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Les petits matins
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L'agriculture malade de ses coûts
Matthieu Calame, Christian Mouchet, Bernard Del'homme
- Les petits matins
- Essais
- 29 Octobre 2025
- 9782363834539
Trois ingénieurs agronomes analysent la crise agricole sous un angle original : ce ne sont pas les règles européennes et les bas prix qui tuent les agriculteurs, mais l'agro-industrie, qui les rend dépendants du machinisme et des intrants chimiques.
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Climat : Les énergies de l'espoir
Cédric Philibert
- Les petits matins
- Essais
- 16 Octobre 2025
- 9782363834492
Un expert de l'énergie et du climat bat en brèche les objections à l'encontre de la transition énergétique, qu'elles proviennent des négateurs du dérèglement climatique ou de la mouvance écologiste. Il l'affirme : les solutions sont là, mais il n'y a plus de temps à perdre !
Les énergies du soleil et du vent sont déployées de plus en plus rapidement à travers le monde. Parvenues à un sommet, les émissions de CO
2 - gaz à effet de serre à l'origine du dérèglement climatique - vont enfin reculer, lentement d'abord, puis plus rapidement.
L'étape suivante, c'est d'utiliser cette électricité verte, dont le potentiel est quasi illimité, pour chasser le pétrole, le charbon et le gaz des bâtiments, des usines et des transports. Pour le ciment, les avions et certaines émissions de l'agriculture, ce sera difficile et coûteux, mais pas impossible.
En parallèle, il faudra mettre en oeuvre des politiques incluant la sobriété. Mais celle-ci ne saurait constituer à elle seule une alternative crédible à la transition énergétique. Prétendre imposer la décroissance aux peuples du monde ne pourrait que les dresser contre le changement et en faire des proies faciles pour les populismes.
L'auteur démonte ici les principales critiques adressées aux solutions techniques disponibles dès à présent : les énergies renouvelables et l'électrification. Qu'elles viennent des défenseurs des énergies fossiles, des partisans de la décroissance ou des fanatiques du nucléaire, ces remises en cause de la transition énergétique n'ont d'autre effet que de la retarder davantage et d'accroître les dangers du dérèglement climatique. -
Qui aurait pu prédire ? Leçons de dix ans de politiques écologiques depuis l'accord de Paris
Marine Braud
- Les petits matins
- Essais
- 6 Novembre 2025
- 9782363834577
Dix ans après la COP21 et les accords de Paris, qu'est ce qui a changé ? Le pouvoir politique n'a pas pris la mesure de l'urgence écologique, quelques mesures appliquées maladroitement ont suscité un grand sentiment d'injustice et de rejet (Gilets Jaunes, révolte des agriculteurs) et la transition écologique est devenue la bête noire des populistes.
Fine connaisseuse de ces sujets, Marine Braud a été aux premières loges des grandes négociations de cette dernière décennie. Elle livre ici son témoignage : comment continuer à militer en terrain hostile, pourquoi faut-il absolument prendre la mesure de la déconnexion entre nos dirigeants et les réalités de terrain ? Comment changer la donne pour lutter efficacement contre le changement climatique sans exclure personne ? Elle propose un plaidoyer pour une transition plus inclusive ainsi que des solutions concrètes, telle une « Sécu verte » pour accompagner tous les Français face aux nouveaux risques climatiques. -
Mécanique de la solidarité agricole : Le récit méconnu des Cuma
Collectif
- Les petits matins
- Essais
- 5 Juin 2025
- 9782363834386
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et dans le sillage du Conseil national de la Résistance, le monde agricole a su s'organiser sous une forme bien connue des agriculteurs : les coopératives d'utilisation de matériel agricole (Cuma).
Ce livre nous conte l'histoire des Cuma, depuis l'idée qui les a fait naître jusqu'au quotidien de celles et ceux qui s'entraident via le partage de machines, mais aussi de savoir-faire et de main-d'oeuvre. Au sein de ces petits collectifs défilent les grandes transformations de l'agriculture, des dynamiques associatives et du paysage agricole.
Au fil du récit, la parole est donnée à des agriculteurs, bien sûr, mais aussi à des syndicalistes, à un ancien ministre, à un sociologue, etc. Loin des discours misérabilistes ou défensifs, une agriculture humaine est là, silencieusement à l'offensive. Elle pourrait bien constituer une partie de la solution à la crise agricole. -
Sauver la bio pour sauver l'agriculture
Claude Gruffat
- Les petits matins
- Essais
- 22 Août 2024
- 9782363834102
Un état des lieux de l'agriculture biologique et de son potentiel en termes de transition écologique et alimentaire, à l'heure d'une grave crise du secteur agricole français.
