• Ce qui est arrivé à Wounded Knee, le 29 décembre 1890, dans le Dakota du Sud aux États-Unis, est l'une des pages les plus sombres de l'histoire américaine : l'apogée d'une escalade mortelle qui a commencé quelques jours plus tôt et voit la mort des derniers grands chefs indiens Sitting Bull et Big Foot, avec leurs tribus, au total 300 personnes dont des femmes et des enfants tués à bout portant lors d'une bavure militaire d'une ampleur inouïe.
    À cette date, l'Empire sioux n'est déjà plus que l'ombre de lui-même, soumis à une rééducation accélérée pour convertir son peuple à l'American way of life. Mais, à Wounded Knee, la violence des actes est relayée par les survivants indiens et des témoins du drame. En vain. Dans un simulacre de jugement qui se tiendra à huis clos, les officiers prétendront avoir réagi à un guet-apens tendu par des Indiens fanatisés. 130 ans plus tard, dans une enquête totalement inédite, l'archéologue Laurent Olivier confronte les faits et apporte les preuves qui manquaient encore à l'établissement complet de la vérité.

  • En 1884, Gustave Le Bon écrivait : " Au point de vue des civilisations, bien peu de peuples ont dépassé les Arabes. " Du VIIe au XIIIe siècle, la civilisation arabe a été en avance sur toutes les autres, innovant dans tous les domaines. Mais, par ignorance, racisme ou ethnocentrisme, ces avancées sont aujourd'hui niées ou minimisées. Ainsi s'est creusé ce profond fossé entre l'Occident et les Arabes qui nourrit aujourd'hui la méfiance, le ressentiment et l'incompréhension réciproque.

    Dans ce plaidoyer vibrant et argumenté, Fouad Laroui tente de redonner à la civilisation arabe la place qui est la sienne, tout en demandant aux pays arabes de redevenir dignes de leur passé.

  • Racontée par une historienne spécialiste de la période qui répond aux questions de son fils, La Commune expliquée en images est tout à la fois une synthèse et une approche approfondie d'un moment de notre histoire aux échos mondiaux mais paradoxalement largement méconnu.

    Depuis le déclenchement de l'insurrection jusqu'à la répression sanglante et aux mémoires de 1871, Laure Godineau nous narre comment le drapeau rouge flotta sur la capitale pendant deux mois et demi et de façon plus éphémère dans certaines villes de France, le destin d'hommes et de femmes qui rêvaient d' une « vraie » République, démocratique et sociale, et d'un monde plus juste. Elle nous montre la fascinante mais difficile expérience politique d'un gouvernement indépendant, l'horreur de la guerre civile.

    L'auteure nous entraîne dans les rues parisiennes à la découverte du printemps 1871, souvent obscur et pourtant si proche de nos interrogations contemporaines. Un événement dense et complexe, passionnant, qui ne peut laisser indifférent.

    L'iconographie très riche de cet ouvrage est largement commentée par l'auteur.

  • 150 ans après sa fin tragique, la Commune de Paris demeure paradoxalement mondialement connue et largement méconnue à la fois. En cause les débats, enjeux de mémoire et relectures ultérieures qui en ont été faites et ont nourris les mythes et fantasmes qui l'entourent.
    Mais que fut, en réalité, la Commune de Paris ?
    Quels enjeux a-t-elle soulevé, et quelles controverses en entourent la mémoire ? Quels lieux emblématiques de la capitale a-t-elle marqué de son empreinte ? Enfin, et surtout, qui étaient celles et ceux qui y ont pris part ? Que furent leur vie, leurs engagements ?
    À l'occasion du cent-cinquantième anniversaire de cet événement emblématique, un collectif d'une trentaine de chercheurs et chercheuses a rassemblé pour la première fois, en un seul et même volume, l'ensemble des connaissances cumulées à son sujet, embrassant une grande variété de contenus (biographies, synthèses thématiques, présentations de lieux, retour sur des questions controversées).
    Très richement illustré, il constitue une entrée sans équivalent dans cette page méconnue de l'histoire sociale française et internationale.

