonites et sa répartition mondiale.

    Dans le domaine NW européen, le tronc principal, représenté par les Pseudogrammoceras et issu des Phymatoceratinae, se poursuit jusqu'à l'extinction du phyllum, par les Phlyseogrammoceras et les Hudlestonia. De cette lignée, vont se détacher successivement plusieurs rameaux latéraux : les Grammoceras d'abord, puis les Esericeras qui donnent naissance aux Pseudolillia et enfin les Gruneria. Les Podagrosites occupent une place à part, ce qui pose le problème de leur origine. Au niveau des espèces, des formes nouvelles ont pu être décrites, de même que l'on a pu discuter de l'appartenance vraisemblable ou non à la sous-famille, d'espèces méditerranéennes ou américaines.

  • Les ammonites sont des fossiles qui suscitent beaucoup d'intérêt chez les collectionneurs et les chercheurs. De nombreux travaux ont été publiés sur la famille des Hildoceratidae mais aucun ouvrage de synthèse traitant à la fois des formes du domaine Nord-Ouest européen et de celles du domaine Ouest téthysien n'a été réalisé. Il paraissait intéressant d'envisager un tel travail de synthèse.

    Nous avons considéré cette famille, au demeurant très prolifique, depuis son apparition, au milieu du Carixien, jusqu'à son extinction, au sommet du Toarcien, ce qui représente une étendue verticale d'environ 15 millions d'années. à travers une description homogène, et dans le souci d'une compréhension des différentes formes rencontrées, nous avons abordé les aspects évolutifs et phylétiques de quelques 57 genres. Une histoire de famille, en quelque sorte, illustrée par plus de 600 spécimens répartis sur plus de 1 300 photos.

  • La réflexion en termes d'optimisation du stockage des données et des vitesses d'exécution a dernièrement conduit à de nouveaux critères de fonctionnement des mémoires électroniques du futur. Ces mémoires, tout en consommant très peu d'énergie, devront pouvoir assurer à la fois des fonctions d'archivage (conservation des données sur des périodes supérieures à 10 ans) et être capables d'effectuer des opérations logiques à très grande vitesse (temps de commutation de l'ordre de la nanoseconde). De telles mémoires, dites SCM (Storage Class Memory), n'existent pas encore et font actuellement l'objet de recherches intensives. Cet ouvrage présente les trois systèmes sur le point d'atteindre cet objectif : les mémoires magnétiques STT (Spin Transfer Torque), les mémoires à changement de phase (PCRAM) et les mémoires résistives (RRAM) à métallisation ou à changement de valence. Proposant une description détaillée des évolutions de la technologie existante, il analyse également l'émergence de concepts nouveaux susceptibles de conduire à des mémoires électroniques de type SCM.

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