Tout plaide aujourd'hui en faveur de l'agriculture biologique : les dangers avérés des pesticides pour la santé et l'environnement ; un système productiviste à bout de souffle qui favorise quelques sociétés financières mais étrangle la majeure partie des agriculteurs ; une crise climatique qui nous enjoint de changer urgemment de modèle de production et de consommation.
Telle est la conviction de Claude Gruffat. D'un " Tour de France de la bio " qui a duré dix mois, il a rapporté de nombreux témoignages de terrain. Du champ à l'assiette en passant par les circuits de distribution, le secteur entier est passé au crible, mettant en lumière, sur tout le territoire, des initiatives " qui marchent ".
Développer la bio dans la restauration collective, en finir avec les labels trompeurs, produire une communication plus inclusive, délivrer une éducation alimentaire à l'école, mieux former les futurs agriculteurs, favoriser la constitution de filières locales, réguler le prix du foncier, prioriser l'installation en bio, encadrer les marges de la grande distribution... Autant de pistes accessibles pour mener à bien une véritable transition agricole et alimentaire - mais qui nécessitent un soutien public à la hauteur des enjeux. -
Sortie de route. En finir avec la voiture individuelle
David Belliard, Agnès Michel
- Les petits matins
- Essais
- 22 Août 2024
- 9782363834126
Un manifeste argumenté et pugnace sur un sujet ultra-sensible : la réduction de la place de la voiture individuelle dans nos vies.
Depuis à peine un siècle, la voiture individuelle s'est imposée dans notre vie quotidienne, et avec elle toute une idéologie. Si ce système a attisé le sentiment de liberté et permis une plus grande facilité de déplacement, il a aussi des conséquences catastrophiques : pollution de l'air, bruit, bétonnage des terres agricoles, émissions de carbone, embouteillages, morts sur les routes, etc.Pourtant, évoquer ne serait-ce qu'une diminution de la place de la voiture, c'est prendre le risque d'ouvrir un débat virulent. C'est se voir accusé tour à tour d'attenter aux libertés individuelles, de faire la chasse aux pauvres et aux petits artisans, de tuer des emplois et même de s'attaquer à la grandeur du pays ! Les auteurs démontent un à un ces arguments. La supposée liberté masque un faisceau de contraintes qui ne cesse de s'accroître ; les plus modestes sont les premiers perdants du système du tout-voiture; l'industrie automobile détruit désormais plus d'emplois qu'elle n'en crée...Pourtant, des alternatives existent et peuvent être développées, notamment en s'inspirant de modèles étrangers qui ont fait leurs preuves : le train, bien sûr, en ville comme à la campagne, les mobilités plus douces ou collectives, l'autopartage ou encore d'autres formes d'organisation de nos territoires, qui renoncent aux zones commerciales à dix kilomètres des centres-villes et permettent de tout faire à pied ou presque ! -
Éoliennes, pourquoi tant de haine ?
Cédric Philibert
- Les petits matins
- Essais
- 2 Mars 2023
- 9782363833747
Un expert de l'énergie et du climat examine et bat en brèche les nombreuses critiques adressées aux éoliennes. Il montre l'absolue nécessité de l'éolien aujourd'hui pour mener à bien la transition énergétique.
Les éoliennes ont mauvaise presse. On les accuse de dévaster les paysages, de tuer les oiseaux et les vaches, de bétonner les terres, de coûter cher aux contribuables, de polluer (recyclage, utilisation de terres rares)... et même de favoriser l'usage des énergies fossiles, en raison de leur "intermittence". Ces accusations soutiennent généralement un plaidoyer en faveur d'une forte relance du nucléaire, énergie décarbonée. Tous ces arguments, Cédric Philibert les passe au crible de nombreuses données chiffrées. Il apporte ainsi des réponses documentées aux interrogations légitimes du public, mais pourfend également une vaste entreprise de désinformation, une coalition d'intérêts économiques ou purement politiques.
