• Que cherche à transmettre Jean de la Croix (1542-1591) à travers son oeuvre : une doctrine spirituelle, une théologie, une anthropologie ? Pour Alain Cugno, ces poèmes uniques commentés par le poète lui-même sont plutôt « le déploiement d'une expérience humaine d'une vivacité prodigieuse, parvenue à la seule universalité qui compte : celle qu'on obtient en s'engageant jusqu'au bout dans une voie singulière ».
    Or il y a une énigme Jean de la Croix : cette oeuvre où domine la première personne n'est à aucun degré autobiographique - contrairement à celle de Thérèse d'Avila, l'amie qui a arraché Juan de Yepes à la contemplation pour le convoquer dans son action de réforme de l'ordre du Carmel. « Jean de la Croix ne parle pas de lui, jamais, affirme Alain Cugno. Il parle d'un être qu'il appelle l'âme et (qui) parcourt un itinéraire initiatique fait d'étapes successives, en quatre traités, depuis un point de départ qui se trouve dans La Montée du Mont Carmel, jusqu'à un point d'arrivée, objet de La Vive Flamme d'amour ». C'est ce chemin escarpé que l'auteur nous aide à parcourir, en nous mettant en garde à chaque instant contre les interprétations hâtives. Ce faisant, il éclaire de façon magistrale ce joyau de la littérature spirituelle universelle.

  • Dans ce long texte à la fois érudit et grand public, paru en 1842 dans la Revue des Deux Mondes, Charles Louandre retrace l'histoire du diable à travers les âges.

    Par le biais de sources et de témoignages anciens, du moyen âge jusqu'à la Renaissance en particulier, il éclaire cette figure mystérieuse par laquelle les hommes ont cherché à expliquer les tentations, les turpitudes et les accès de folie dont ils étaient sujets ou témoins. A travers descriptions d'exorcismes, dont les détails rappellent des films bien connus et qui raviront les amateurs du genre, et tableaux de sabbats, d'orgies et d'envols de sorcières, Louandre s'interroge sur la permanence de la présence du démon dans l'âme et la vie humaines, fruit des superstitions « qui s'entassent autour du dogme comme les masures au pied des cathédrales », et sur ses rôles et métamorphoses : tour à tour « ennemi du genre humain » au moyen âge, tentateur des saints et des religieuses, personnage de farces au XVIe-XVIIe siècles, devenu presque au XIXe siècle un libérateur romantique et mystique.

    Placée par Baudelaire, dans ses notes aux Fleurs du Mal, aux côtés de La Sorcière de Jules Michelet, cette « Monographie du diable » est un vrai délice de lecture.

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  • Connaître et vivre la spiritualité bénédictine.
    Les trésors de la sagesse monastique à la portée de tous.
    Par le père abbé de Quarr, ancien prieur de Kergonan.

    S'il est un saint qui incarne la vie monastique en Occident, c'est bien saint Benoît. À travers sa vie, et celle des figures les plus marquantes de son ordre, l'auteur nous introduit au coeur de la sagesse bénédictine, qui unit étroitement la prière et l'humble travail de tous les jours. Louange, communion, silence, travail, humilité, obéissance... : ces trésors sont à notre portée, et la Règle de saint Benoît, par son profond réalisme, peut être un guide très sûr pour suivre le Christ tout en vivant dans le monde.

  • C'est l'homme de la FRATERNITÉ.
    Un homme à l'itinéraire surprenant.
    Ce n'était pas donné d'avance : il voulait l'absolu, la perfection, frayer son chemin à lui, aboutir.
    Il a rencontré, sur ses routes, de pauvres hommes : entre autres, l'homme Jésus, de Nazareth, celui de la « dernière place », des musulmans, des juifs, des incroyants de tous les jours, des soldats, des esclaves, jusqu'à des nomades et des sédentaires perdus au fin fond du plus grand désert du monde. Ils ont transformé sa vie.
    Il a désiré devenir, pour eux tous, pour l'autre, un « frère », un « ami sûr » : que chacun, quel qu'il soit, de quelque univers qu'il soit, de quelque statut, religion, conviction qu'il soit, puisse, à ses actes, le reconnaître comme tel.
    Itinéraire singulier. Itinéraire qu'est invité à prendre l'homme d'aujourd'hui, un homme qui, avec bonheur, pourrait devenir un frère pour l'homme, un Coeur.

  • Hildegarde de Bingen est peut-être l'une des femmes mystiques les plus appréciées aujourd'hui. Elle a excellé dans tous les domaines : la botanique, la médecine, la théologie, la musique, la cuisine... Hildegarde est une mystique d'un type particulier, c'est une visionnaire. Elle a marqué son époque, le XIIe siècle. Ses visions lui ont donné d'agir sur l'Eglise et la société de son temps, pour lesquelles elle a été, en quelque sorte, une prophétesse.
    Hildegarde a été proclamée docteur de l'Eglise le 7 octobre 2012.

