Langue française

  • Monographie de l'artiste par lui-même, accompagnant ses oeuvres (photographies, sculptures géantes, installations) de citations ou d'explications sur leur genèse ou leurs interprétations.

  • Autoportrait

    Jean-Pierre Raynaud

    Rétrospective de la vie de l'artiste à travers ses oeuvres, qu'il commente brièvement.

  • Aphorismes

    Jean-Pierre Raynaud

    Observateur implacable, au fil des jours, le plus souvent en prenant son petit déjeuner, Jean-Pierre Raynaud, livre sur des post-it, les réflexions d'un plasticien profondément marqué par le cours de sa vie, de son oeuvre, mais aussi de son moi intime, social voire politique.
    Ces aphorismes, extrêmement concis et fragmentés, rendent compte de manière fulgurante de la pensée de Raynaud et permettent de prendre la mesure de ses engagements tant esthétiques que personnels.
    Ainsi, il interroge, au quotidien, les valeurs symboliques d'une société, de plus en plus soumise aux diktats du marché de l'Art, à l'appauvrissement des valeurs culturelles, qui l'invitent, sans nostalgie aucune, à un repli sur soi tout en stimulant son alacrité.

  • Après avoir détruit sa maison/oeuvre/laboratoire en céramique blanche de Garches, Jean-Pierre Raynaud a exposé au CAPC-musée d'Art contemporain de Bordeaux les gravats, telles des reliques, dans des poubelles métalliques en usage dans les blocs opératoires. Pour lui, en effet, l'oeuvre d'art est un but et son unique raison d'être. " Le but n'est pas de faire des oeuvres d'art, il est de vivre l'oeuvre d'art comme un but ".
    " En 23 ans, la maison a connu cinq stades successifs. Et je tenais beaucoup à en assurer moi-même les métamorphoses. Quand j'ai pris conscience, en 1988, qu'elle était réellement terminée, cela a été un choc terrible, comme l'aboutissement d'une recherche, la fin d'une vie. Je n'ai pas voulu accepter que ma relation avec elle prenne fin, aussi, durant quatre ans, j'ai réfléchi sur le sens de cette " oeuvre " qui m'échouait comme si je devais en être le gardien jusqu'à ma mort. J'ai réalisé qu'étant unique elle méritait plus d'audace et d'égard que cette architecture parfaite, figée qu'elle était devenue - ce qui est le propre des objets d'art -, il me fallait lui faire subir un sort exceptionnel, digne d'elle. Je décidai de la métamorphoser, de l'emporter ailleurs, de lui faire vivre une expérience absolue. Pour cela, elle devait se soumettre à une ultime transformation : la démolition ". Jean-Pierre Raynaud, 1993.
    Extrait du film de Michel Porte qui retrace l'aventure de la Maison, ses divers stades jusqu'à la démolition.

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