• Publié pour la première fois dans la revue«Autrement», ce livre réunit des contributions de Pascal Bonafoux, Jacques Cellard, Pierre Charras, etc. pour offrir une réflexion sur la durée, sur le rythme des choses, le souvenir des dimanches passés où le temps s'écoule lentement, la confrontation des familles à elles-mêmes.

  • L'intime

    Nicole Czechowski

    Au coeur de la vie privée, proche mais différent (y a-t-il réellement intimité au sein du cercle familial ?), l'intime.
    La frontière floue entre soi et le monde, l'espace à préserver contre les agressions. Le corps, le sexe, l'amour, la maison, l'imaginaire, la mémoire.. tout ce qui est complicité avec soi-même, le silence, le non-sens, le hors-circuit. Ambiguë, l'intimité est aussi simulacre, fausse profondeur ou fausse pudeur pour " séduire " l'autre, le faire rêver, l'inviter à violer cet espace. De l'intimité-moi protégé au marché des intimités-nous exhibées, c'est le triomphe du spectacle, de la communication à tout prix, des complicités " branchées ".
    Paradoxalement, la menace n'est plus la promiscuité mais la transparence !
    " Comme on a redécouvert la quotidienneté au moment où l'Histoire commençait à battre de l'aile, on redécouvre aujourd'hui l'intime, car le reste fait défaut ", souligne Jean Baudrillard. Néo-romantisme, nouvelle affectivité, quête des valeurs perdues... tout est repris en main par les médias. "Il ne s'agit plus d'intimité, d'amour, mais de leur modèle.
    Dans ce monde refait " à l'image de... ", il y a des images mais pas d'imaginaire ", ajoute-t-il. Du corps à corps avec l'intime fait de récits personnels où chacun lève un coin du voile -le mystique, le comédien, le voleur... -, aux témoignages d'analystes, de médecins, de créateurs, de journalistes débusqueurs d'intime, cet ouvrage parcourt les lieux où il se cache, où il s'exhibe. Un livre transparent pur un sujet opaque.

  • La mere

    Nicole Czechowski

    On lui dresse des statues, on bâtit des empires à son adoration, on la glorifie, on lui attribue la moindre névrose, on l'accuse de tous les maux psychiques, on dit Oedipe, on dit marie, on la tatoue sur le bras des soldats, on l'oppose à la femme, à l'homme, à l'enfant, on l'encense, on l'engueule.
    On dit qu'elle change, qu'elle change le monde. que rien ne sera plus comme avant, maman. la mère : images, symboles, réalités variées.

  • Meres et fils

    Nicole Czechowski

    Mère et fils, sujet brûlant s'il en est, parcourent la littérature, les mythes, la psychanalyse et bien d'autres domaines.
    On a choisi ici d'éviter l'approche théorique pour entrer dans cette histoire qui se dérobe. Mères et fils prennent des chemins de traverse. De cette relation passionnelle, fondée sur l'interdit, comment parler sans impudeur ? Quelle est la place du père entre les lignes de ce couple paradoxal ? Pourquoi les fils ont-ils tant de mal (de peine) à parler de leur mère alors que ces dernières prennent volontiers le risque ? À travers témoignages et récits, les auteurs répondent indirectement certains par la métaphore, d'autres par l'ironie ou bien par l'humour...
    À chacun sa façon de prendre ses distances. Maladie d'amour faite d'ambiguïté, d'excès, de possession, de rejet, de rupture, de plaisirs quotidiens et de grand bonheur. En fait, presque une histoire simple... Les mots tissent une étoffe dense, rugueuse et douce mais l'énigme demeure.

  • Deuils

    Nicole Czechowski

    • Pluriel
    • 7 Avril 2004

    Le deuil, c'est évidemment la perte d'un être cher, mais aussi les multiples formes de renoncement et d'oubli auxquelles nous sommes contraints. La vie est une succession de séparations par lesquelles on ne cesse de grandir et nous ne sommes construits que de ces manques. A chaque instant, on meurt à soi-même, à l'autre, au monde. Comment assumer le deuil, la perte, sans être dans le déni ou l'infidélité ? Telle est la question explorée dans ces pages, à travers de nombreuses situations comme la perte de la langue maternelle, la rupture avec un parti politique, ou encore l'éloignement de la jeunesse.
    Pour faire son deuil, il faut le vivre. Or notre société a progressivement renoncé aux rituels institués, si utiles pourtant pour socialiser l'épreuve de la perte. Désormais, chacun doit assumer la rupture et garder la mémoire pour lui-même, en individu autonome.

    Avec André Comte-Sponville, Raoul Girardet, Jacques Hassoun, Julia Kristeva, Claude Llabres, Antoine Spire, Paul Virilio, ...

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