• En 1976, la première édition de ce livre fit grand bruit : le géographe Yves Lacoste y fustigeait la « géographie des professeurs », apparue au XIXe siècle en Allemagne et en France et progressivement devenue un discours idéologique masquant l'importance stratégique et politique de toute réflexion sur l'espace. Mais surtout, Yves Lacoste montrait qu'existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la « géographie des états-majors », ensemble de représentations cartographiques et de connaissances rapportées à l'espace constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes.

  • Atlas géopolitique

    Yves Lacoste

    • Larousse
    • 20 Février 2013

    Un traitement de l'information par grands pays et par grands types de problèmes (islamisme, points chauds...), une centaine de cartes et de nombreux diatopes (superposition de différents plans).

    Une édition actualisée en fonction des derniers événements majeurs : le « printemps arabe » et ses répercussions, le conflit en Lybie, les élections présidentielles en France et aux Etats-Unis, la crise de la dette et de l'euro, l'Iran, la Syrie, etc.

    Pour être en prise avec l'actualité, mise à jour des cartes et des données chiffrées, mais également intégration de nouveaux diatopes (sur le « printemps arabe » par exemple) Grâce à une approche historique l'Atlas géopolitique permet de mieux comprendre les enjeux actuels.

  • Il est le père de la géopolitique française et aussi de la géostratégie. Il est le fondateur de la mythique revue Hérodote. Yves Lacoste est l'un des plus grands noms de la géographie contemporaine, dans la lignée d'un Paul Vidal de Lablache même si leurs terrains de recherche furent différents.
    Né au Maroc en 1929, fils d'un géologue qui lui apprend la curiosité des pierres et du terrain, il perd cette figure paternelle si marquante pour sa vocation alors qu'il est un jeune adolescent. Il commence donc des études de géographie pour le goût de la géologie et sa vie lui donnera des pères d'adoption et intellectuels, le premier étant Pierre George, grand géographe communiste, professeur à l'école des sciences politiques, qui lui permettra d'écrire son premier « Que sais-je » sur les pays sous développés. En effet, dans les années 1950 et 1960, la géographie est marquée par l'émergence des pays sous-développés, la fin des colonisations et les guerres idéologiques (notamment la guerre froide). On ne peut donc faire de géographie sans évoquer la politique.
    Curieux du monde, Yves Lacoste est un géographe aventurier, kesselien. Il court en Afghanistan, à Cuba, au Vietnam, en Afrique, notamment à Ouagadougou où il s'intéresse aux populations touchées par les maladies tropicales, car la géographie peut aider aussi la médecine. Mais Yves Lacoste demeurera un homme libre, en dehors des chapelles idéologiques et universitaires. Il sera le premier à concevoir la géographie comme « un art de la guerre ».
    Ses mémoires sont passionnantes tant sur le plan personnel que scientifique. Ils sont le témoignage d'un esprit rebelle et en même temps d'une grande précision. Ce livre nous permet à la fois de comprendre l'essence de la géographie, les écoles françaises qui l'ont animée tout au long du XXème siècle et nous permet de mieux appréhender notre géographie contemporaine si bouleversée.

  • - Une approche historique permettant de mieux comprendre les enjeux actuels. - Un traitement par grands pays et par grands types de problèmes (islamisme, points chauds...). - De nombreux encadrés factuels (chronologie, chiffres) et des cartes Cinq parties : 1. Qu'est-ce que la géopolitique ? 2. Une hyperpuissance en difficulté : les Etats-Unis 3. La géopolitique des grandes nations : Europe, Russie ; Chine, Inde ; Japon ; Brésil 4. Les points chauds du monde : Méditerranée ; Proche Orient ; Asie centrale ; Afrique subsaharienne ; Balkans 5. Les enjeux de la géopolitique : démographie, pétrole, eau, alimentation...

  • Les mots qui nous permettent de comprendre le monde sont aussi ceux du géographe. De la géopolitique à la contemplation des paysages, la géographie aujourd'hui permet de penser l'espace vécu, de décrire les lieux parcourus, de saisir l'environnement, d'appréhender la mosaïque culturelle planétaire, de décrypter les conflits et rivalités de territoires. Le géographe apporte son regard en complément de celui de l'historien, du sociologue, de l'anthropologue, du géologue, de l'économiste, du politologue... Les idées et les représentations géographiques s'expriment par de nombreux termes. Si beaucoup d'entre eux sont d'origine relativement récente et viennent de diverses sciences, il ne faut pas négliger des mots tout à fait familiers qui sont très anciens mais qui sont encore aujourd'hui fondamentaux. Ce sont ceux qui désignent de grands types de paysages : montagne, forêt, fleuve, ville, mer, îles, etc.`uvre de géographe, cet ouvrage a bien évidemment le souci des dimensions et des sous-ensembles : une rivière relève d'un autre ordre de grandeur qu'un ruisseau, une tribu n'est pas une ethnie... Actuel et vivant, il décrit de nombreux termes en mouvement : le territoire, la guerre, le développement, la mondialisation, mais aussi la nation, l'indépendance, l'environnement, la liberté. Aller d'un mot à un autre au gré des centres d'intérêt, comparer, cheminer, associer, combiner... ce dictionnaire permettra à chacun de se créer son propre parcours. Il est destiné autant à ceux qui utilisent quotidiennement le vocabulaire géographique qu'à ceux désirant découvrir une terre nouvelle.Yves Lacoste, universitaire, fondateur et directeur de la revue Hérodote, est l'une des personnalités marquantes de la géographie française contemporaine. Lauréat du Prix Vautrin Lud du Festival international de la Géographie de Saint-Dié en 2000, il a publié de nombreux ouvrages dont le Dictionnaire de géopolitique, (Flammarion, 1995), La Légende de la Terre (Flammarion, 1995), L'eau des hommes (Le Cercle d'art, 2001).

