• « Non, les femmes pre´historiques ne consacraient pas tout leur temps a` balayer la grotte et a` garder les enfants en attendant que les hommes reviennent de la chasse. Les imaginer re´duites a` un ro^le domestique et a` un statut de me`res rele`ve du pre´juge´. Elles aussi poursuivaient les grands mammife`res, fabriquaient des outils et des parures, construisaient les habitats, exploraient des formes d'expression symbolique. Aucune donne´e arche´ologique ne prouve que, dans les socie´te´s les plus anciennes, certaines activite´s leur e´taient interdites, qu'elles e´taient conside´re´es comme infe´rieures et subordonne´es aux hommes. Cette vision de la pre´histoire proce`de des a priori des fondateurs de cette discipline qui nai^t au XIXe sie`cle. Il est temps de poser un autre regard sur l'histoire de l'e´volution et de de´construire les processus qui ont invisibilise´ les femmes a` travers les sie`cles. » M.P.M.

    S'appuyant sur les dernie`res de´couvertes en pre´histoire et l'analyse des ide´es rec¸ues que ve´hicule, jusqu'a` notre e´poque, la litte´rature savante, cet essai pose les bases d'une autre histoire des femmes, de´barrasse´e des pre´juge´s sexistes, plus proche de la re´alite´.

  • « Ce n'est pas le plus fort de l'espèce qui survit ni le plus intelligent. c'est celui qui sait le mieux s'adapter au changement. » Charles Darwin.

    De la tectonique des plaques pour comprendre l'émergence des continents aux premiers organismes vivants jusqu'aux mammifères et aux Hommes, cet ouvrage unique retrace des millions d'années de vie sur Terre. Cette encyclopédie familiale propose un classement par période géologique(de l'Archéen au Quaternaire) et rend accessible l'histoire des premières formes de vie primitives grâce: - au traitement distinct des plantes, des invertébrés et des vertébrés ; - aux cartes, graphiques et chronologies pour se repérer ; - aux indicateurs d'échelles des espèces pour imaginer leur taille réelle ; - à l'iconographie riche et aux reconstitutions en 3D de squelettes et de fossiles complexes. Les fougères arborescentes, les prêles, les calamars géants, les coraux, les vélociraptors et autres tyrannosaures n'auront plus aucun secret pour vous. Explorez cette incroyable vie sur Terre !

  • Que savons-nous des transformations de leur corps ? Quels rôles avaient-elles dans la famille ? Quels étaient leurs tâches quotidiennes, leurs réalisations techniques et leurs talents artistiques ? De quels pouvoirs disposaient-elles ?
    De nouvelles découvertes et de nouveaux questionnements rendent enfin visibles ces femmes qui vécurent aux temps lointains de la Préhistoire, de l'aube du Paléolithique jusqu'aux confins de l'âge du fer.
    En éclairant sous un angle neuf la vie matérielle, familiale, sociale, religieuse des mondes de la Préhistoire, Claudine Cohen ancre la réflexion actuelle sur la différence des sexes et le statut social des femmes jusque dans la profondeur des millénaires.

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  • Par le terme « Anthropocène », on désigne la nouvelle époque géologique dans laquelle nous sommes récemment entrés et qui se caractérise par la pression sans précédent que les humains font peser sur l'écosystème terrestre. Ses racines profondes ? L'entrelacement étroit, depuis la plus lointaine Préhistoire, de la trajectoire de la nature et de celle des sociétés humaines.

    Après avoir fait la généalogie du concept et évoqué les polémiques que suscite son adoption, Michel Magny examine les différentes manifestations de la crise écologique dont l'Anthropocène est aujourd'hui le nom : réchauffement climatique, chute de la biodiversité, pollution des écosystèmes, anthropisation des espaces terrestres et pression démographique.

    Et de s'interroger plus largement : l'Anthropocène ne nous donnerait-il pas à penser, avec la crise écologique, celle des sociétés humaines, c'est-à-dire le rôle de notre espèce et les imaginaires qui fondent notre manière de faire société et d'habiter le monde ?

