• Il semble que Pepys n'ait eu d'autre désir que de se montrer respectable et qu'il ait tenu un journal pour montrer qu'il ne l'était pas, disait Stevenson. Samuel Pepys, haut fonctionnaire de l'Amirauté, écrivit son journal de 1660 à 1669. C'est un document inestimable sur les premières années de la Restauration en Angleterre. Cromwell meurt en 1658 et, deux ans plus tard, le fils du roi décapité est couronné sous le nom de Charles II. Commence alors une période marquée par une grande réaction contre le puritanisme. Pepys est un grand bourgeois respectable et comblé, mais son journal - insoupçonné de ses contemporains - révèle un autre personnage, viveur, jouisseur, ingénu et cynique, curieux de tout, de la Cour comme de la ville.
    Source incomparable de renseignements sur la vie à Londres au XVIIe siècle, le Journal de Samuel Pepys présente avec vigueur, pittoresque et drôlerie, le portrait d'un ineffable excentrique.

  • Great fire of london, the

    Samuel Pepys

    'With one's face in the wind you were almost burned with a shower of Firedrops' A selection from Pepys' startlingly vivid and candid diary, including his famous account of the Great Fire Introducing Little Black Classics: 80 books for Penguin's 80th birthday. Little Black Classics celebrate the huge range and diversity of Penguin Classics, with books from around the world and across many centuries. They take us from a balloon ride over Victorian London to a garden of blossom in Japan, from Tierra del Fuego to 16th century California and the Russian steppe. Here are stories lyrical and savage; poems epic and intimate; essays satirical and inspirational; and ideas that have shaped the lives of millions. Samuel Pepys (1633-1703). The Diary of Samuel Pepys: A Selection is available in Penguin Classics

  • Joys of excess, the

    Samuel Pepys

    As well as being the most celebrated diarist of all time, Samuel Pepys was also a hearty drinker, eater and connoisseur of epicurean delights, who indulged in every pleasure seventeenth-century London had to offer.


    Whether he is feasting on barrels of oysters, braces of carps, larks' tongues and copious amounts of wine, merrymaking in taverns until the early hours, attending formal dinners with lords and ladies or entertaining guests at home with his young wife, these irresistible selections from Pepys's diaries provide a frank, high-spirited and vivid picture of the joys of over-indulgence - and the side-effects afterwards.


    Throughout the history of civilization, food has been more than simple necessity. In countless cultures, it has been livelihood, status symbol, entertainment - and passion. In the GREAT FOOD series, Penguin brings you the finest food writing from the last 400 years, and opens the door to the wonders of every kitchen.

  • Pendant dix ans, samuel pepys a tenu un journal intime qui fait de lui un des grands moralistes de la littérature mondiale.
    Sans le moindre préjugé, il observe l'humaine condition dans ce qu'elle a de grand et de petit. aux considérations historiques, il mêle, comme montaigne, des remarques assez triviales, sur sa santé ; au souvenir du culte dominical, celui de ses envies.
    Le 23 avril 1661, il assiste au couronnement de charles ii : " le roi en robe d'apparat, tête nue splendide. [. ] lorsque la couronne fut placée sur sa tête, il s'éleva une grande clameur.
    [. ] mais j'avais une telle envie de pisser que je sortis un peu avant que le roi n'eût achevé toutes ses cérémonies. " le 31 octobre 1663 : " la peste fait rage à amsterdam, et nous craignons qu'elle ne commence ici ; dieu nous en préserve ! le turc avance rapidement sur les terres de l'empereur, et les princes ne parviennent point à s'accorder sur la manière de le combattre. quant à moi, je suis en assez bonne santé maintenant, [.
    ] mais je n'ai pas fait une bonne selle de manière naturelle. " presque tous les dimanches, il va à l'église : " j'ai écouté un bout de sermon qui m'a plu, mais la cohue était telle que je ne pus demeurer. aussi suis-je allé au cygne où j'ai baisé la fille et bu. " cet anglican bon teint, ce grand commis a un fort penchant pour les femmes. souvent, il quitte une réunion pour une belle. " ce matin, on discute d'un projet de loi présenté par richard temple, pour contraindre le roi à convoquer les chambres.
    [. ] je me rendis à la taverne du chien, et vis venir à moi doll lane, nous prîmes un verre ensemble, et elle me dit qu'elle est ma valentine ; je me mis à tocar sa cosa et j'aurais pu faire tout ce que yo voudrais, mais il n'y avait que des chaises dans la salle, aussi ne fûmes-nous pas en mesure para hazer algo " (18 février 1668). ainsi va la vie.
    Robert kopp.

  • Contemporain de louis xiv, samuel pepys (1633-1703) fut un des grands personnages de l'histoire d'angleterre.

    Secrétaire du conseil de l'amirauté, il a fait de son pays la première puissance maritime. sa carrière est exemplaire : élève au collège saint-paul à londres, étudiant à cambridge, employé au ministère des finances, puis de la marine, où il gravit rapidement tous les échelons. il voit le couronnement de charles ii (1661), la grande peste de londres (1665) et le grand incendie (1666). sa fidélité à jacques ii lui vaut d'être incarcéré quelque temps pour intelligence avec la france.
    En 1690, il publie les mémoires sur l'état de la marine royale, avant de prendre sa retraite dans la campagne anglaise.
    Ainsi pourrait se résumer la vie de ce grand commis - n'était son journal, qui a fait dire à robert louis stevenson : " il semble que pepys n'ait eu d'autre désir que de se montrer respectable et qu'il ait tenu un journal pour montrer qu'il ne l'était justement pas. " en effet, de 1660 à 1669, pepys a tenu un journal secret, codé par endroits, dans lequel il consignait événements historiques et bonnes fortunes personnelles avec une parfaite impertinence.
    En août 1665, l'angleterre est en guerre avec la hollande, la peste ravage londres, et pepys note, sous la date du 6 : " jour du seigneur. habillé, me fis coiffer par ma jeune servante, avec laquelle, je le confesse, je sum demasiado affectueux, nuper podendo saepe mes mains in su dos choses de son poitrine. mais il faut que je laisse ça, de crainte de subir alguno grand désagrément. " plus de 3 000 pages manuscrites, découvertes un siècle après la mort de l'auteur et publiées de façon très incomplète jusqu'à une date récente.
    La première édition intégrale (en anglais) ne date que de 1970. c'est ce texte, dix fois plus volumineux que tous les extraits qui ont paru en français, que nous proposons ici.
    Robert kopp.

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