• La grande voyageuse que fut Odette du Puigaudeau a consacré sa vie au Sahara occidental, mais c'est parmi les marins et la population des îles bretonnes que l'aventure a commencé pour la fille de Ferdinand du Puigaudeau, peintre de l'école de Pont-Aven et ami de Gauguin. En 1944, elle décide de rassembler dans «Grandeur des îles» ses notes et articles rédigés douze ans plus tôt sur Ouessant, Groix, l'archipel de Molène et Sein, autant de "fragments d'humanité amenés là par quelque rude et mystérieux hasard".

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  • On imagine mal ce qu'était le pays des Maures en cette année 1933 où deux jeunes femmes du meilleur monde, parties à bord d'un langoustier breton à voiles rousses, se laissent volontairement débarquer sur la grève de Port-Étienne (aujourd'hui Nouadibhou) pour se perdre dans les sables. Ni mission officielle, ni subventions, peu d'argent, presque aucun bagage : les voilà qui se lancent à dos de chameau sur des pistes inconnues (elles parcourront de la sorte plusieurs milliers de kilomètres), dans une contrée où les militaires français eux-mêmes osaient à peine patrouiller. Ces vastes solitudes mal pacifiées étaient pour l'essentiel au pouvoir des pillards locaux, guerriers ombrageux qui n'acceptaient de vivre qu'à la fortune de leurs rezzou - et qui avaient la réputation d'occire sans un mot d'explication les étrangers assez fous pour s'aventurer sur leurs terres. Contre toute attente, ils offriront aux deux téméraires l'accueil réservé aux braves, et lieront bientôt avec elles les liens de la plus étroite amitié. Il faut lire Pieds nus à travers la Mauritanie (le livre-culte qui fit découvrir, en 1936, Odette de Puigaudeau) à la fois comme un chant d'amour et comme un avertissement : le désert en effet, sous la plume inspirée de cette femme (comme sous celle de T.E. Lawrence ou d'Isabelle Eberhardt), se révèle être le repaire ultime de la beauté, et le lieu par excellence où s'inscrit et se ressource notre fragile liberté.

  • Le sel du désert

    Odette du Puigaudeau

    • Libretto
    • 14 Octobre 2005

    en 1937, odette du puigaudeau et son amie marion sénones s'aventurent dans l'une des zones les moins explorées du sahara central, sur la piste des dernières caravanes de sel.
    chaque année l'azalaï, qui regroupait plus d'un millier de chameaux, quittait la région de tombouctou pour gagner, droit, au nord, la dépression de taoudeni, célèbre depuis
    l'antiquité pour ses salines : soit 2 000 km de trajet
    aller et retour, dans la partie la plus déserte du grand désert. un livre qui en son temps avait fasciné le jeune théodore monod. et l'un des classiques absolus de la littérature du désert.

  • En 1936, Odette du Puigaudeau se voit confier une mission d'exploration au Sahara occidental. Son itinéraire: les pistes du Grand Sud en direction de l'Adrar mauritanien, la découverte du Tagant (bastion mythique de la civilisation maure, aux portes du Grand Désert); puis cap à l'est jusqu'à Tombouctou sur le Niger et retour au Maroc en suivant l'ancienne piste du Sel. Le voyage durera près de quinze mois, dont un long séjour au Tagant, où elle étudie et partage la vie des tribus maures. Au total, près de six mille kilomètres à dos de méhari.


  • une fois de plus, après avoir couru " pieds nus à travers la mauritanie ", mlle odette du puigaudeau et son " double ", marion sénones, avaient donné rendez-vous à l'aventure dans l'adrar mauritanien oú la grande foire des dattes attire les nomades.
    elles l'ont rencontrée, telle qu'elles la souhaitaient, " avec son visage dur, ses menaces et ses dons ". température de fournaise, " fumée d'incendie craquant sous les dents " des vents de sable, dunes en folie, oú se perd la piste ; menace du rezzou qui peut à tout instant surgir, de l'insolation qui foudroie, de la fièvre qui anéantit ; supplice de la soif qui lentement vous vide et fait trouver une enviable saveur à n'importe quelle mare au " goût pittoresque de cadavre ".
    ces jeunes fanatiques du libre espace n'ont pas cru payer trop cher la merveilleuse liberté qui monte des horizons vides, l'allégresse de la vie intense, d'indépendance totale, la frénétique jouissance de la lutte et l'ivresse de la difficulté vaincue qui font l'envoûtement du désert. si vous lisez ce livre, vous y admirerez des pages d'ardentes couleurs, des traits de moeurs curieux ou savoureux, de belles histoires (pas toutes pour jouvencelles), des types amusants ou peu rassurants; " un aspect ou un autre, fugitif, peut-être illusoire, de l'âme maure ", et ces femmes " douces, gaies, charmantes et puériles ", regrettées " comme une seule amie aux mille visages ".



  • la route de l'ouest, c'est cette voie unissant les deux rives du grand désert, trait d'union entre l'afrique noire et l'afrique blanche, parcourue dès les premiers siècles de notre ère par les nomades berbères, maîtres du trafic trans-saharien.
    la route de l'ouest, c'est aussi le " trick-lemtouni " suivi au xie siècle par les futurs almoravides partant à la conquête du maghreb et de l'andalousie. c'est au xve siècle la route des nouveaux conquérants arabes venus du nord, les béni hassan. a l'orée du xxe siècle, cette même artère voit passer cheikh ma el-aïnin, le chef prestigieux de la résistance saharienne à la pénétration française et espagnole.
    route du commerce, des conquêtes, des idées. c'est dans cette longue mémoire du peuple du désert que nous plonge le récit d'odette du puigaudeau, la route de l'ouest. l'ouvrage, illustré de dessins de marion sénones et publié en 1945, retrace l'épopée de leur exploration de 1937 qui se déroule d'abord du sud marocain à l'adrar mauritanien. ensuite, elles gagneront le tagant puis descendront sur tombouctou pour se joindre à l'azalaï et cheminer avec cette grande caravane jusqu'aux mines de sel de taoudeni.
    au terme de 6 500 kilomètres de piste, les deux exploratrices retrouvent les confins algéro-marocains, un an plus tard. nomadisation dans la brousse, sous les tentes, avec les chameaux, en toutes saisons, par le chaud, le froid, le sec et le vent de sable, séjours sédentaires dans les ksour anciens. odette du puigaudeau nous offre un vivant tableau des hommes et des choses du sahara si cher à son coeur.


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