  • Une étude devenue classique de l'oeuvre du grand historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1406), précurseur de l'histoire des civilations et grand théoricien de la science historique

  • La forte présence en France de ressortissants d'anciennes colonies est le principal paradoxe de ce que l'on appelle désormais la question post-coloniale. Dans le cas de l'Algérie en particulier, on aurait pu penser que les combattants d'une longue et douloureuse guerre d'indépendance ne voudraient plus avoir de liens avec l'ancienne métropole. Or de nombreux patriotes sont venus, après 1962, rejoindre de ce côté-ci de la Méditerranée des Algériens déjà installés pour des raisons économiques et qui n'entendaient pas rentrer chez eux. Les uns et les autres sont devenus majoritaires dans les « grands ensembles » qui avaient été bâtis pour des Français à la périphérie des villes au cours des années 1960 et 1970.Depuis trente ans, ces « grands ensembles » ou ces « cités » sont le lieu d'émeutes déclenchées par des « jeunes » d'origine immigrée victimes de discriminations et du chômage. Souvent ces « jeunes » ne savent ni ne comprennent pourquoi ils sont nés en France et pourquoi leurs pères et leurs grands-pères se sont établis dans un pays qu'ils avaient âprement combattu. Leur sentiment de déracinement se double d'une fréquente ignorance des circonstances dans lesquelles leur patrie a autrefois été conquise et mise sous tutelle. Ils ne connaissent pas toujours non plus les débats et les conflits qui ont pu diviser les mouvements pour l'indépendance.Afin d'éclairer la lanterne des ex-colonisés comme des ex-colonisateurs et de clarifier cette très complexe question post-coloniale, Yves Lacoste propose une analyse géopolitique et un récit historique. Analyse géopolitique pour décrire les rivalités de pouvoir qui ont facilité les entreprises européennes (notamment la traite des esclaves), récit historique pour comprendre le déroulement des conquêtes puis des luttes de libération. Cette démarche se veut une contribution à l'apaisement des malentendus, des ressentiments, des rancoeurs.

  • Une présentation d'un des enjeux majeurs dans les vingt prochaines années : l'approvisionnement des populations, la gestion des flux, le traitement et la répartition des ressources...

    Yves Lacoste, géographe et historien, est l'instigateur de la réflexion géopolitique en France depuis vingt-cinq ans. Né au Maroc où il a passé son enfance, il a été professeur à Alger (1952-1955) et a contribué à la lutte des Algériens pour leur indépendance. Il a donné à la revue de géographie et de géopolitique qu'il dirige depuis 1976 le nom du premier grand historien et géographe grec, Hérodote, dont les Enquêtes étaient, il y a vingt-cinq siècles, déjà de la géopolitique.

  • L'eau des hommes

    Yves Lacoste

    C'est en fonction des besoins des hommes, avec leurs techniques et leurs traditions différentes selon les pays qu'il faut envisager les problèmes de l'eau, plus graves au plan mondial qu'on ne le croyait jusqu'alors.
    En effet, d'ici vingt-cinq ans, malgré le ralentissement de la croissance démographique, on passera de 6 à 8 milliards d'êtres humains avec des villes de plus en plus gigantesques alors que de graves changements climatiques dus à l'" effet de serre " risquent de se faire sentir, notamment l'extension des zones arides, y compris en Europe. Or les grandes civilisations agricoles ont avec l'eau des rapports très différents surtout en matière d'efficacité et il faut tenir compte la faiblesse des moyens des pays du Tiers-Monde.
    Mais c'est aussi dans l'intérêt même des hommes et des femmes de ces pays qu'il est utile de retracer l'évolution des problèmes de l'eau dans un pays comme la France. Il faut rappeler le rôle des municipalités dans ce que l'on peut appeler sans exagération " la révolution hydraulique ", c'est-à-dire l'extension parallèle des réseaux d'eau potable et des égouts. Cette révolution dont les conséquences culturelles et sanitaires furent considérables est contemporaine de la " révolution industrielle " mais aussi du développement de la démocratie.
    En matière d'adduction d'eau et d'assainissement, le cas français est particulièrement original et intéressant. Il se caractérise en effet par l'ancienneté et l'efficacité des contrats que nombre d'entre elles - à la différence de la plupart des municipalités européennes - ont, depuis plus d'un siècle déjà, passé avec des entreprises privées dont deux sont aujourd'hui à la tête des firmes mondiales pour le traitement et la distribution de l'eau.