  • Ce livre s'attache à faire revivre un bref xix e siècle, aujourd'hui bien oublié. Des années qui séparent la Révolution française et l'Empire de la Troisième République, régime qui s'impose désormais, c'est la littérature et plus généralement la culture qui nous restent en mémoire. Les noms de Balzac, Chateaubriand, Hugo, Degas ou Haussmann sont plus familiers que ceux de Villèle, Ledru-Rollin, Persigny ou Pereire, élite de la nouvelle société qui se met alors en place. Ce xix e siècle est aussi celui des anonymes, de l'émergence non plus menaçante de la foule mais des votants, des agents de l'État, des consommateurs et des employés. L'autrice met en question les grandes inflexions et ruptures traditionnelles qui séparent le premier et le second xix e siècle, les césures de la monarchie parlementaire, la libéralisation du Second Empire. Ainsi, comment comprendre que la liberté, de tous les acquis de la Révolution le mieux ancré dans la société, ne s'impose pas comme le soubassement politique majeur des régimes qui se succèdent et donc n'étanche pas une soif de démocratie, déclencheur de deux nouvelles révolutions ? Tout cela est souvent considéré comme constitutif de « l'exception française ». La France est bien cependant connectée à un monde où l'expansion de la colonisation, les rivalités entre puissances, les enjeux économiques tissent une histoire globale qu'on doit affranchir du regard franco-français.

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  • Depuis les analyses célèbres de Karl Marx, l'histoire de la Commune de Paris a été placée au centre de notre compréhension de l'événement révolutionnaire. Et l'espérance de "faire commune" fait aujourd'hui retour dans notre imaginaire politique.

    Cet ouvrage se propose de mener l'archéologie de cette puissance d'actualisation, mais en revenant d'abord sur la force de l'événement lui-même. Le récit prend appui sur une enquête archivistique minutieuse qui permet de reconstituer, par le bas, les stratégies des acteurs, leurs luttes comme l'ouverture des possibles qui marque ces journées. L'événement dépasse dès ses débuts le cadre parisien. De la rue Julien-Lacroix aux concessions de Shanghai en passant par l'insurrection kabyle, la Croix-Rousse à Lyon ou la république des cultivateurs aux Caraïbes, le livre propose une histoire à différentes échelles, du local au global, en décrivant des interconnections multiples.

    De là un essai vif et original sur l'histoire transnationale des échos entre l'espérance révolutionnaire française et les trajectoires insurrectionnelles mondiales, doublé d'une réflexion renouvelée sur les rapports entre ordre social et révolution.

  • Dans son testament dicté à Sainte-Hélène, Napoléon met la dernière touche à la geste impériale en chargeant Edouard Bignon (1771-1841), un de ses diplomates les plus fidèles, d' "écrire l'histoire de la diplomatie française de 1792 à 1815" . L'Empereur s'assure ainsi du jugement de la postérité. Dès 1829-1830 paraissent les six premiers tomes d'une Histoire de France qui en comptera quatorze et se clôturera en 1846.
    A l'ampleur de cet ouvrage répond la brillante analyse d'abondantes sources documentaires. Conformément au voeu de son commanditaire, l'Histoire de France est la première histoire du Consulat et de l'Empire jamais publiée. Loin d'être une apologie des conquêtes du grand homme, elle propose une réflexion inédite sur les années 1799-1815. L'intuition brillante de son auteur est de mettre en lumière une des tensions fondamentales de l'Empire : l'impossibilité pour Napoléon d'obtenir une paix en Europe sans amoindrir la position française et donc sa propre légitimité.
    Jusqu'ici indisponible, voici la première anthologie de cette Histoire de France, laquelle restitue deux spécificités : l'étude de la France et de son empire au sein de l'Europe, et sa narration par un acteur impérial, attaché aux valeurs de 1789 et à la Charte de 1814.

  • Publié en 1970 aux Éditions Maspero, cet ouvrage s'est imposé comme un classique dans l'historiographie de la Commune. Il décrit la condamnation quasi unanime de ce soulèvement populaire par les écrivains et hommes de lettres français contemporains de l'événement et s'efforce d'en comprendre les raisons : à l'exception de quelques-uns - parmi lesquels Vallès, Rimbaud et Verlaine -, tous prennent position ouvertement contre la Commune et certains avec une virulence qui surprend encore aujourd'hui. Théophile Gautier, Maxime Du Camp, Edmond de Goncourt, Leconte de Lisle, Ernest Feydeau se retrouvent aux côtés de Gustave Flaubert, George Sand et Émile Zola pour dénoncer dans la Commune un « gouvernement du crime et de la démence » (Anatole France), responsable d'avoir plongé Paris dans un état pathologique, exploité par un groupe d'ambitieux, de fous et d'exaltés.
    À ce chapitre sombre de l'histoire littéraire s'ajoute, dans cette nouvelle édition, son pendant tout aussi méconnu dans l'histoire de l'art : le soutien ou l'engagement de nombreux artistes en faveur de la Commune. Paul Lidsky s'attache ici à sortir certains d'entre eux de l'oubli, en même temps qu'il tente d'expliquer la profonde divergence des réactions entre écrivains et artistes.

