• Homo faber

    Max Frisch

    Walter faber, ingénieur, voyage beaucoup, au service de l'unesco.
    Il raconte sa vie, ses aventures, ses voyages, à la manière d'un technicien, dans un style précis. pourtant à travers ce langage dépouillé, une autre vie s'impose, qui ne se réduit pas à des chiffres ou à une série de coïncidences que l'on prendrait bien pour le destin.

    Au cours de ses voyages, faber rencontre trois femmes aussi différentes entre elles que les visages différents qu'il leur montre.

    Un roman plein d'entrain et de péripéties, qui montre l'impuissance de l'homme de la civilisation moderne.

    1 autre édition :

  • Avez-vous déjà volé:
    A. De l'argent liquide ?
    B. Des objets (un livre de poche au kiosque, des fleurs dans le jardin d'autrui, une édition originale, du chocolat sur un terrain de camping, des crayons bille qui traînaient, un souvenir d'un mort, des serviettes de toilette dans un hôtel, etc.)?
    C. Une idée?

  • Journal berlinois 1973-1974

    Max Frisch

    • Zoe
    • 6 Octobre 2016

    En janvier 1973, Max Frisch emménage à Berlin-Ouest. Il y retrouve d'autres écrivains parmi les plus importants de l'Allemagne de l'après-guerre : Uwe Johnson, Günter Grass. Aux portraits qu'il brosse de ces nouveaux voisins, Frisch ajoute ceux de Christa Wolf et d'autres écrivains qu'il rencontre régulièrement à Berlin-Est. Car il profite de son séjour en Allemagne pour ausculter avec une vive curiosité les rapports politiques et sociaux en RDA, et les révéler de l'intérieur sans jamais oublier sa position d'observateur privilégié. La subtilité de ces analyses confère au Journal berlinois l'intérêt d'un témoignage historique. Elles sont entremêlées de réflexions d'une surprenante actualité sur le quotidien de l'écrivain, son rôle dans la société, les liens d'amitié ou de travail et les attentes qu'ils suscitent, et ponctuées de brefs passages narratifs. Chacune des entrées témoigne du talent d'un auteur soucieux de trouver la forme d'expression la plus juste et d'accéder, par l'écriture, à une meilleure perception du monde et de lui-même.

  • Et si la vie était un jeu ou « une partie d'échecs déjà perdue dont on tenterait de reconstituer les coups a posteriori » afin de donner une autre tournure aux événements... Max Frisch organise sa pièce autour de la biographie du sociologue Kürmann et de sa deuxième femme, Antoinette. Kürmann aurait préféré ne pas avoir rencontré la jeune doctorante au moment où lui-même est devenu professeur. Ce moment crucial où les deux passèrent leur première nuit ensemble. Ils rejouent donc la scène, tentant de déjouer leur destin commun. La tentation est trop grande pour ne pas changer les paramètres et succomber à une biographie au conditionnel. Une pièce conçue comme une scène de répétition, où théâtre et vie se superposent, et orchestrée par un « meneur de jeu » et ses assistants, évoquant ainsi l'univers des jeux de rôles.

    Selon Frisch, la pièce ne veut rien démontrer et ne propose qu'un jeu de possibilités. Or, force est de constater que le jeu est très amusant et n'a rien perdu de son actualité.