  • Il faut quelque audace aujourd'hui pour rappeler la clameur de Valmy, car _ à droite comme à gauche _ il n'est pas politiquement correct de parler de la nation (on préfère invoquer la République): à l'heure de Maastricht, ce serait une idée dépassée. On craint aussi et surtout de faire écho aux slogans des nationalistes à propos de l'immigration.

    C'est justement pour ne pas laisser cette idée-force aux mains de l'extrême droite dans une conjoncture lourde de dangers qu'Yves Lacoste a entrepris une approche nouvelle de l'idée de nation.

    C'est une idée géopolitique parce qu'elle pose _ en France et ailleurs _ des problèmes de territoire, de langue, de pouvoir; elle s'est transformée depuis deux siècles en fonction des rivalités de la droite et de la gauche et des points de vue que l'on porte sur l'histoire. Il existe plusieurs visions implicites de la nation, et il faut tenir compte des différents courants identitaires, notamment de la présence de quatre millions de musulmans: ils sont pour la plupart nés en France et eux aussi parlent le français.

    C'est parce que s'accélèrent les effets de la mondialisation et que se mettent en place les pouvoirs financiers de l'Union européenne, mais aussi parce que s'aggravent les phénomènes d'exclusion et que se propagent des mouvements xénophobes qu'il est plus que jamais nécessaire de se soucier de la nation. Il est urgent qu'une conception historique évolutive l'emporte sur des slogans dangereux pour la démocratie et le développement de notre pays. Le destin de cette idée géopolitique fondamentale qu'est la nation n'est assurément pas terminé.

    Yves Lacoste, géographe, spécialiste de géopolitique, est professeur à l'université de Paris-VIII. Il est le fondateur et le directeur d'Hérodote, revue de géographie et de géopolitique, et a dirigé les trois volumes de Géopolitiques des régions française (Fayard, 1986).

  • De l'Antiquité à nos jours, l'homme a découvert peu à peu sa planète, depuis les mythes jusqu'aux explorations et aux images satellites. Il doit maintenant protéger la Terre de lui-même. C'est toute cette évolution que raconte et décrit le géographe Yves Lacoste.

  • L'eau va devenir un des problèmes majeurs de la planète dans les prochaines vingt-cinq années. La population mondiale aura alors augmenté de deux milliards d'individus, principalement dans les régions les moins équipées d'un point de vue hydraulique. L'approvisionnement des populations, la domestication des flux, le traitement et la répartition des ressources sont à la croisée de la technologie et de la politique. Cet ouvrage apporte au lecteur les clés nécessaires pour comprendre cet enjeu fondamental qu'est l'eau. En sept chapitres : - Les batailles de l'eau - Les grands changements au XXe siècle - Progrès techniques et environnement - L'eau et l'agriculture - L'eau des villes - Les enjeux géopolitiques - Les perspectives Yves Lacoste, géographe et historien, est un des grands spécialistes de la géopolitique en France. Fondateur et directeur de la revue Hérodote, professeur émérite des universités, il est l'auteur de nombreux ouvrages.

  • Plus de 1500 articles consacrés à des territoires, des régions, des villes, des concepts, des techniques, des évènements et 250 cartes schématiques dont le rôle est de mettre en valeur les caractéristiques qui sous-tendent une lecture géopolitique du monde et permettent la compréhension de son évolution historique. A jour au 1er juillet 1995.

  • Dans cette nouvelle édition entièrement revue et actualisée de Géopolitique, la longue histoire d'aujourd'hui, l'auteur utilise cette intuition comme clef de lecture du monde actuel : il propose une approche originale des grands enjeux de notre temps, en les reliant les uns aux autres à travers la superposition de cartes des différentes régions à différentes échelles.
    Dans quel contexte géopolitique Barack Obama est-il devenu le 44e président des Etats-Unis et le Zef président noir de ce pays ? Quelles peuvent être les répercussions de cette élection sur la politique américaine au Proche et au Moyen-Orient, plus particulièrement en Irak, en Afghanistan et au Pakistan ? Comment expliquer l'expansion actuelle des mouvements islamistes ? La crise financière mondiale de 2008 ? Quelle sera la position de la France au sein de l'Union européenne ou dans l'OTAN qu'elle vient de réintégrer ? Quelles solutions envisager face aux récents conflits sociaux dans les DOM-TOM ?...
    Chacune de ces situations est éclaircie, commentée, analysée au regard d'une évolution dans le temps. Le lecteur peut ainsi mieux comprendre les intérêts, les points de vue et les réactions de leurs peuples et de leurs dirigeants. Plus de 150 cartes, spécialement conçues dans une optique géopolitique, permettent de visualiser le propos de l'auteur, avec des effets de " zoom " et des successions spatiales ou historiques.
    Un ouvrage percutant, rigoureux et vivant pour comprendre ce qui se joue et se décide derrière les conflits d'aujourd'hui.

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