• Les architectes sont-ils nuls ? Beaucoup le pensent.
    Devant le spectacle affligeant de la Bibliothèque nationale de France, la désolation des quartiers sur dalle, comme Montparnasse ou Euralille, la prétention du ministère des Finances, la pesante médiocrité de l'Opéra Bastille, les quartiers de barres et de tours. on ne peut que faire chorus avec la foule.
    Pourtant le jugement est expéditif. L'architecte est un bouc émissaire facile. Il y a d'autres coupables : maires mégalomanes, entreprises déficientes, juridiction écrasante, pots-de-vin, inculture des maîtres d'ouvrages et poujadisme du public.
    Faut-il pendre les architectes ? dresse le constat sévère d'un système qui n'en finit pas de produire des erreurs monumentales. Les architectes qui s'en sortent n'en sont que plus méritants. On peut se pendre à leur cou.

  • Arnys et moi

    Philippe Trétiack

    Avant de faire la une de la presse avec l'affaire des costumes de François Filon, Arnys fut une marque mythique de vêtements masculins plébiscitée par les élites françaises. Intellectuels, artistes, hauts fonctionnaires et membres du gouvernement, tous aimèrent s'y croiser pour y refaire le monde entre deux essayages. De 1933 à 2012, l'histoire de la maison reflète ainsi l'évolution des moeurs de la société tout entière.
    Créé par des émigrés juifs russes, Arnys a traversé l'Occupation, les Trente Glorieuses, les années quatre-vingt et la gauche caviar. Philippe Trétiack est lui-même issu de cette émigration juive mais si sa famille oeuvra dans la confection elle n'y connut ni gloire ni succès, à la différence des fondateurs d'Arnys. En tissant les histoires de ces deux familles, il déploie avec humour et lucidité le foisonnant portrait d'une épopée française.

  • Quinze ans après la publication de Faut-il pendre les architectes ?, document punch au succès non démenti, Philippe Trétiack propose 56 histoires qui sont autant de règles d'architecture. Ces textes, tantôt loufoques, poétiques, durs ou exotiques, nous embarquent autour du monde, de l'Iran à la Chine, de Beyrouth à Rio, des îles grecques au Texas. On est pris sous le feu de snippers à Abidjan, on admire une sensuelle danseuse du ventre au Caire, on est précipité dans des émeutes à Buenos Aires, on participe à une course infernale en side-car de compétition à Roissy, ou on assiste à la traversée de Moscou par le président Poutine. Manuel de globe-trotter et de déconstruction menée à cent à l'heure, L'Architecture à toute vitesse fait de l'irrévérence une vertu, et transforme l'architecture en une réflexion sur le monde et son absurdité.
    Chaque texte s'achève par une morale très « trétiackienne », contenue dans une règle d'architecture simple et paradoxale :

    - En architecture, la compétition phallique continue.
    - Le patrimoine est à l'architecture ce que le film en costume est au cinéma.
    - Architecture contemporaine + jet-lag = 4eme dimension.
    - La puissance maléfique de certaines architectures ne doit pas être négligée.
    - On peut sortir Jean Nouvel du Lot-et-Garonne, mais on ne sortira jamais le Lot-et-Garonne de Jean Nouvel.

  • Un livre sur Ibox, nouveau bâtiment qui revisite les standards de l'immobilier de bureau : flexible, circulant, mixte, ouvert sur le monde, technologique, adapté aux nouveaux modes de travail, offrant des espaces de convivialité et de collaboration connectés et conforme aux grands standards internationaux. Un livre d'architecture illustré, associant textes critiques, entretiens et une riche iconographie faisant découvrir le nouvel objet architectural majeur du quartier de la gare de Lyon à Paris.

  • Peut-on survivre sans honte dans la Roumanie d'après Ceausescu ? Que s'est-il passé à Bhopal ? Pourquoi le Salvador est-il le pays le plus criminogène au monde ? Qui est Freddie Balnecci ?

    Un homme pressé parcourt la planète. Reporter dans un magazine, il voyage pour répondre aux questions que l'on se pose, et à celles que l'on préfère éviter. Car la vraie question, celle qui ne le lâche plus, concerne le sentiment croissant d'être un imposteur. Comme si son métier comportait une part d'illégitimité. Une zone d'ombre. Un angle mort qui fausserait tout.

    C'est cette zone d'ombre qu'il doit maintenant explorer. Pour y parvenir, il lui faudra d'abord retrouver tous ceux - informateurs bénévoles, témoins anonymes, interprètes, chauffeurs de taxi intrépides, « fixeurs » et parfois même victimes des pires sévices - qui l'ont aidé à faire son travail, et que tout le monde a oubliés.

    De notre envoyé spécial est le roman de ces inconnus.

    Philippe Trétiack leur donne la parole.

  • Avec une maquette faisant la part belle à l'illustration (documents inédits, reprises en vignettes des catalogues anciens, des publicités, photos des collections, etc.), le livre raconte l'aventure de cette entreprise particulièrement novatrice (importation de meubles du design scandinave dans les années 1960, création du système de franchise, etc.), mais aussi et surtout les changements qui ont marqué nos sociétés et bouleversé nos modes de vie au quotidien. Pour ne citer que deux exemples : la généralisation de la télévision (dans les années 1970) qui a réorganisé le salon autour du canapé ; l'engouement pour les résidences secondaires (dans les années 1980) qui a provoqué la redécouverte des meubles de style « régional ».