Non, la variabilité du solaire et de l'éolien ne constitue pas une réelle difficulté ; oui, on peut quadrupler la puissance des éoliennes en France sans entraîner un désastre écologique ; non, elles ne sont pas ruineuses pour les finances publiques, elles y contribuent même au-delà des investissements réalisés... Enfin, le parc nucléaire vieillit et les nouveaux réacteurs envisagés ne produiraient rien avant 2035 au mieux. Si nous n'accélérons pas le développement de l'éolien et du solaire, nous ne pourrons pas tenir nos engagements pour le climat, ni décarboner notre économie, et nous paierons notre énergie de plus en plus cher. -
Le 6e numéro de la revue
Propos croise les réflexions de plusieurs auteurs sur les résistances à la destruction du vivant.
Écologie ou barbarie : poser ce débat permet de figurer la recomposition politique à l'oeuvre dans le monde entier. Croiser les réflexions de plusieurs auteurs et autrices sur le potentiel politique de l'écologie face aux totalitarismes invite à saisir la complexité du moment où s'affrontent des intérêts antagonistes et se creusent des inégalités vertigineuses. L'accentuation du dérèglement climatique et la raréfaction des ressources aiguisent les appétits impérialistes qui désavouent le droit international et jettent les populations dans la guerre.
Après une décennie porteuse de quelques avancées, en France et en Europe, le retour en arrière sur les lois et mesures écologiques les plus emblématiques est le symptôme de cette polarisation entre obscurantisme et progressisme.
Les tensions dans le monde se font chaque jour plus violentes, tandis que les aspirations à un autre projet de société grandissent, à l'heure où l'extrême droite gagne du terrain en Europe et en France, sur le plan des idées comme de l'accès aux responsabilités.
Face au versant " barbarie ", il y a le versant " écologie ". L'écologie politique porte cette dimension de concorde et d'union pour une planète vivante.
Elle dessine un projet à même de faire rêver et de poser véritablement les jalons d'une société juste et durable, en s'appuyant sur la science, en mobilisant la jeunesse, en bouleversant le droit, en renversant les dominations, en ringardisant la performance, en réinventant la chose publique - indispensableres publica à la source de l'État gouverné pour l'intérêt général. Mais aussi en tirant les leçons de l'histoire pour se projeter dans l'avenir et résister.
Les contributeurs de ce numéro développent ici les potentiels politiques, historiques, organisationnels, voire utopiques de l'écologie pour porter haut son projet, à travers les thèmes majeurs de la bataille culturelle que sont l'éducation, le service public, la sécurité, la justice, etc. -
90 degrés n.1 : faire face ensemble à l'effondrement
Collectif
- Les petits matins
- 90 Degrés
- 26 Août 2021
- 9782363833082
Pour un changement de CAP radical , écologique et solidaire.
Créé en 2007 sous l'impulsion de Pierre Rabhi et quelques proches, le mouvement Colibris se mobilise pour la construction d'une société écologique et solidaire, où le vivant est au coeur de chacune de nos décisions.
Notre mouvement se base sur la philosophie suivante : nous pouvons toutes et tous faire notre part en nous engageant dans une démarche de transition à la fois individuelle et collective. Aujourd'hui, il nous semble également nécessaire d'engager un changement d'échelle, dans lequel transition écologique et justice sociale sont indissociables, et d'aller l'expérimenter dans les territoires avec tous les acteurs qui les composent.
Ainsi, pour y contribuer, nous nous sommes donné pour mission d'inspirer, de relier et de soutenir les individus, les collectifs et les territoires afin d'engager notre société dans un changement de cap à 90° : radical et systémique.
Parce que nous avons la conviction qu'ensemble, nous pouvons écrire l'histoire que nous voulons vivre, nous souhaitons contribuer à l'émergence de ce nouveau récit racontant la transition écologique et sociale que des milliers de personnes inventent déjà chaque jour, et donner envie à toutes les autres de rejoindre l'aventure. C'est avec cette ambition, un peu folle, que nous vous présentons 90°, la revue pourpenser et raconter ce changement de cap.
Dans chaque numéro, consacré à un sujet essentiel de notre vie quotidienne, nous allons mettre en lumière de nouvelles façons de vivre, de travailler, de faire société, de penser et d'agir.
Comme une invitation au voyage... -
Pourquoi la voiture électrique est bonne pour le climat
Cédric Philibert
- Les petits matins
- Essais
- 21 Mars 2024
- 9782363834034
Un expert de l'énergie et du climat examine et bat en brèche les nombreuses critiques adressées aux véhicules électriques. Il montre la nécessité de l'électrification des voitures et des poids lourds pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique.
Un livre en partenariat avec l'Institut Veblen pour les réformes économiques.