  • « Rien dans l'histoire n'a ressemblé à ce quart d'heure », a écrit Victor Hugo. Il est vrai qu'on n'avait pas encore vu une telle bousculade de régimes et de dynasties, de serments prêtés et reniés, et ce en un peu plus de trois mois.
    Napoléon débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815, il est à Paris le 20. Dans l'intervalle, le régime des Bourbons s'effondre et Louis XVIII quitte Paris pour l'exil en Belgique dans la nuit du 19 au 20 mars. Battu à Waterloo, Napoléon abdique le 22 juin. Le pays se dote le même jour d'un gouvernement provisoire sous la direction de Fouché. Le 3 juillet, Paris capitule devant les armées de la coalition. Louis XVIII rentre pour la deuxième fois dans sa capitale.
    Les Cent-Jours ne sont pas seulement ceux de Napoléon, mais aussi ceux du roi. Tout change lorsque l'on observe les Cent-Jours du côté de ceux qui les ont subis, du côté des vaincus, des oubliés de l'histoire.

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  • La guerre de 1870 est méconnue. Un affrontement localisé, mené sur le seul territoire français par deux puissances rivales ; une Prusse dirigée d'une main de fer par l'habile chancelier Bismarck, qui met à genoux une France affaiblie par les errements d'un Second Empire en déclin et d'une République encore mal assurée ; la perte traumatique de l'Alsace-Lorraine sous les yeux indifférents d'une Europe muette : tels sont les traits qu'en a retenus notre mémoire nationale.
    Dans cette synthèse issue de travaux de première main, Nicolas Bourguinat et Gilles Vogt la peignent sous un nouveau visage. Mettant en lumière ses multiples résonances internationales, dans les chancelleries et les opinions publiques, ils montrent que l'affrontement de 1870 fut non seulement une étape clé de la question nationale mais aussi une date majeure pour le droit des conflits armés et les initiatives humanitaires face aux guerres. Faisant la part belle aux sources du for privé, ils font entendre les voix des individus qui l'ont vécu, soldats, assiégés, francs-tireurs ou simples civils éloignés des combats, pour éclairer d'un jour nouveau ce conflit déterminant dans l'histoire contemporaine.

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  • Le 5?mai 1821, à 5h49 du soir, Napoléon rendait «?le plus puissant souffle de vie qui jamais anima l'argile humaine?». C'était il y a deux cents ans.
    Ce souffle bouscula tout le XIXe?siècle et se fait encore sentir aujourd'hui. Car si son parcours terrestre s'acheva au soleil couchant de Sainte-Hélène, son souvenir, sa légende et, surtout, son héritage restent encore bien vivants.
    Les auteurs des 23 études que voici racontent et analysent sous tous ses aspects - humains, politiques, mémoriels et légendaires - ce décès qui fut bien plus que celui d'un homme.
    Comment mourir?? Que faire de sa propre mort pour la postérité?? Quel fut son écho sur le moment et dans le siècle?? Comment a-t-elle été représentée par les peintres et les poètes?? Que sont devenus les lieux du calvaire à Sainte-Hélène?? Que penser des énigmes qui continuent à rôder autour de la mort du grand homme??
    Un point passionnant et nécessaire sur les recherches les plus récentes.

    Contributions de Adrián Fernández Almoguera, Jacques-Olivier Boudon, Pierre Branda, Philippe Charlier, Léa Charliquart, Marie Courtemanche, Michel Dancoisne-Martineau, Bernard Degout, Juliette Glikman, Alain Goldcher, Patrice Gueniffey, Alexis Halpérin, Peter Hicks, François Lagrange, Sylvie Le Ray-Burimi, Thierry Lentz, Aurélien Lignereux, Chantal Prévot, Émilie Robbe, Hervé Robert, Nathalia Tanchina, Alexandre Tchoudinov, Charles-Éloi Vial.

