• Teppogge, le gardien de l'Ombril, s'inquiète. De plus en plus de personnes se défont de leurs ombres, ils n'en veulent plus, elles les encombrent. Même l'homme à la mallette est prêt à payer pour se débarrasser de la sienne parce qu'elle lui fait trop d'ombre ! Découragé, Teppoge abandonne l'Ombril à une nouvelle gardienne. Il partira avec huit ombres, ses préférées. Pour elles, il fondera Le cirque des ombres qui connaîtra un grand succès. Tout va pour le mieux. Jusqu'à ce que l'homme à la mallette revienne.

  • Cendi a onze ans et rêve de vivre jusqu'à 117 ans. Avant d'y parvenir, elle doit fuir son pays en guerre et prendre le risque de se noyer en voyageant dans de vieux rafiots. Grâce à sa capacité à vivre sous l'eau, en apnée pendant de longues minutes, Cendi réchappe à un naufrage. Lorsqu'elle e réveille, elle a la surprise de se retrouver dans une station sous-marine. Une vieille muette la regarde ainsi qu'un jeune garçon. Pas si jeune, en fait, le garçon. Immortel. A partir de 8 ans.

  • Idaïs et luan sont jeunes et ensemble ils ont découvert l'amour.
    Mais c'est la guerre et ils ne font pas partie du même camp. une nuit, malgré les éclairs de l'orage et des bombes, ils décident de se rejoindre sur le pont.
    De chaque côté du pont, ils attendent le moment propice. luan assailli par des voix, chercher la force de rejoindre celle qu'il aime ; idaïs fait retentir sa voix à elle, plus forte que la guerre. pourront-ils conjurer les légendes des amants maudits ?.

  • Deux soeurs jumelles, Léonie et Noélie, se retrouvent une nuit sur les toits d'une grande ville pour contempler à leurs pieds les feux orangés d'un incendie qu'elles ont déclenché. Léonie apprend les derniers mots d'un dictionnaire, Noélie joue au funambule. Aucune raison d'avoir peur. Elles sont fortes, elles sont deux, elles sont une. Combien de temps encore ? A partir de 10 ans.

  • Le pays de rien a son roi qui, comme tous les rois, fait des guerres et veille sans cesse au bon ordre de son royaume.
    Mais ses guerres à lui sont étranges. il chasse les cris, les larmes, les couleurs, les soupirs, les rêves et les enferme dans des cages. peu à peu, tous désertent son royaume. tous, sauf sa fille qui ne supporte plus d'être héritière du pays de rien. un jour, elle se révolte contre son père bien-aimé. grâce à un garçon.

  • Dans un pays composé d'une multitude de royaumes, un futur roi s'entraîne. Il est interrompu par le faiseur de couronnes qui lui remet la sienne. Or, elle est en toc. Qu'importe, l'essentiel est d'être roi, il sera donc le roi Toc. Il est aussi dérangé par un jeune garçon qui cherche son grand-père, un roi lui aussi, mais qui demeure introuvable. Normal, c'était le roi de Rien.

  • Paco se promène dans un bien étrange pays où il rencontre une jeune femme qui se jette dans les flots en hurlant de joie, un âne qui lui mord les fesses, son fils Uriel qui lui apparaît pour lui annoncer qu'il est très grand et qu'il peut se passer de lui, une petite fille qu'il ne connaît pas et qui lui demande s'il accepte d'être son père. Paco est perplexe. Où est-il ? Que lui arrive-t-il ? Quelles décisions doit-il prendre ? Et s'il décidait tout simplement de vivre ? Pas si simple, justement.

    Un âne s'approche et mord les fesses de Paco.
    PACO : Aïe ! Abruti !
    L'ÂNE : C'est juste une petite morsure d'âne, aux fesses, pour la bienvenue. Et encore, je n'ai pas insisté. Faut dire qu'il y a peu à mordre, mais il y a.
    PACO : Un âne !
    L'ÂNE : Je suis le seul habilité à venir vous rendre visite, Paco.
    PACO : Charmant. Je déteste les ânes et je les bouffe. J'ai déjà mangé des raviolis d'âne.
    L'ÂNE : Bonne mémoire !
    PACO : Qu'est-ce que vous avez dit ?
    L'ÂNE : Bonne mémoire.
    PACO : Mordez-moi encore.

  • Noam a eu un accident.
    Depuis, il ne peut plus marcher et il s'ennuie.
    Son destin n'a pas été très gentil avec lui. mais est-ce qu'il le connaît, vraiment ?
    Justement, voici qu'un jour un petit bonhomme frappe très fort dans sa tête. stupéfait, noam le voit apparaître devant lui. il s'appelle camino, le destin de noam. commence alors une aventure extraordinaire oú il sera question de chemins, de rivières, de chantiers, de rencontres avec une clandestine et des destins maffieux ! au bout du voyage, noam a changé.

    Nathalie papin a mené pendant plusieurs années un travail de recherche et de création autour du spectacle jeune public. depuis, elle se consacre avec succès à l'écriture. chacune de ses pièces fait l'objet de diverses mises en scène partout en france et aussi à l'étranger.

  • Nathalie Papin aime se poser des questions. Comment, après une école de mime, en est-elle venue à écrire du théâtre ? Comment fait-on quand on est un enfant pour se tenir confiant et solide devant des adultes qui vous empêchent de trouver votre propre chemin ? C'est si difficile de mourir ? Et de vivre ? Peut-on refaire le monde et se refaire soi-même ? Ce sont ces questions et beaucoup d'autres qu'elle explore dans ses pièces, et comme elle aime la fantaisie, elle le fait dans un abécédaire. à l'envers.