  • "Je n'allais pas réécrire l'histoire des apparitions de Lourdes. Dom Bernard Billet, l'abbé René Laurentin et le père André Ravier ont tout dit. J'ai voulu simplement prier quinze jours à partir des gestes et paroles de Bernadette, en essayant de ne pas oublier ce qu'elle faisait remarquer : "A force de fleurir les choses, on les dénature". J'apporte ici mes cinq pains et mes deux poissons comme le garçon de l'Evangile, laissant à Jésus le soin de nous nourrir vraiment".
    Ainsi s'exprime l'auteur de cet ouvrage.

  • Elisabeth Catez (1880-1906) est surtout connue sous le nom d'Elisabeth de la Trinité, entrée au Carmel de Dijon en 1901. Ce livre présente les différents aspects de la riche spiritualité trinitaire de celle dont Jean-Paul II disait le jour de sa béatification en 1984 : « Son message se répand aujourd'hui de façon prophétique. »

  • Depuis la parution dans les années 1980 de son journal et de quelques lettres, Etty Hillesum n'a cessé de susciter l'intérêt et la curiosité, au point d'être aujourd'hui une figure spirituelle de premier plan. Morte en 1943 à Auschwitz à l'âge de 29 ans, cette jeune juive hollandaise a réalisé, l'espace des trois dernières années de sa vie, un parcours saisissant. Vive et douée, mais aussi empêtrée dans le chaos d'une existence qui se noyait dans ses propres méandres, Etty a entrepris avec l'aide d'un thérapeute un authentique travail personnel qui l'a conduite à rencontrer Dieu, ainsi qu'à demeurer présente aux siens broyés par le régime nazi.
    Jusqu'au bout...

  • On pourrait se croire dans une pièce de Shakespeare, Le franciscain de Venise. On y croiserait aux aurores de la Renaissance le roi d'Angleterre Henry VIII qui sollicite par l'envoi auprès du pape d'une délégation le droit de divorcer d'avec sa première femme, Catherine d'Aragon, les légats du pape accompagnés de théologiens, et non plus un juif mais le judaïsme sous la forme de son texte quintessentiel, la Kabbale.
    Petit à petit sortirait de l'ombre le personnage-titre, Francesco Zorzi (1466-1540) ou Francesco Giorgio Veneto, moine franciscain italien, théologien de renom, philosophe de haut vol et kabbaliste par passion. Parlant le latin, le grec et l'hébreu, familier des Saintes Écritures autant que des écrits néoplatoniciens et pythagoriciens, il se passionna pour les écrits rabbiniques au point de posséder l'une des plus impressionnantes bibliothèques de textes hébraïques.
    Il entretint une correspondance avec Pic de la Mirandole, un des fondateurs de la Kabbale chrétienne, lu de près Marsile Ficin et disputa les doctrines de Nicolas de Cues. Fasciné par l'architecture et la possibilité, exposée dans son grand livre Harmonia Mundi, de concevoir un bâtiment à l'image du corps humain tel que pensé par la Kabbale, il collabora avec l'architecte Jacopo Sansovino à la conception de l'église de San Francesco della Vigna.
    À travers cette figure énigmatique, Verena von der Heyden-Rynsch nous restitue tout l'univers de l'humanisme renaissant.

  • Frère Roger (1915-2005) est le fondateur de la Communauté de Taizé. Dans sa passion pour l'Eglise, "Mystère de communion", il désire y réaliser avec des frères de différentes confessions chrétiennes la "parabole de la communauté". Son rayonnement attire, particulièrement les jeunes. Pourtant, il a vécu aux prises avec le doute et, toute sa vie, il lui aura fallu mener le combat de la confiance et aller toujours de l'avant sans se laisser impressionner par toutes sortes de résistances.
    La louange et le chant lui ouvrent une voie et une certitude se fait jour : "Dieu ne peut qu'aimer", il nous veut heureux. Attentif à toute forme d'injustice et saisi par l'urgence de la réconciliation, frère Roger invite à prendre au sérieux l'Evangile, à laisser le coeur s'élargir et se rendre vulnérable par la contemplation du Ressuscité. "Joie, simplicité, miséricorde". Ses écrits sont autant de jalons pour une vie intérieure qui engage.