Pour préserver le climat et la santé des populations, l'Union européenne a décidé d'interdire le moteur thermique pour les voitures neuves en 2035. Depuis, la bataille fait rage. Au-delà des campagnes de désinformation qui polluent le débat, les questions sont nombreuses et légitimes. La voiture électrique est-elle réellement écolo ? Sera-t-elle abordable pour le plus grand nombre ou réservée aux riches? Pourra-t-on encore partir en vacances en famille? Y aura-t-il des bornes et de l'électricité pour tout le monde? Les constructeurs européens sont-ils menacés par l'industrie automobile chinoise ? Et les poids lourds, pourra-t-on les électrifier aussi ?
Cédric Philibert répond ici à toutes ces questions. Il montre que le bilan CO2 des véhicules électriques, lié au déploiement des énergies renouvelables, est bien meilleur qu'annoncé, qu'on n'est pas près d'épuiser les métaux entrant dans la fabrication des batteries et que l'industrie européenne, au milieu du gué, perdra tout si elle recule devant le passage à l'électricité, inéluctable.
Bien su?r, la mobilité, c'est plus que la voiture : il faut aussi davantage de transports en commun, de vélo, de fret ferroviaire... Mais la voiture électrique est indispensable à la réduction des gaz à effet de serre, de la pollution atmosphérique et de notre dépendance au pétrole importé. Oui, elle est bonne pour le climat ! -
Pour une économie de la réconciliation : faire de l'ESS la norme de l'économie de demain
Jérôme Saddier
- Les petits matins
- 7 Avril 2022
- 9782363833365
La crise à grande échelle que nous vivons est révélatrice d'échecs et d'insuffisances, d'inégalités sociales et environnementales, voire de menaces stratégiques. Pour y faire face, l'économie sociale et solidaire (ESS) propose son pouvoir de transformation. Elle contribue à l'alternative nécessaire pour innover et entreprendre en faveur d'une économie qui fonctionne à l'énergie citoyenne, centrée sur des besoins d'intérêt collectif, engagée dans la résorption des inégalités et la transition écologique.
Plus encore, l'ESS est à l'avant-garde des mutations que doit engager le monde des entreprises, dans toutes ses composantes, pour pouvoir assumer un rôle plus politique, au service de la cité. Les structures de l'ESS, entreprises à finalité démocratique, à utilité sociale et environnementale, peuvent essaimer dans toute la société.
Il est temps que l'ESS joue pleinement son rôle en tant qu'économie de la réconciliation, clé d'une société plus apaisée : réconciliation entre des enjeux, des contraintes, des aspirations et des intérêts divers. Elle doit pour cela prendre conscience de sa capacité d'entraînement et de sa force. Ses acteurs trouveront dans cet ouvrage des raisons de faire des choses plus grandes qu'eux-mêmes.
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« écologie et révolution », pacifier l'existence : André Gorz/Herbert Marcuse, un dialogue critique
Christophe Fourel, Clara Ruault
- Les petits matins
- 10 Mars 2022
- 9782363833273
Juin 1972 : André Gorz, penseur et journaliste connu sous le pseudonyme de Michel Bosquet, organise à Paris un colloque intitulé « Écologie et révolution ». Parmi la liste des intervenants, une « star américaine », Herbert Marcuse, fer de lance de la nouvelle gauche encore tout auréolé de l'immense succès qu'a rencontré sa pensée auprès de la jeunesse occidentale révoltée.
À une époque où l'écologie n'est encore qu'un sujet de préoccupation secondaire, Gorz et Marcuse font figure de pionniers. Partant l'un comme l'autre du constat qu'exploitation de la nature et aliénation de l'être humain vont de pair, ils se rejoignent dans la remise en cause de la grille d'analyse du marxisme orthodoxe, pétrie de productivisme, renouvelant ainsi la critique de la société industrielle avancée. Cette confluence intellectuelle, dont ce livre retrace les étapes-clés, constitue l'une des contributions essentielles à l'émergence de la matrice doctrinale de l'écologie politique, ouvrant la voie vers une pacification de l'existence.
Dans la première partie de cet ouvrage, Christophe Fourel et Clara Ruault réinscrivent la rencontre d'André Gorz et Herbert Marcuse dans l'histoire de la pensée critique. La seconde partie se compose de textes d'André Gorz relatifs à Marcuse, de leurs interventions respectives lors du colloque de 1972 ainsi que d'un long entretien inédit. -
Propos n.5 : Écologie ou barbarie
Collectif, Frederic Kalfon, Claire Monod
- Les petits matins
- Propos
- 14 Août 2024
- 9782363834065
Le 5e numéro de la revue Propos croise les réflexions de plusieurs auteurs sur le potentiel politique de l'écologie contre les totalitarismes.