    Première confidence : Mon premier échec, c'est de n'avoir pas réussi à apprendre le dictionnaire par coeur quand j'étais enfant.
    J'avais 10 ans. J'avais honte parfois de manquer de mots et j'avais décidé de prendre le taureau par les cornes : les connaître tous.

    Nombre de personnages : 1 à autant que souhaité

  • Yole tam gue

    Nathalie Papin

    Quelque part, une guerre s'achève et on ne voit plus rien sinon un désert et, dans ce désert, un trou, et de ce trou sortent des enfants.
    Ils sont seuls au monde, comment survivre ? ils décident de se séparer et de rapporter chacun quelque chose : un nuage, des fourmis, des graines et même une montagne. un arbre marcheur et une chanson les accompagnent dans leur quête.


  • ard vit dans son atelier oú il fait d'étranges expériences afin de construire un monde parfait.
    le chiffre quatre est son préféré. par exemple, il a séquestré quatre enfants, il a construit un damier à quatre cases, quatre trappes, et une chaise à quatre pieds sur laquelle il se fait porter. aux enfants, il demande deux choses : lui raconter des histoires parce que nul ne peut vivre sans histoires. mais les raconter sans jamais rire, parce qu'il est convaincu que le rire est très dangereux. si les enfants n'obéissent pas, couic, ils disparaissent dans les trappes.
    pourquoi ard a-t-il si peur de rire ? parce que le ridicule tue.

  • Le monde s'écroule autour de Celui qui reste. L'Autre ne s'en émeut guère, Ils sont trois : Celui qui reste, L'Autre et Le Type. Il y aura aussi un oiseau, un goura bleu.

    Celui qui reste regarde le monde s'écrouler autour de lui. L'Autre ne s'en émeut guère, il va et vient, disparaît. Autour d'eux, il ne reste plus rien qu'une plume de goura trouvée par Celui qui reste comme une promesse de vie.

    Surgit un troisième personnage : Le Type, un être de violence à l'état brut. Qui isole encore plus Celui qui reste, qui veut partir de l'autre côté, avec L'Autre. Mais de l'autre côté, que trouvent-ils ?

    Aussi la maladie, la dévastation, l'amour et les gouras. Mais, malgré son corps de plus en plus meurtri, Celui qui reste change. Il réussit à tenir seul, à résister au Type. À peut-être mieux aimer ?

    Magnifique métaphore de notre monde - du courage aussi -, puissance de l'écriture au cordeau, Tenir s'articule en quatre parties : Rester, Bouger, S'envoler, S'ininterrompre, qui marquent le chemin suivi par Celui qui reste.

    Personnages - Celui qui reste, toujours là.

    - L'Autre, pas toujours là. L'Autre est Celui qui compte beaucoup pour Celui qui reste.

    Le Type, souvent là. Celui qui casse tout et qui veut tout avoir. Il veut tout posséder, même la mort, il veut la posséder... Rien n'est humain chez lui mais c'est un humain.

  • Debout

    Nathalie Papin

    Victor découvre un jour au cimetière un petit garçon caché au fond d'un trou.
    Il a dix ans, il est battu par sa mère et il veut mourir. victor le convainc de sortir et le baptise debout. plus tard, il l'emmène au cimetière des gitans oú par une porte on accède à un lieu oú l'on peut rencontrer d'autres mères.
    Debout fera ce long voyage, seul. des mères, il en verra de toutes sortes : reine vertical, mère jardin, mère araignée, mère porte, mère bijou.
    Mais pourra-t-il en choisir une ?.


  • l'habitant de d'escalier.
    après avoir longtemps cherché, zénoï est devant l'escalier des sept marches des grands secrets. à la septième marche, il y a l'habitant de l'escalier. il n'est pas décidé à l'aider. elle doit y arriver toute seule. et une fois qu'on a monté la première marche, on ne peut plus reculer. le partage. devant une classe silencieuse, surgit un drôle de professeur qui n'a pas un cartable, mais une valise. il n'enseigne pas l'histoire ou la géographie, ou le français ou les mathématiques.
    non, sa matière à lui, c'est le désastre. et ce n'est pas facile à enseigner.

  • Leur nom sent le souffre et le sang ! Messaline ou Agrippine, illustrent, à l'extrême, l'indépendance acquise par les femmes sous l'Empire.
    Entre la sage matrone admirée par tous et la dévergondée qui n'a pas froid aux yeux, la femme romaine est incroyablement diverse. Alors Suivons-la, pas à pas, de sa naissance à son mariage (ou son divorce !), du lever du jour à la réception du soir en passant par les thermes, accompagnons-la au théâtre, dans ses visites à ses amies et en vacances dans la baie de Naples. Découvrons comment elle est éduquée, comment elle se soigne, ou, plus gaiement, comme elle se pare. Les femmes de la Rome antique peuvent consacrer des heures à leur toilette, elles raffolent des parfums, des onguents, des cosmétiques, des coiffures les plus sophistiquées et dépensent parfois des sommes folles pour une tunique taillée dans la meilleure étoffe.
    Dressons enfin le portrait de quelques " tempéraments ", des femmes vertueuses dont la sagesse est passée à la postérité, des princesses avides de pouvoir, des femmes d'affaires qui se font construire des immeubles à Pompéi ou encore d'authentiques monstres, comme la terrible Locuste, celle par qui le poison arrive.
    Voilà bien le paradoxe de la femme romaine, officiellement inférieure, elle est néanmoins partout, indispensable.

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