  • Léonie est la fille rebelle des époux Mar?n. Dès son plus jeune âge, elle se révèle une enfant ingrate, dissipée, inconstante et peu spirituelle , ce qui déçoit toute sa famille.
    Elle souffre ne pas trouver sa place entre ses deux soeurs aînées, Marie et Pauline, et ses deux pe?tes soeurs, Céline et Thérèse, de 10 ans sa cadeQe. Enfant difficile, elle devient le souffre-douleur de la bonne, qui la bat à l'insu de ses parents. Pensionnaire elle est renvoyée trois fois pour faute de discipline. Jeune fille, elle con?nue d'accumuler les échecs. Après un essai infructueux de vie religieuse chez les Clarisses d'Alençon, elle quiQe à deux reprises le monastère de La Visita?on de Caen avant d'y rester défini?vement en 1899.
    La luQe incessante qu'elle a mené contre ses fragilités, sa confiance infinie en la miséricorde de Dieu, et son humilité, dont elle témoigne dans la correspondance entretenue avec ses soeurs carmélites, ouvre un chemin d'espérance et de prière pour tous. Sa cause de béa?fica?on est en cour.

  • Lire Prier 15 jours avec le père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus (1894-1967) c'est se laisser rejoindre par les paroles de ce nouveau saint de l'Eglise, c'est prendre conscience d'une grande urgence : donner du temps à Dieu !
    C'est découvrir la simplicité de la prière, apprendre à persévérer - qu'il fasse jour, qu'il fasse nuit - dans la foi, en se mettant à l'école des saints du Carmel.
    Ses responsabilités au sein de l'ordre du Carmel, sa mission de fondateur de Notre-Dame de Vie (Vaucluse), ses nombreux contacts avec d'autres cultures ont contribué à faire du père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus un apôtre contemplatif qui conduit les hommes à Dieu.
    Il est l'auteur du livre à succès Je veux voir Dieu où il exprime une forte conviction : « Notre monde moderne a faim et soif de bonheur. Il a faim de pain, il a plus encore faim et soif de Dieu. »

  • Dans ce livre, ce sont les moines de Tibhirine qui pour la première fois se révèlent à travers leurs journaux spirituels, leurs homélies, leurs méditations, leurs correspondances et le journal de leur communauté. Jamais on ne les avait entendus parler ainsi. On découvre qui ils étaient avant de mourir martyrs, et ce qu'a signifié pour eux de vivre ensemble l'appel de Dieu.

    Reprise au coeur de l'intimité de chacun d'eux, c'est une véritable symphonie de la vie qu'on lira ici.

  • L'auteur de ces Entretiens a longuement écouté le silence des moines du mont Athos. Il a reçu la grâce d'aimer et de ressentir le sens spirituel de la sainte Montagne, d'entendre son battement mystique. Battement rythmé par l'invocation du Nom de Jésus dans la prière du coeur : « Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi pécheur. » En réalité, les Entretiens avec un ermite sont un véritable traité de la prière pour les hommes de ce temps, sous la forme particulière et simple d'une conversation. Les commençants seront aidés pour progresser, les plus anciens seront affermis pour enseigner à leur tour.

    « Car le saint ascète te parle de la montagne de la vision et de la mer de l'éternité. D'au-delà des contingences humaines. D'au-delà de ce que tu es. »

  • Moïse était à la fois le libérateur qui a conduit le peuple sur les chemins de la liberté, l'intercesseur qui a porté le peuple devant Dieu, le prophète qui a reçu la Torah et qui l'a transmise, et le chef qui a organisé le peuple en le dotant d'institutions avec l'établissement de juges, de prêtres et d'anciens.
    Son histoire nous rejoint en ce qu'elle exprime les grandes questions de notre humanité: Le rapport entre la justice et la miséricorde, la quête de libération, le prix de la liberté, la fondation des institutions, le rapport au pouvoir, la rencontre de l'ingratitude, la peur de la mort... La tension entre les exigences de la libération et la tentation du retour en arrière dans les catégories de la servitude est universelle.

  • Monique Lorrain partage dans ce livre, à travers des notes prises au quotidien, son expérience dans la prison de Korhogo, au nord de la Côte d'Ivoire. Sans fard, ni pathos, elle présente avec simplicité et profondeur les femmes et les hommes qu'elle y a rencontrés et elle nous livre le chemin spirituel intense que les détenus lui ont permis d'effectuer.

  • Cette biographie, la première aussi complète, de Christian de Chergé a fait date. Elle est ici entièrement revue et augmentée, avec de nouveaux éclairages théologiques et spirituels. Familier des écrits de Christian de Chergé, l'auteur nous conduit des événements fondateurs de sa vocation aux richesses de ses intuitions. Il nous fait entrer dans l'originalité de sa vie et de sa pensée. Il nous montre comment l'expérience tragique d'un petit monastère perdu dans les contreforts de l'Atlas algérien apporte une contribution capitale aux débats théologiques contemporains.

  • La vie de Vincent Pallotti, un prêtre italien du XIXe siècle canonisé en 1963, racontée aux enfants.

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