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  • Notre regard sur nos lointains ancêtres change. Finie la bête hirsute grognant du fond d'une caverne. Les percées scientifiques ont mis un terme à cette caricature : elles révèlent au contraire une humanité plurielle, sensible, inventive et tournée vers les premières formes d'art, voire de spiritualité. Mais alors, à quoi pouvaient ressembler nos ancêtres? Ont-ils toujours marché sur leurs deux jambes ? Étaient-ils cannibales ? L'Afrique a-t-elle été le berceau de l'Humanité ? Néandertal est-il notre ancêtre direct ? Cro-Magnon était-il blanc ? Les femmes étaient-elles cantonnées aux tâches domestiques ?
    Autant de questions auxquelles répond Eric Pincas invitant ce faisant à un voyage aux services de l'humanité.

  • Femmes néolithiques Nouv.

    Femmes néolithiques

    Anne Augereau

    • Cnrs
    • 6 Mai 2021

    La domination masculine est un fait quasi universel?: plus de 80?% des groupes humains sont patrilinéaires et à fort pouvoir masculin. Le Néolithique, qui voit l'émergence de l'agriculture et de l'élevage, est sans doute une des périodes parmi les plus importantes pour comprendre comment et pourquoi nos sociétés sont encore aujourd'hui ainsi configurées. Examiner comment se constituent et interagissent les deux catégories sociales fondamentales que sont celles des femmes et des hommes lors du passage au statut d'agriculteurs-éleveurs sédentaires représente un enjeu majeur dans la recherche des origines des inégalités.
    Les rapports de genre au Néolithique ont été encore peu explorés. Il faut néanmoins se montrer prudent, et fonder les conclusions sur ce que disent les données mobilisées. Or, le genre n'a d'existence que s'il s'accomplit, s'il est visible. Il se matérialise par des attributs, des postures et des gestes, par des habitudes, par la manière de conduire des activités. Cette matérialité bénéficie à la discipline archéologique dont le support principal est l'analyse des productions matérielles des humains sous toutes leurs formes?: parures, costumes et outillages, modes alimentaires, activités de subsistance, etc.
    L'une des premières cultures néolithiques européennes, le Rubané, se prête parfaitement à une telle approche?: de nombreux caractères de cette société sont connus et peuvent être mobilisés pour faire ressortir les premières informations qu'il est possible d'énoncer sur les conditions des femmes au Néolithique.

  • Voici un livre qui retrace la formidable histoire de l'humanité depuis 4 millions d'années.

    À chacune de ses étapes, l'humanité a non seulement choisi son destin, mais elle a combattu, grâce à la puissance de son esprit, les contraintes imposées par son anatomie et par son environnement. Ainsi s'explique l'expansion incessante des hominidés vers toutes les régions du globe, là où justement leurs limites biologiques ne le permettaient pas. Ainsi s'expliquent les conquêtes, les découvertes et les oeuvres d'art qui procèdent du même schéma : créer ce qui n'a pas été encore fait, spécialement si c'est considéré comme impossible.

    Dans ce livre, Marcel Otte nous montre combien la préhistoire, mûrement comprise, nous offre les clefs de nous-mêmes, de nos sociétés et de nos civilisations. Et qu'elle nous indique aussi le chemin pour réapprendre à protéger la nature et sauver notre espèce de sa propre autodestruction.

  • Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? À cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue.
    Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance.
    Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : «Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie.» Tout le dossier de la question est à reprendre.