  • Qui mieux que Warhol peut symboliser l'Amérique des années 60 ? En quelques années, l'enfant terrible de l'underground new-yorkais devient le porte-parole de l'art moderne américain dans le monde, en empruntant à l'Amérique tous ses codes, ses mythes et ses symboles.

  • S'il vous arrivede téléphoner au volantde crépiter du fax et du portablede vous brûler les doigts dans le micro-ondesd'écraser l'accélérateurd'être pris d'exaltation subitede vous inquiéter des modes, des looks, des tendancesde courir du matin au soirde sauter d'un TGV dans un aviond'avoir une, deux ou plusieurs liaisons en même tempsne cherchez plus : vous êtes un Agité.
    Est-ce grave ?
    Non, car si l'agitation est une drogue, notre maladie fin de siècle, c'est aussi une source d'intense jubilation.
    Ce Traité de l'agitation ordinaire est un guide à l'usage de tous ceux qui brûlent d'un trop-plein d'énergie.C'est un hymne à l'ivresse, au mouvement, au swing, au style derviche.
    Philippe Trétiack est grand reporter à Elle. Essayiste, il est l'auteur, entre autres, de la Vie blindée (1992) et de l'Amérique de Warhol (1997).

  • Des cercles dans une clairière, un jeu d'enceintes et de seuils, des parcours fluides aux échappées multiples, un lieu spirituel et serein pour des moments de recueillement.
    Le crématorium de Rennes Métropole est un bâtiment singulier qui parle de la mort et s'adresse aux vivants. Il a été dessiné par les architectes de Plan0l. Ce collectif se consacre exclusivement à des sujets " ouverts ", rétifs à la norme, des sujets qui sont parfois orphelins comme celui des espaces funéraires. Ce livre est un portrait en creux, une succession de cartes blanches offertes à deux photographes et un auteur.

  • Révélé par son aménagement du restaurant Korova à Paris et par le design du vase Trois-roses pour Baccarat, il construit des bâtiments en France (bibliothèque centrale de prêt de Carcassonne, centre de long séjour de Hénin-Beaumont, le Centre d'animation de la place des Fêtes, dans le 19e arrondissement), en Europe (restructuration de la Bourse de Budapest et de la tour Orco à Varsovie.) et au Japon (immeuble TUR à Tokyo, maison de quartier Sora à Shiki). Les réalisation de Christian Biecher sont aussi très appréciées dans l'univers chic et cher de la mode :
    Harvey Nichols à Hong-Kong et Dublin ; Fauchon, l'épicerie fine, à Paris comme à Pékin ; Jacques Fath àHong Kong et Séoul ; Pierre Hermé rue de Vaugirard, entre autres.

  • Porté par une nécessité de reconquête urbaine, le vaste projet "Ville-Port" de la Ville de Saint-Nazaire comprenait l'étape clé suivante : un nouveau lieu de spectacle implanté au coeur de l'ancienne gare ferroviaire et de la base sous-marine. Ce sont Karine Herman et Jérôme Sigwalt, de l'agence K-architectures, qui ont imaginé ce théâtre dans l'ancienne zone industrielle.

    Le projet a dû relever le défi de concilier une architecture du Second Empire et un parti pris résolument contemporain. De son environnement immédiat, de son histoire industrielle, le théâtre puise une matière et un langage. Le béton est élevé au rang de matériau ultime et souverain et permet la masse minérale monolithique du bâtiment principal, évoquant celle de l'ancien bunker. Son aspect passe du lisse au ciselé, et une empreinte florale le lie au classicisme de la gare et aux théâtres romantiques. L'entrée du site est aujourd'hui cadrée par les vestiges de l'ancienne gare, deux pavillons liés d'une arcade pour un bâtiment tout en élégance et en contraste à découvrir absolument.

    Ce nouvel ouvrage des éditions Archibooks revient sur les étapes du projet, les aspects architecturaux, économiques et sociaux du théâtre de Saint-Nazaire et sur les liens entre les différentes périodes historiques et architecturales du site où il s'est implanté. L'équipe d'architectes a livré pour l'édition du Théâtre de Saint-Nazaire de nombreux éléments iconographiques (photographies, visuels de maquettes, étapes de chantier, etc.) et s'est prêtée aux entretiens recueillis par l'auteur, comme les autres acteurs du projet.

  • Mégalomania

    Philippe Trétiack

    Mégalomanie: excès, folie, splendeur, vulgarité... La mégalomanie est un travers qui se répand, une attitude politique, dangereuse mais flamboyante. Vieille comme le monde, la mégalomanie est plus que jamais de notre temps car révélatrice d'un fantasme universel. Elle signe notre époque où le show off, le m'as-tu-vu, le "moi d'abord" sont érigés en valeurs et en philosophie. Megalomania l'extravagance comme un défi.

  • A less-expensive version of Yann Arthus-Bertrand's classic aerial photographic tribute to Paris.

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