" Écologie ou barbarie " : une réalité politique d'une actualité criante à l'heure où l'extrême droite s'installe en Europe et en France, sur le plan des idées comme de l'accès aux responsabilités.
Le socle des idéaux républicains se délite sous les coups de boutoir de la recomposition géostratégique mondiale, les dérives néolibérales et productivistes exacerbent les inégalités, lesquelles engendrent cette colère qui se traduit de plus en plus par une aspiration autoritaire, voire un recours à la violence. Sur ce terreau, l'extrême droite prospère, avec ses réponses simplistes fondées sur le rejet de la démocratie, le déni écologique, la remise en cause des institutions et du régime républicain, la haine de l'étranger et un techno-solutionnisme inapte à répondre aux enjeux du siècle, le dérèglement climatique et la perte de biodiversité.
Face au versant " barbarie ", il y a le versant " écologie ". L'écologie politique n'a cessé de progresser depuis la création du premier parti " vert " il y a 40 ans. En apportant les réponses idoines, elle est à même, aujourd'hui, d'incarner la révolution nécessaire à l'émergence d'une société juste et durable, fondée sur des valeurs d'égalité et de solidarité des humains entre eux et avec le vivant. Les contributeurs de ce numéro développent ici ses potentiels scientifiques, politiques, organisationnels, voire utopiques, pour porter haut son projet, à travers les thèmes majeurs que sont la bataille culturelle, les droits fondamentaux, la liberté d'expression, la société de consommation, les communs, les services publics, l'agriculture, la construction européenne... -
Comment conjurer l'effondrement d'un monde arrivé à ses limites ? Que ferons-nous du « jour d'après » la crise du Covid-19, sachant que le dérèglement climatique et la chute de la biodiversité sont toujours à l'oeuvre et qu'ils restent la principale menace pour l'espèce humaine ? Il serait suicidaire de nous acharner à poursuivre le même mode de vie, destructeur et inégal. Mais nous reste-t-il assez de lucidité pour sortir d'un déni qui laisse la porte ouverte aux marchands de fin du monde et aux populistes ? Comment dessiner un monde soutenable et désirable ?
Noël Mamère répond à ces questions en tissant un lien entre les alertes des penseurs de l'écologie du XXe siècle, tels Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, et la colère salutaire de la « génération climat », consciente qu'il n'y a pas de « planète B ». Ses propres combats de terrain et son expérience d'écologiste nourrissent une réflexion argumentée sur le rôle que doit jouer l'écologie politique aujourd'hui.
Sur l'une des issues de secours à l'impasse dans laquelle nous nous trouvons, il est écrit « écologie » : c'est par là qu'il faut passer !
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Les centrales nucléaires entrées massivement en service en France au cours des années 1980 arrivent tout aussi massivement en fin de course aujourd'hui. Faut-il construire de nouveaux réacteurs ? Ou bien s'appuyer exclusivement sur les énergies renouvelables pour fournir l'électricité 100 % décarbonée de demain ? Trop longtemps différée, cette décision est à présent urgente au regard des risques liés à la prolongation du nucléaire « historique » et des délais de mise en oeuvre de l'une ou l'autre option. C'est devenu un sujet majeur.
Ce livre plaide pour un débat public sérieux sur l'avenir du nucléaire. Quel que soit le choix - stop ou encore ? -, il engage fortement les générations présentes et futures. Il est l'affaire de tous. Mais, pour s'approprier le débat, il faut en comprendre les termes. Ce livre expose les faits et les enjeux de manière à la fois pédagogique et précise. Il prend aussi parti.
À partir de l'examen des faits - les difficultés industrielles et financières de la filière, les risques d'accidents, les problèmes liés aux déchets, l'urgence climatique, la faisabilité technique et économique des scénarios alternatifs -, l'auteur juge une sortie progressive du nucléaire préférable à sa relance. Mais le lecteur a surtout entre les mains, exposés de façon simple et factuelle, des éléments qui l'aideront à se forger son avis sur un sujet complexe.
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Le grand pillage ; comment nous épuisons les ressources de la planète
Hugo Bardi
- Les petits matins
- 2 Avril 2015
- 9782363831651
Quarante ans après Les Limites à la croissance, ce nouveau rapport choc du Club de Rome tente cette fois-ci de nous alerter sur notre consommation de ressources minérales.