  • La littérature sérieuse n'est jamais suffisament sérieuse, dit-on parfois. Le lecteur s'en doutera, ce petit livre de Max Frisch paru en 1971, bien qu'il ait trait à la naissance de la Confédération Hélvétique est rempli d'irrespect et d'ironie. A rebours de tout manuel scolaire, l'écrivain s'empare du mythe de Guillaume Tell et nous transmet les éléments pour une relecture de l'histoire.
    Le texte se développe selon deux axes : les passages narratifs sont régulièrement interrompus par des notes de bas de pages visant à rétablir les sources historiques du récit, références qui proviennent d'ouvrages aussi sérieux que le Livre blanc de Sarnen (1472), la Chronique de la Suisse écrite par Aegidius Tschudi en 1570 ou d'autres ouvrages savants sur l'Histoire suisse, mais aussi de légendes ou remarques plus personnelles. Loin d'attester une vérité historique, c'est au contraire à une véritable déconstruction qu'amène l'utilisation de ces sources doctes.
    Grâce à ce jeu de notes scientifiques qui se contredisent l'une l'autre, grâce à l'humour toujours incisif de Frisch, grâce à l'utilisation indéterminée du nom de Konrad von Tillendorf ou Grisler pour celui habituellement reconnu comme le « grand méchant » de la fable, Max Frisch met à jour les incohérences de l'histoire - et de l'Histoire. L'auteur s'amuse de la subjectivité des historiens prétendument « factuels » et ébranle les notions de vérité et de fiction. C'est non seulement la crédibilité et l'éclat du mythe de Guillaume Tell qu'il met en cause, mais aussi de la Suisse en général. Le mythe est ramené à ce qu'il est et le livre se revèle être un véritable plaidoyer pour l'esprit critique.

  • Il s'agit d'un recueil de discours et interventions publiques de l'écrivain, paru en 1967 chez Suhrkamp et qui n'ont pas pris une ride. Textes politiques et esthétiques, ironiques et mordants, engagés dans leur critique de la Suisse bourgeoise de l'après-guerre, ils se révèlent aussi posséder une grande actualité dans le contexte politique actuel - notamment les deux articles contre l'idée d'« Überfremdung » (« la crainte de la surpopulation étrangère »).

  • Andorra est une pièce qui unit les vertus intérieures de la démonstration à des qualités évidentes d'action, de dialogue, d'exploitation d'une situation qui la mènent aussi loin qu'il est possible de la redoutable pièce à thèse.
    L'antisémitisme y est considéré de près, dans ses origines et dans ses résultats ; il y est démonté, dans son mécanisme, à son niveau le plus élémentaire : celui des " petites gens " qui ont besoin de vivre de mythes. Dans cet imaginaire et petit pays d'Andorra, qu'encerclent des nations puissantes et bruyantes, donc menaçantes ce que l'on veut avant tout est de sauvegarder la paix. Et sans doute on approuve beaucoup, d'abord le vieux maître d'école qui a jadis arraché un enfant israélite à ces méchants voisins qui voulaient le tuer.
    Mais lorsque ces méchants voisins se font plus menaçants et que l'impression naît que si le juif leur est rendu la tranquillité sera sauvegardée. On n'hésite plus : il faut rendre le juif. Mais pour le maintien de la bonne conscience publique, il est bon de bien marquer que le juif lui-même s'exclut de la société qui l'a accueilli.
    La pièce est faite de cette lente, et mortelle, " définition " du juif, construite peu à peu, à petites touches, à coups de lâcheté d'insinuations et même de " compréhension des choses ".
    La pièce de Max Frisch nous fait assister à la création, par une communauté, du juif nécessaire ; Une création si lentement et si sûrement menée que lorsque nous apprendrons que celui qui en est victime n'est pas juif le moins du monde, cela ne pourra rien changer au cours des choses : c'est volontairement que la victime ira à l'abattoir ; parce qu'elle a choisi en connaissance de cause le parti du courage et du dégoût.
    Pièce riche émouvante sans sensiblerie, drôle parfois et sans raideur démonstrative. Une vraie pièce de théâtre et qui signifie quelque chose.

  • Si on est un retraité, si on vit seul dans un petit village du Tessin, si, parce que la pluie tombe sans arrêt depuis des jours, les communications sont coupées, que fait-on? M. Geiser a résolu le problème à sa manière. Les quelques livres dont il dispose, notamment une bible et une encyclopédie, l'instruisent et lui rafraîchissent la mémoire. Une mémoire défaillante. C'est pourquoi il découpe ce qui l'intéresse et le colle au mur. Il y a de tout sur ces bouts de papier : géologie, zoologie, histoire, tourisme, anatomie. Toutefois, ces zones d'intérêt si variées ont un dénominateur commun : l'angoisse.