  • Le 18 mars 1871, Paris, écrasé d'humiliation par la défaite devant les Prussiens, exténué par un siège de quatre mois, se révolte contre une Assemblée nationale monarchiste. La capitale va vivre pendant presque dix semaines, une étrange, une impossible aventure, celle d'une république indépendante, la Commune. Adossée à la mémoire de la Grande Révolution, elle ne durera que soixante-douze jours.
    La dernière insurrection sociale du XIX e siècle sera sauvagement écrasée au cours d'une longue et sanglante semaine. Jacques Rougerie narre cette aventure héroïque et utopique dans la première partie de ce livre, « Paris insurgé ». Puis, dans la deuxième partie, « Procès des Communards », il fait entendre les héros, grands ou anonymes, de ces semaines dont nous gardons le souvenir tragique. Devant le conseil de guerre : ils sont là, Louise Michel, Courbet, Rossel, Ferré et tant d'autres, parmi les 36 000 détenus dont aucun historien de la Commune n'avait jamais entendu la voix jusqu'à l'ouverture des 15 000 dossiers inédits de la justice militaire. Ce qui permet à Jacques Rougerie d'instruire ici publiquement, le nouveau procès des Communards, loin des mythes d'une sanglante bacchanale ou d'une révolution prolétarienne.

  • 2 juillet 1816. La frégate La Méduse s'échoue sur un banc de sable au large de la Mauritanie. Cent cinquante passagers sont abandonnés sur un radeau qui dérive pendant treize jours. Quinze seulement survivent. Quatre témoignent de cette expérience hors du commun. Leur récit bouleverse et divise la France de la Restauration. À travers la mise en cause du capitaine, c'est le gouvernement lui-même qui est attaqué. Au-delà de cette dimension politique, les Français découvrent avec stupeur cette aventure tragique et macabre où, sans provisions, les naufragés se sont entretués, les rescapés dévorant la chair des cadavres. Partant des récits des témoins et d'archives inédites, Jacques-Olivier Boudon nous raconte les rebondissements de ce drame qui touche les replis les plus sombres de l'âme humaine.

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  • Éminent philosophe du XIXe siècle et fondateur du positivisme, Auguste Comte (1798-1857) aima passionnément Clotilde de Vaux (1815-1846) pendant une « année sans pareille », entre avril 1845 et avril 1846. Séparé de sa femme, il a quarante-sept ans, Clotilde de Vaux en a trente et un. Flattée de son affection, de l'encouragement qu'il lui dispense dans ses projets d'écriture, elle l'admire mais ne lui offre que son amitié. De son côté, le philosophe l'idolâtre, et se résout à cet amour platonique. Lorsque Clotilde de Vaux meurt le 5 avril 1846 de la tuberculose, elle devient l'objet d'un culte quotidien par Auguste Comte, culte entretenu et développé jusqu'à la fin de sa vie en 1857.
    Entre Auguste Comte et Clotilde de Vaux, ce sont donc cent quatre-vingt-trois lettres échangées. Cette correspondance apporte un regard neuf et inattendu sur un penseur souvent jugé austère. Elle prépare et contient aussi en germe la seconde philosophie de Comte sur la religion de l'Humanité. Elle constitue enfin un document littéraire remarquable par le contraste qu'elle offre entre les déclarations enflammées d'Auguste Comte, rédigées dans le ton de ses ouvrages philosophiques, et les réponses de Clotilde de Vaux écrites dans une belle langue classique.

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  • Le 21 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes.

    Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • En 1898, Louise Michel achève la rédaction de son histoire de la Commune : « Écrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c'est revivre les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s'envola de l'abattoir ; c'est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique de l'incendie, s'endormit la Commune belle pour ses noces avec la mort, les noces rouges du martyre. Dans cette grandeur terrible, pour son courage à l'heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les hésitations de son honnêteté profonde. » Quelque vingt-cinq années après les événements, cette figure de la Commune de Paris n'a pas perdu de sa fougue.
    Dans ce récit passionné, elle raconte, jour par jour, les épisodes de ce drame qui lui valurent d'être emprisonnée puis déportée pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel sur la Commune et ses acteurs. De plus, ses qualités stylistiques et la force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands classiques de notre littérature politique.
    Cette nouvelle édition, entièrement revue, est augmentée de nombreux éclaircissements critiques, d'un index et d'un dossier photographique.

  • Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition en 1967 dans la « Petite collection Maspero », reste un grand classique. Son auteur, acteur et témoin de la Commune de Paris, se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque.
    Le résultat est cette « somme », qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, « mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant », qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut « un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français ».
    « La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissagaray, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper. » La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.