Que ce soit l'or, le charbon ou le pétrole, les minéraux ont toujours joué un rôle central dans l'histoire de l'humanité, faisant et défaisant des civilisations entières. Aujourd'hui, les enjeux à venir concernent aussi bien l'uranium que les terres rares ou le lithium. Des ressources qui se tarissent - ou dont les coûts d'exploitation explosent - à mesure que notre dépendance envers elles s'accroît.
Moins médiatisée que le changement climatique, la question des minerais et des métaux constitue probablement l'un des défis majeurs du XXIe siècle. Leur raréfaction remet profondément en cause les perspectives d'une croissance verte fondée sur les nouvelles technologies. Celles-ci ne pourront en effet nous épargner un changement radical de nos modes de production et de consommation.
Auteur Ugo Bardi est chercheur et professeur de chimie, contributeur à The Oil Drum, membre du comité scientifique de l'Association pour l'étude des pics de pétrole et de gaz naturel (ASPO) et auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur l'énergie et les ressources minières, comme The Limits to Growth Revisited.
Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques et des économistes de cinquante-trois pays. Il est à l'origine des notions de développement durable et d'empreinte écologique, et d'un rapport choc publié en 1972, Les Limites à la croissance.
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Le féminisme pour sauver la planète !
Charlotte Soulary
- Les petits matins
- 21 Octobre 2021
- 9782363833150
La domination de la nature et la domination des femmes sont le fruit d'un système commun. Pourtant, l'écologie politique est loin d'avoir toujours été féministe et ne l'est pas encore complètement aujourd'hui. De l'injonction à faire moins d'enfants à la promotion des couches lavables en passant par la glorification des femmes « naturellement » protectrices de leur environnement et enclines aux tâches de soin, le mouvement écologiste peut - lui aussi - instrumentaliser le corps et le travail des femmes, tout en endossant des mécanismes d'exclusion de la sphère publique qui contribuent à étouffer leur voix.
De même que les féministes des années 1970 étaient invitées à attendre la chute du capitalisme pour obtenir l'abolition du patriarcat, il semblerait qu'il faille aujourd'hui d'abord se soucier de sauver la planète avant de prétendre à l'égalité femmes-hommes. Non seulement c'est injuste, mais c'est une erreur fondamentale, car le féminisme, en soi, est l'une des clés pour changer le système.
Nous alertant sur les dangers d'une écologie conservatrice comme sur ceux des prophéties de l'effondrement, cet ouvrage esquisse les grands principes d'une écologie féministe qui restaure le pouvoir de choisir des femmes (pour leur corps, leur vie et la planète) et dessine les combats futurs d'une écologie faisant gagner toutes et tous en liberté.
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Les précédents gouvernements ont organisé l'impuissance, reprenons le pouvoir d'agir : tel est, en substance, le propos de Yannick Jadot dans ce court manifeste. Impuissance face aux multinationales, face à l'économie... Pouvoir d'agir en se mobilisant dans la rue, en changeant sa consommation, mais aussi par son bulletin de vote.
« Le monde peut et doit être changé, c'est notre affaire à tous », nous dit le candidat des écologistes à la présidentielle, comme un clin d'oeil à la célèbre « Affaire du siècle », qui a démontré la force la mobilisation collective.
Un livre enthousiasmant, une réponse écologiste aux crises - économique, environnementale et aujourd'hui sanitaire - qui minent le pays.
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Propos n.3 : écologie et pouvoir
Collectif, Frederic Kalfon, Claire Monod
- Les petits matins
- Propos
- 10 Novembre 2022
- 9782363833587
Depuis l'émergence de l'écologie comme science au XVIIIe siècle jusqu'au développement d'un activisme contemporain, l'écologie porte en elle un ensemble de valeurs qui ont fini par «faire système». Elle cherche à proposer une autre relation au monde, libérée des rapports de domination de l'humain sur la nature, des hommes sur les femmes, du Nord sur le Sud... symptomatiques des sociétés occidentales productivistes.
L'écologie est politique. Elle constitue le cadre idéologique qui embrasse les valeurs de solidarité, d'humanisme, de républicanisme, de pacifisme, historiquement portées par les gauches, tout en proposant un nouveau modèle de développement fondé sur le respect des limites planétaires et du vivant, démocratiquement fort, socialement juste et économiquement durable.