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  • Qui était Néandertal ? Un singe repoussant ou un roux à la peau diaphane ? Un charognard ou un chasseur génial qui maîtrisait le langage et vénérait déjà ses morts ? Et se pourrait-il qu'il soit encore parmi nous?
    La génétique l'avait annoncé, la paléoanthropologie le confirme : Homo neanderthalensis et Homo sapiens ont mélangé leurs cultures, mais aussi leurs gènes sur le même territoire européen, et ce pendant au moins 5 000 ans. Néandertal serait donc le frère d'Homo sapiens, et non son cousin éloigné, comme on l'a longtemps pensé.
    Bouleversée par l'apparition de méthodes de recherche inédites, notre histoire ancienne se récrit très vite et nous réserve des surprises de taille. Dans cette passionnante enquête, les auteurs dressent le portrait le plus actuel de notre étrange ancêtre et passent en revue les multiples hypothèses qui pourraient expliquer sa disparition. Car mieux connaître notre frère Néandertal, c'est en savoir beaucoup plus sur nous-mêmes.

  • Néandertal, qui a foulé notre sol il y a 350 000 ans, a longtemps été considéré comme un être fruste et brutal à l'allure d'un singe. Aujourd'hui les indices se multiplient suggérant que les Néandertaliens pratiquaient à peu près toutes les activités que l'on pensait l'apanage d'Homo sapiens. Ils étaient de grands chasseurs et d'habiles artisans et avaient des pensées métaphysiques, puisqu'ils enterraient leurs morts. Pour Marylène Patou-Mathis, Néandertal est victime d'un délit de sale gueule. Il se retrouve tout en bas de l'échelle, alors que Cro-Magnon est au sommet. La classification est importante en science. Mais en revanche, à quoi bon hiérarchiser ? Ça n'a ni sens ni intérêt. L'auteure aime faire le lien entre ses recherches et le présent. Elle cherche a comprendre pourquoi Néandertal a disparu et pourquoi il avait été si important de le dépeindre en inférieur.
    En préhistoire comme dans d'autres domaines, déconstruire les mythes permet d'ouvrir de nouvelles possibilités.

  • Qu'est-ce que la préhistoire ?
    Ce livre explique comment durant environ 40 millénaires (nous ne sommes dans notre histoire connue par des sources écrites qu'au 2e millénaire !) nos ancêtres ont vécu, fabriqué des merveilles, enterré leurs morts, construit des villes et des nécropoles, défriché toute l'Europe occidentale. L'Europe, dans sa version large -de l'Atlantique à l'Oural et même un peu au-delà - a innové, inventé l'agriculture et la métallurgie: c'est ce qu'on a appelé la Révolution néolithique, dont nous vivons encore.
    Cela dit, les humains de ces époques anciennes n'ont pas laissé de témoignages écrits : juste des traces matérielles que l'archéologue déchiffre, grâce à l'étude des données mises au jour dans - et sous - le sol.
    Au fur et à mesure que les méthodes de l'archéologie se perfectionnent et se professionnalisent, la vision qu'on peut avoir de ces lointains ancêtres se précise et se raffine.
    Un livre plein de surprises, à la pointe de la recherche, qui sera pour beaucoup une révélation.

  • La question des origines s'est toujours posée à l'humanité. Longtemps, ce passé nébuleux a fait l'objet de constructions plus proches des mythes et légendes que d'une quelconque histoire de l'homme. C'est au xixe?siècle que le mot «?préhistoire?» est entré dans le langage courant. Pour autant, les horizons qu'il évoque ne sont pas les mêmes selon qu'on est adulte ou enfant, spécialiste ou néophyte. Des désirs différents y résonnent. Ils contribuent à donner toute sa richesse et sa complexité à l'idée de préhistoire aujourd'hui.
    La préhistoire des préhistoriens est très concrète, forgée à partir d'indices matériels qu'ils réunissent à la manière de détectives. Malgré l'absence de documents écrits, cette très longue durée est mieux comprise grâce aux techniques fines de fouille, aux progrès des datations et de l'analyse des vestiges. Anthropologues, philosophes, psychanalystes et historiens portent sur la préhistoire un oeil plus distancié. Artistes et écrivains y voient un monde perdu, un âge d'or, à moins qu'elle ne soit pour eux le miroir déformant de notre propre société. Autant de visions qui se nourrissent mutuellement.