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  • « Nous étions fermement persuadés que le vaisseau coulerait sous peu d'heures et, néanmoins, le feu continuait avec la plus grande vivacité, aux cris de «Vive l'Empereur !». » Malgré le panache et la bravoure des marins de l'Empire, pour les Français la bataille de Trafalgar signifie désastre et renoncement. Pour les Anglais, c'est une apothéose : ce 21 octobre 1805, la flotte commandée par l'amiral Nelson parvient à défaire l'armée navale franco-espagnole. Nelson en sort déifié, la Royal Navy en tire un immense prestige, et continue au XXIe siècle de célébrer son anniversaire avec une ferveur religieuse. En France, même si Napoléon construit encore des navires de guerre, c'est l'abandon de tout espoir de contester la maîtrise des mers aux Anglais et le début d'une amnésie volontaire.

    L'amiral Rémi Monaque dresse un tableau complet de la bataille, depuis ses prémices jusqu'à ses conséquences lointaines. Grâce au portrait des principaux acteurs du drame, à l'étude des trois marines impliquées et à la description des conditions de vie à bord comme des techniques de combat, il permet au lecteur de vivre la terrible journée dans toute son horreur et sa complexité. Il met aussi en pleine lumière le rôle joué par l'Empereur et offre à travers cette nouvelle édition le livre de référence sur Trafalgar.

  • Si Napoléon III est à présent bien connu et si le Second Empire est réévalué depuis deux décennies, la figure de ceux qui ont entouré, servi et pour certains combattu l'Empereur reste dans l'ombre.
    Voici le portrait de vingt-cinq femmes et hommes liés aux splendeurs et aux misères de la France au milieu du XIXe siècle : le duc de Morny, le baron Haussmann, l'impératrice Eugénie, Louis Pasteur, Prosper Mérimée, mais aussi Victor Hugo, George Sand, Léon Gambetta ou encore la reine Victoria, Pie IX, Bismarck... Toutes ces vignettes composent un grandiose tableau d'ensemble qui permet de comprendre la complexité de la période.

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  • Au milieu de la nuit du 14 juillet 1881, à Fort Sumner dans le Territoire du Nouveau-Mexique, William H. Bonney, mieux connu sous le nom de Billy the Kid, était révolvérisé par le shérif Pat Garrett dans des circonstances troubles.
    On soupçonna le shérif de n'avoir pas été très fairplay dans cette affaire.
    Offensé par la rumeur, il décida d'écrire dans les mois suivants La Véritable Histoire de Billy the Kid, avec l'aide d'un écrivaillon alcoolique notoire, afin d'établir son honorabilité.
    Au lieu de quoi, ce récit de la « vérité toute nue » donna lieu à une perle dela littérature populaire américaine, le roman fondateur de l'un des plus grands myhtes contemporains.
    Ce livre est à l'origine du film légendaire de Sam Peckinpah, Pat Garrett et Billy the Kid, avec Kris Kristofersson et James Coburn.
    Cette édition de poche sera augmentée de quelques photos des protagonistes de la vie de Billy the Kid.

  • À la fin du XIXe siècle, à l'ère des premiers téléphones et du développement de la presse populaire, nombreux sont ceux obsédés par l'une des dernières régions non cartographiées du globe : le pôle Nord. James Gordon Bennett, patron excentrique du New York Herald en quête de récits sensationnels, finance une expédition pour atteindre ce Graal des explorateurs. Fortement convaincu que la mer polaire est ouverte, il en confie le commandement au jeune officier de marine George Washington De Long.
    Le 8 juillet 1879, la Jeannette quitte San Francisco avec trente-trois hommes à son bord, sous le regard d'une foule en transe, contaminée par la fièvre arctique. Mais une fois passés les comptoirs de l'Alaska et le détroit de Béring, le bateau est pris dans les glaces, et plus rien ne se déroulera comme prévu...

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  • Histoire du XIXe siècle Nouv.

    Dans la lignée de L'Histoire du XXe siècle, une nouvelle édition en couleur du « classique » de Serge Berstein et Pierre Milza.

    La référence indispensable pour comprendre le XIXe siècle, pour tous les étudiants en Histoire, en IEP ou en classes prépa littéraires.
    Les « plus » de cette nouvelle édition :
    Une nouvelle maquette couleur.
    Des résumés introductifs et des documents iconographiques en début de chaque chapitre.
    De nombreuses cartes et graphiques en couleur.
    Des documents sources et des citations en exergue.