Après avoir exploré, dans les précédents numéros de la revue, ce que pourraient être les valeurs et l'organisation d'une République devenue écologique, c'est autour d'un questionnement sur un nouveau rapport au pouvoir que nous poursuivons notre propos en donnant la parole à des personnalités reconnues pour leurs travaux académique ou leur action politique. Écologie et pouvoir ? C'est avec cette dialectique que nous cherchons à mettre en lumière leurs expériences et réflexions. Élu·es dans des collectivités ou parlementaires confronté·es à l'exercice du pouvoir, d'une part, universitaires, philosophes ou citoyen·nes engagé·es dans des recherches et des expérimentations, d'autre part, s'emploient à démontrer au quotidien la nécessité de changer la relation de l'humain au vivant et de valoriser les interdépendances ainsi que le potentiel d'innovation et d'émancipation contenu dans un nouvel art de gouverner libéré d'un rapport d'exploitation et enrichi d'un nouveau contrat écologique.
Dans ce numéro introduit par Bruno Latour, nous dialoguons, par l'intermédiaire de cinq questions préétablies, autour de la conception du pouvoir à l'heure des effondrements, pour définir d'autres façons de l'exercer ou le réinventer, avec Lisa Belluco, Camille Bouko-Levy, Daniel Cueff, David Djaïz, Stéphane Lavignotte, Léonore Moncond'huy, Corine Pelluchon, Éric Piolle, Quentin Sauzay et Patrick Viveret. -
On ne dira pas que nous n'avons rien fait : L'aventure du journal Ecologie infos
Pascale Auditeau
- Les petits matins
- Essais
- 14 Août 2024
- 9782363834096
Racontée par une journaliste, l'aventure d'un groupe de pionniers de l'écologie politique qui, pendant plus de deux décennies, fut de tous les combats à travers un journal : Écologie infos. Des photos inédites, des couvertures et des affiches d'époque rythment le récit
1974 : année de la première candidature écologiste à une élection présidentielle. René Dumont, l'agronome le plus connu de France, alerte sur l'urgence à agir pour espérer sauver la planète. Autour de lui, de jeunes militants font campagne pour placer la question de l'environnement sur la scène politique. À Montargis, ville où a vécu Dumont et où il revient fréquemment, le mouvement " Pollution Non ", constitué autour de Jean-Luc et Sylvie Burgunder, est de tous les combats : la lutte contre la construction de centrales nucléaires (Fessenheim, Creys-Malville, Dampierre-en-Burly), le Larzac, les marches antimilitaristes, la bataille contre les pollutions causées par les activités humaines...
Pour faire entendre ces voix singulières à une époque où l'environnement n'était pas une préoccupation majeure, un journal est né. De 1972 à 1992, Écologie infos, farouchement indépendant, traite de tous les sujets, environnementaux, comme sociaux et politiques. Il attire les collaborations de scientifiques, de dessinateurs et de grandes plumes, tels Théodore Monod, Cabu, Cavanna ou René Dumont, comme en témoignent les savoureuses " unes " et affiches militantes reproduites dans le livre. Le journal vit aussi au rythme des soubresauts d'un mouvement écologiste en quête d'unité et divisé sur la nécessité de créer un parti politique qui ne verra le jour qu'en 1984 : Les Verts.
Un journal qui a su exister contre vents et marées, avec des moyens limités mais une énergie infinie. " On ne dira pas que nous n'avons rien fait ", aime à répéter son fondateur, Jean-Luc Burgunder. -
Soleil trompeur ; Iter ou le fantasme de l'énergie illimitée
Isabelle Bourboulon
- Les petits matins
- Essais
- 2 Janvier 2020
- 9782363832689
« Mettre le Soleil en boîte » ! Tel est le rêve aux résonances prométhéennes des promoteurs d'Iter, un réacteur nucléaire expérimental situé à Cadarache, en Provence. Un projet inédit de fusion (réaction libérant de l'énergie, à l'image de ce que fait naturellement le Soleil), et non plus de fission (éclatement de noyaux d'atomes d'uranium), auquel participent les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, la Corée du sud et l'Union européenne. Pour ses défenseurs, rien de moins que la promesse d'« une source d'énergie propre et quasiment inépuisable ». Pour ses détracteurs, une chimère scientifique doublée d'un gouffre financier : au minimum 40 milliards d'euros, dont près de la moitié à la charge des contribuables européens.