  • Ce n'est pas par hasard si l'auteur, qui s'est fait connaître en France par la traduction de ses romans Homo Faber (1961), J'adore ce qui me brûle (1963) et d'une pièce de théâtre, Monsieur Bonhomme et les incendiaires (1961), a exercé le double métier d'architecte et d'écrivain.
    Le Journal nous révèle une pense à la fois étonnamment structurée dans sa recherche, son approfondissement, les problèmes qu'elle pose, et une sensibilité d'artiste capable à tout instant de capter et d'immobiliser les phénomènes de beauté d'un monde qu'il ne se lasse pas d'analyser. Qu'il s'agisse d'un voyage à travers les villes de l'Allemagne en décombres où la vie reprend lentement ses droits, d'un trajet en avion, des questions politiques de l'après-guerre, de l'élaboration d'une pièce de théâtre -Le Comte Osterland-, de ses contacts humains et des leçons qu'il en tire moralement ou intellectuellement, on retrouve dans ces notes à l'écriture nerveuse, aiguë, élégante, une température de grand écrivain, une ironie constante une curiosité passionnée faite de patiente et de lucidité.

  • Nouvelle édition en 1990

    1 autre édition :

  • Les incendies se multiplient dans la ville.

    Monsieur B. - petit industriel enrichi par une lotion capillaire dont il a licencié l'inventeur - fulmine contre cette insécurité grandissante, mais il ne sait pas refuser d'héberger dans le grenier de sa villa un repris de justice, puis un second, qui bientôt y stockent des bidons d'essence, des détonateurs, des mèches. C'est à Monsieur B. lui-même qu'ils demandant finalement des allumettes, et il les leur fournit.
    Car sa peur de l'incendie est encore moins grande que sa peur d'avouer qu'il a peur, et sa mauvaise conscience plus forte que ses " bons " ou mauvais sentiments.
    L'universalité de cette " parabole " sur la démocratie libérale suit sa création à la radio (1955) puis au théâtre (1958), elle a connu une centaine de mises en scène dans sa version originale, et encore autant dans le monde entier. Entre-temps, son " modèle " n'a fait que gagner encore en actualité et en efficacité.

  • Don Juan ne s'intéresse aux femmes que très peu.
    Il ne comprend pas ce qu'elles lui veulent. Sensuel, il leur cède souvent. Mais il est trop sérieux pour se laisser prendre au mensonge de l'amour. Seule la géométrie rigoureuse, son monde transparent l'attirent. Il mettra donc en scène sa propre damnation, pour mieux trouver la paix, loin des dames de Séville, auprès de la duchesse et prostituée Miranda. Et il rira de voir les littérateurs inventer, de son vivant, le mythe de don Juan.

  • Andorra

    Max Frisch

    À la fois cruelle, drôle et bouleversante, Andorra est une mise en lumière des mécanismes sournois de la haine et de l'exclusion. Un portrait acide et sans concession de ces « petites gens » qui les attisent et les propagent mais aussi de ceux qui en deviennent les victimes expiatoires. Écrite en 1961, la pièce est un formidable appel à la vigilance, à la résistance, au refus de l'obéissance aveugle et résonne encore aujourd'hui de toute sa vérité.

  • Questionnaires

    Max Frisch

    Max Frisch, après ses études et des voyages en Europe centrale, est devenu architecte comme son père et l'est resté pendant quinze ans. En 1942, il dessine une piscine publique construite au centre de Zürich, le Letzigraben, rebaptisée aujourd'hui Max-Frisch-Bad. Il publie son premier roman en 1948, puis des pièces de théâtre. A partir de 1955, il se consacre exclusivement à son oeuvre d'écrivain et publie entre autres Homo Faber (1961), Montauk (1975), L'homme apparaît au quaternaire (1979).

    Ces 250 questions sont extraites de son Journal (1966-71) et s'organisent autour de figures centrales et compatibles telles que le mariage, les femmes, l'espoir, l'humour, l'argent, la propriété... Elles n'appellent aucune réponse.

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