  • Qu'est-ce que la Commune de 1871 ? Ce livre, riche de multiples points de vue, propose des pistes novatrices et rouvre le débat. Il s'agit d'une relecture collective de la Commune, dans un cadre spatio-temporel élargi. Il propose au lecteur d'aller au plus près du quotidien de 1871, localement, comme d'examiner l'événement à l'échelle nationale ou internationale.

    Devenue un mythe mondial au xxe siècle, la Commune de 1871 est en réalité mal connue. Le déclenchement de l'insurrection parisienne le 18 mars et la répression de la Semaine sanglante à la fin du mois de mai sont des points de repères parisiens, marqueurs mémoriels qui cachent en partie sa grande complexité, comme sa dimension nationale ou transnationale.
    Fertile en initiatives de tous types, la Commune constitue a posteriori un extraordinaire et fascinant laboratoire du politique. Expérience démocratique originale, affirmation républicaine, forme de fédéralisme à la française, tentative d'émancipation sociale, utopie, référence insurrectionnelle ou révolutionnaire, elle est tout cela à la fois et davantage encore. De fortes reconstructions historiques, sociales et politiques ont de plus accentué sa complexité.
    Aujourd'hui, l'historiographie de 1871 se libère de ses carcans et l'expérience communaliste suscite une curiosité renouvelée. Cet ouvrage présente un ensemble novateur de trente-cinq textes inédits des meilleurs spécialistes français ou étrangers mais aussi de jeunes chercheurs. Il s'agit d'une relecture collective de la Commune, dans un cadre spatio-temporel élargi. Il propose au lecteur d'aller au plus près du quotidien de 1871, localement, comme d'examiner l'événement à l'échelle nationale ou internationale : France, Allemagne, Italie, Autriche, Empire ottoman ; Paris, Lyon, Narbonne, Bordeaux ou Perpignan, Aveyron et Morbihan, Oise et Doubs... Le livre explore l'héritage de 1848 et accorde une large place à l'après-Commune, à l'exil et la déportation, aux postérités, aux mémoires, influences et interprétations.
    La Commune, ce sont avant tout des hommes et des femmes, des destins. Les regards se portent donc sur les individus : la Commune représente un moment particulier dans des trajectoires de vie d'acteurs ou de contemporains connus ou anonymes. Enfin, le livre aborde les relations complexes entre l'histoire de la Commune et sa mémoire et ses commémorations, de la fin du xixe siècle à nos jours.
    Qu'est-ce que la Commune ? Cet ouvrage propose des pistes novatrices et rouvre le débat. Il montre la dimension capitale de l'expérience communaliste pour décrypter le xixe siècle ou nourrir nos questionnements les plus contemporains.

  • Le siège de Paris

    Frédéric Mounier

    • Cerf
    • 7 Janvier 2021

    1870. Paris confiné. Paris émeutier. Paris encerclé.
    Paris incendié. Le nouveau pouvoir débordé.
    L'armée jetée contre la foule. L'insurrection matée.
    Et toute la France qui vacille...
    Où va la démocratie ? Les drames d'aujourd'hui font écho aux tragédies d'hier. Le siège de la capitale par les Prussiens, du 18 septembre 1870 au 28 janvier 1871, aura servi de décor à l'un de ces grands déchirements auxquels se livrent les Français. Le combat aura opposé les accoucheurs de la IIIe République aux précurseurs de la Commune. Il aura préfiguré, déjà, l'affrontement contemporain entre les libéraux réformistes et les révolutionnaires radicaux.
    C'est cette guerre civile dans la guerre globale dont Frédéric Mounier dresse ici le flamboyant et émouvant récit. À la manière journalistique d'un reporter, cinématographique d'un vidéaste, il nous transporte de scène en scène, de personnage en personnage et nous donne à voir, en direct, les espoirs et les colères, les rêves et les saccages, les enthousiasmes et les malheurs de ce tourbillon sur fond de palais et de barricades, de discours et de harangues, de larmes et de sang. Tout en ressuscitant, femmes ou hommes, célèbres ou anonymes, les politiques, les intellectuels, les artistes, les bourgeois, les ouvriers qui furent les acteurs de cette page essentielle de notre histoire.
    Un roman vrai qui se lit d'une traite. Une épopée populaire qui permet à chacune et à chacun de revivre hier comme s'il y était. Une plongée passionnante dans le passé qui éclaire l'actualité.

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