    Ont collaboré à cet ouvrage préhistoriens, historiens, philosophes, anthropologues, psychanalystes, spécialistes d'histoire de l'art et de littérature, mais aussi des médiateurs, des artistes et des écrivains comme Renaud Ego, Maylis de Kerangal, Zad Moultaka et Jean-Loup Trassard, qui ont accepté de raconter leur rencontre avec la préhistoire.

  • Des premiers hominidés bipèdes il y a plus 7 millions d'années à l'invention de l'écriture, ce livre raconte l'histoire de nos origines en 120 événements.
    De Neandertal à l'homme de Florès, vous suivrez la passionnante odyssée de l'évolution humaine.
    Du plus ancien foyer dont la trace a été retrouvée en Afrique du Sud aux magnifiques peintures de Lascaux, vous visiterez les sites les plus remarquables au monde.
    Au fil des découvertes, vous rencontrerez les plus grands savants qui nous ont révélé l'incroyable histoire de nos origines !

  • Le Néolithique a été baptisé ainsi en 1865 par le préhistorien John Lubbock, qui divisait l'âge de la pierre en deux : d'une part l'« âge de la pierre ancienne », soit le Paléolithique ; d'autre part l'« âge de la pierre nouvelle », c'est-à-dire le Néolithique.
    De fait, c'est à cette époque de son histoire, vers 8 500 à 6 000 ans avant notre ère, que l'humanité a connu des bouleversements techniques et sociaux de toute première importance.
    Invention de l'agriculture et de l'élevage, sédentarisation, mise au point d'outils de pierre polie, poterie, céramique, débuts de l'architecture... On ne compte plus les innovations de ce que certains ont appelé une véritable « révolution ». Le phénomène, pourtant, fut progressif, et plus ou moins lent selon les régions.
    Anne Lehoërff nous raconte avec passion et érudition la fabuleuse histoire de ces ancêtres qui ont posé les bases des sociétés humaines.

  • Qui est le premier représentant de la lignée humaine ? Sommes-nous toujours soumis à l'évolution ? Comment expliquer que l'on naisse avec des couleurs de peau différentes, que les hommes soient plus grands que les femmes ou encore que la musique soit universelle ? Comment en est-on arrivé à 7 milliards d'individus et pourrons-nous encore nous nourrir en 2050 ? En une cinquantaine de questions posées à autant de chercheurs - parmi lesquels Yves Coppens, Maurice Godelier, Hervé Le Bras, Jean Guilaine, Guillaume Lecointre, Marylène Patou-Mathis -, cet ouvrage foisonnant retrace la plus belle histoire qui soit, la nôtre.
    De l'anthropologie à la biologie, de la linguistique à la neurologie et la paléontologie, ce livre offre un éclairage précieux pour mieux penser notre passé, mais aussi les interrogations d'aujourd'hui autour de la diversité, du genre et de notre avenir sur Terre : des clés pour comprendre d'où nous venons, qui nous sommes et où nous allons.

  • L'écrivain propose sa relecture de l'histoire de France. Pour chaque grande période il présente les événements et les personnages marquants, le contexte européen, et il dénonce les clichés, les contresens et les idées reçues. Les guerres, les conquêtes, les héros obligés, rien ni personne n'est oublié, mais tout est revu et corrigé.

  • L'homme s'est représenté lui-même à partir du moment où il est apparu sous sa forme moderne - celle d 'Homo sapiens sapiens - même si l'on discute aussi sur la possibilité et l'interprétation d'éventuelles figurations plus anciennes. Et, pour l'essentiel, l'homme a d'abord représenté la femme ; mais ces images sont longtemps restées minoritaires : ce sont pour commencer les animaux qui ont été figurés, dans une grande variété de formes et de styles, comme si la représentation humaine devait rester exceptionnelle, ou périphérique. Puis la révolution néolithique, qui voit agriculture et élevage remplacer chasse et pêche, s'accompagne d'une révolution des images au sein de laquelle la figure humaine se libère en Orient des canons inexpressifs et codés du Paléolithique à travers des figurines d'argile cuite, mais aussi de pierre et de chaux.
    Ces premières figurations humaines, étudiées par Jean-Paul Demoule, apparaissent dans un espace cohérent et homogène, celui du Proche-Orient, de la Méditerranée et de l'Europe, qui évoluent de conserve tout au long de ces trente millénaires.
    C'est l'histoire globale de la figure que raconte cet ouvrage : il retrace la naissance et l'évolution de la figure humaine aux périodes préhistoriques et protohistoriques, jusqu'à l'apparition de l'esthétique propre aux organisations étatiques.

