Langue française

  • L'art à perpétuité

    Jean-Pierre Raynaud

    • Jannink
    • 1 Septembre 2017

    Compilation manuscrite de sentences éloquentes de Jean-Pierre Raynaud dévoilant une facette méconnue de sa personnalité et de son rapport à l'art.

    « Je ne suis pas fou » déclarait Jean-Pierre Raynaud en 2006 à l'occasion de l'incroyable vente aux enchères de quatre-vingt de ses oeuvres. Si on a pu dire de son oeuvre qu'elle était froide et clinique, ce sont le doute, l'intimité et le paradoxe qui habitent L'Art à perpétuité, livrant ainsi une facette méconnue de sa personnalité. Dans ce livre, il dévoile, par des phrases éloquentes, ses perceptions et critiques du monde de l'art, ses pensées intimes et ses visions de la société. Amour, existence, désenchantement et même technologies comptent au nombre des thématiques abordées. Entre passion et scepticisme, Raynaud affirme son rapport à l'art et à son fonctionnement contemporain. Dénué de toute prétention pédagogique, le sens des phrases est laissé à la libre interprétation du lecteur afin qu'il les remette par lui-même en perspective avec le travail de l'artiste.

    Egalement disponible en édition limitée accompagnée d'une oeuvre originale.

  • Monographie de l'artiste par lui-même, accompagnant ses oeuvres (photographies, sculptures géantes, installations) de citations ou d'explications sur leur genèse ou leurs interprétations.

  • Autoportrait

    Jean-Pierre Raynaud

    Rétrospective de la vie de l'artiste à travers ses oeuvres, qu'il commente brièvement.

  • Après avoir détruit sa maison/oeuvre/laboratoire en céramique blanche de Garches, Jean-Pierre Raynaud a exposé au CAPC-musée d'Art contemporain de Bordeaux les gravats, telles des reliques, dans des poubelles métalliques en usage dans les blocs opératoires. Pour lui, en effet, l'oeuvre d'art est un but et son unique raison d'être. " Le but n'est pas de faire des oeuvres d'art, il est de vivre l'oeuvre d'art comme un but ".
    " En 23 ans, la maison a connu cinq stades successifs. Et je tenais beaucoup à en assurer moi-même les métamorphoses. Quand j'ai pris conscience, en 1988, qu'elle était réellement terminée, cela a été un choc terrible, comme l'aboutissement d'une recherche, la fin d'une vie. Je n'ai pas voulu accepter que ma relation avec elle prenne fin, aussi, durant quatre ans, j'ai réfléchi sur le sens de cette " oeuvre " qui m'échouait comme si je devais en être le gardien jusqu'à ma mort. J'ai réalisé qu'étant unique elle méritait plus d'audace et d'égard que cette architecture parfaite, figée qu'elle était devenue - ce qui est le propre des objets d'art -, il me fallait lui faire subir un sort exceptionnel, digne d'elle. Je décidai de la métamorphoser, de l'emporter ailleurs, de lui faire vivre une expérience absolue. Pour cela, elle devait se soumettre à une ultime transformation : la démolition ". Jean-Pierre Raynaud, 1993.
    Extrait du film de Michel Porte qui retrace l'aventure de la Maison, ses divers stades jusqu'à la démolition.

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