Dans une enquête très documentée, l'auteure raconte les origines politicodiplomatiques du projet sur fond de détente américano-soviétique, met au jour les mensonges des lobbys industriels, relaye les doutes d'éminents scientifiques quant à la faisabilité et à l'utilité d'Iter, alerte sur ses dangers, dévoile des pratiques de sous-traitance contraires au droit du travail... Elle souligne enfin que ce programme de très long terme (opérationnel en 2035 au mieux) entre en contradiction avec les défis du réchauffement climatique, et propose un scénario de réaffectation des crédits vers l'efficacité énergétique et les renouvelables.
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Une victoire face aux multinationales ; ma bataille pour l'eau de Paris
Anne Le strat
- Les petits matins
- Essais
- 10 Septembre 2015
- 9782363831644
(Texte provisoire) En quelques mots Un récit très vivant qui nous entraîne dans les coulisses d'une bataille politique de grande ampleur : la remunicipalisation de l'eau à Paris, après 25 ans de délégation au privé.
Le livre Comment une jeune femme d'à peine plus de 30 ans se retrouve-t-elle à lutter contre des multinationales, de puissants lobbys et bon nombre de politiques ? C'est ce que nous raconte ici la jeune femme en question, Anne Le Strat, principale actrice de la remunicipalisation de l'eau à Paris.
Lorsque le Conseil de Paris décide de remunicipaliser l'eau de la capitale, en 2008, la gestion de cette ressource est assurée par les groupes Veolia et Suez. Un système de délégation au privé vieux de 25 ans, souvent critiqué pour son coût, mais surtout pour son opacité financière et l'absence de maîtrise par la collectivité. Cette décision est l'aboutissement d'une bataille politique entamée lors du premier mandat de Bertrand Delanoë (PS) à la mairie de Paris (2001-2008). Anne Le Strat est alors une nouvelle élue écologiste. Ayant quitté ses fonctions d'adjointe au maire en avril 2014, elle révèle ici pour la première fois les coulisses de cette bataille.
Au fil de son récit, elle détaille les différents jeux d'influence, ouverts ou souterrains, des protagonistes : les entreprises, les politiques, les médias, la technostructure. Au-delà du cas de l'eau parisienne, elle propose une passionnante réflexion sur les conditions de réalisation d'une réforme au nom du bien commun. Faire de la politique aujourd'hui, confronter ses idées au réel, mettre en oeuvre ses convictions est encore possible : telle est la morale qui se dégage de cette aventure.
L'auteure De 2001 à 2014, Anne Le Strat a été PDG de la SEM Eau de Paris, puis présidente de la régie Eau de Paris, conseillère de Paris et adjointe au maire de Paris.
Points forts Ce livre paraît au moment où se tient la Journée mondiale de l'eau (22 mars) et peu avant l'ouverture du Forum mondial de l'eau (du 12 au 17 avril en Corée du Sud), ce qui lui donnera une forte exposition.
De plus en plus de collectivités, en France ou à l'étranger, sont en train d'envisager la reprise en main de leur gestion de l'eau. Ce livre présente donc une intéressante actualité. -
Géomimétisme ; réguler le changement climatique grâce à la nature
Pierre Gilbert
- Les petits matins
- 3 Septembre 2020
- 9782363832771
Quelle est notre meilleure alliée pour combattre le changement climatique ? La technologie pure, encore et toujours, comme le fantasment les tenants de la géoingénierie ? Non : la nature elle-même, à condition qu'on le lui permette.
Le géomimétisme - en référence au « biomimétisme », c'est-à-dire le fait de s'inspirer de l'action de la nature - désigne l'ensemble des pratiques dont nous disposons pour piéger le carbone atmosphérique dans les sols et les organismes vivants, dans le respect des cycles naturels et de la biodiversité. Car, pour combattre efficacement le réchauffement climatique, il ne suffit pas de réduire nos émissions de gaz à effet de serre - même si c'est essentiel -, il faut aussi capturer le trop-plein de CO2 dans l'atmosphère.
L'exemple le plus évident de géomimétisme est celui de la reforestation, à même de rafraîchir le climat. Mais on peut également citer le développement de l'agroécologie, l'élargissement des zones humides, le renforcement du permafrost ou encore la constitution de puits de carbone océaniques. Cet ouvrage pionnier détaille de façon claire et rigoureusement chiffrée l'intérêt de ces méthodes pour l'humanité et propose, en conséquence, des pistes réalistes pour des politiques publiques à la hauteur de l'enjeu.
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90 degrés n.3 : Génération bascule
Collectif
- Les petits matins
- 90 Degrés
- 21 Septembre 2023
- 9782363833884