• Ce récit tente de raconter, au rythme d´un calendrier imaginaire, un condensé de ressentis, d´actions, de réactions aux rencontres, d´éléments prévisibles et inattendus ayant jalonné sur dix ans la réalité de mes jours marquée par l´inconscient de mes nuits. Quelques huis de mon parcours vital dévoileront sous forme d´allers-retours dans l´Entre-deux, l´envers ou le décor d´événements personnels et/ou politiques fondamentaux qui ont changé le cours des choses, de voyages intérieurs et extérieurs, de migrations, d´acculturations et d´échanges, ornés de joies côté face, parsemés de douleurs côté pile... Une existence de funambule jonglant sur les frontières. Pile ou face, le jour face à la nuit ; pile, l´enfance, face, la maturité. Pile, la mort ; face, la vie, ou le contraire, comme toutes les vies, de janvier à décembre, de mois en mois, une vie à pile ou face.

  • Cet essai parle de la Martinique, de la Caraïbe, du métissage et de la créolisation. Il décrit une triple errance sur un vaisseau imaginaire : dérive dans les sentiments et la mémoire ; voyage à travers le monde, plus précisément les Antilles, l'Europe, la Suisse et la France, mère patrie d'Outre-mer ; parcours d'une pratique psychologique liée au métissage et à la migration. C'est aussi un témoignage personnel et professionnel sur le changement, l'intégration et l'acculturation dans le monde actuel.

  • La perception du Semblable et de l'Autre différent évolue suivant les époques, influencée par des phénomènes politiques, sociaux, culturels et religieux. Quant au racisme, il sévit partout, pas seulement dans les partis d'extrême droite qui en font commerce. Il persiste malgré les grands progrès pour l'éradiquer.
    Ici, il sera traité en Noir et Blanc.
    Ici, contrairement aux notes de musique, une Noire = une Blanche, une Blanche égale une Noire !...
    Le présent travail est le fruit d'une collaboration entre deux Genevoises, l'une d'origine franco-antillaise, l'autre italienne, ayant chacune vécu, subi les méfaits d'un racisme ordinaire, plus pernicieux encore que le rejet ou la xénophobie ouvertement déclarés, puisqu'on y avance en baissant la garde. Deux femmes d'aujourd'hui interpellées, pour ne pas dire inquiétées par ce cancer aussi vieux que l'humanité, - qui réapparaît régulièrement comme le chiendent malgré les nombreux massacres et les innombrables destructions dont il a souvent été la cause - , ont décidé de se pencher sur ce fléau pour tenter d'en analyser les origines et les manifestations.
    Après un bref survol de la mise en esclavage d'Africains pendant quatre siècles aux Antilles, source d'un racisme lié à la couleur de peau, des exemples et des témoignages mettront en lumière ses répercussions et les relations qu'il entretient avec des catégories telles que les stéréotypes, la xénophobie et la discrimination.

  • Écrire au sujet des femmes, on ne le fera jamais trop.

    Majoritaires dans la population, elles continuent pourtant d'être traitées comme une minorité et d'être l'objet de violences et des barbaries les plus inimaginables à travers le monde.

    Asservies, violées, mutilées et même tuées avant de venir au monde, toujours plus de femmes souffrent ici et ailleurs.

    Des féminicides en Inde, au Bangladesh et en Chine aux viols ethniques perpétrés au Rwanda ou dans les pays de l'ex-Yougoslavie, en passant par la barbarie de l'excision qui mine (encore) de nombreux pays d'Afrique, notre société occidentale avec ses taux alarmants de violence conjugale n'est toutefois pas en reste.

    Si la manière est différente, l'objectif avoué ou non reste le même : excisées, voilées, mariées de force, tuées au nom de l'honneur ou réduites à toutes formes d'esclavage ; sous-payées, battues, violées, interdites d'instruction, les formes différent, mais la volonté est la même, l'exécrable domination d'un genre sur l'autre.

    Marie-Andrée Ciprut [.] a semé par ses écrits, ses conférences, ses thérapies, mais ses amitiés aussi, quelques graines d'espoir.

    Cet ouvrage, sans concession sur la situation des femmes aujourd'hui, nous conforte que, décidément, écrire au sujet des femmes reste un devoir de révolte et d'information.

    Ne jamais s'habituer, ne jamais tolérer l'intolérable, ne jamais admettre l'inadmissible et garder l'indignation vive, afin que chaque enfant qui vient au monde puisse vivre dans la dignité, le respect, l'intégrité et l'égalité.

    Extraits de la préface de Fabienne Bugnon

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