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  • Été 2003. La canicule étouffe l'Europe. Dans les Alpes suisses, la chaleur fait fondre les glaciers et ouvre un chemin jusqu'au col du Schnidejoch. Après trois jours de marche, une randonneuse qui tentait l'ascension découvre un objet étrange d'environ 40 centimètres de long qu'elle ne parvient pas à identifier.

    Intriguée, elle l'emporte et décide de le faire examiner par une archéologue du musée d'Histoire de Berne. Cette dernière se rend compte qu'il s'agit d'un objet rare et ancien : un morceau de carquois resté enfermé près de 5 000 ans dans la glace !
    C'est donc un témoignage direct d'une période de la Préhistoire qui a bouleversé l'humanité et provoqué une rupture dans l'histoire des hommes : la révolution néolithique. Parviendra-t-on à retrouver le corps momifié du propriétaire du carquois, surnommé Schnidi ? Qui étaient les hommes du Néolithique ? Nous ressemblaient-ils plus que nous le pensons ?

  • 50 ans d'archéologie française au Soudan Nouv.

  • La Mésopotamie n'a pas seulement inventé l'écriture. Elle est également le creuset de la plus vieille religion à ce jour connue.
    Religion s'entend au sens le plus strict : un Panthéon de divinités dans lequel chacun se voit attribuer un rôle et une fonction propres, dont l'intercession s'obtient par des rites codifiés, dont les volontés se manifestent à travers des signes qu'une classe de prêtres sait interpréter.
    Des divinités accessibles, dont le monde est à l'origine du monde des humains, dont les structures hiérarchiques modèlent, sur terre, celles de l'univers politique et social.
    Des divinités présentes, actives, mais à aimable distance des hommes, au point que ceux-ci ont le loisir d'élire, selon les circonstances de leur vie, celle ou celui à qui ils réserveront une dévotion particulière.
    Une religion qui invente des rites, des récits (celui du Déluge), voire des épopées (celle de la Création ou de la Naissance du travail) dont, par contamination, les religions des pays voisins, aux civilisations moins élaborées, s'inspireront ou qu'elles retravailleront.
    Une religion, véritable : certainement le premier système de croyances fortement élaboré, qui fut le creuset de ce qui a moulé notre monde : le monothéisme.

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  • L'histoire des hommes est essentiellement paléolithique : pendant trois millions d'années, les humains se sont passés d'agriculture et d'élevage, la totalité de leurs ressources provenant de la collecte. Ces sociétés préhistoriques n'en ont pas moins suivi des cheminements divers, tandis que les Hommes eux-mêmes connaissaient une évolution anatomique.
    Être paléolithicien, c'est essayer d'appréhender cette lointaine histoire humaine, de penser les origines de l'art, l'émergence du langage ou encore la naissance d'innovations techniques à partir de sources lacunaires et sur des échelles de temps inhabituelles.
    Cet ouvrage nous invite à comprendre comment les chercheurs enquêtent sur ces temps immémoriaux et quelles sont aujourd'hui nos connaissances sur une période d'autant plus captivante qu'elle nous confronte à la fois à l'histoire ancienne de notre propre espèce et à des formes d'humanité très éloignées de la nôtre.

  • Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal.
    Le livre est impressionnant par « une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité » (Febvre encore). Il annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.

  • L'objectif de l'ouvrage est de dégager ce qui a guidé François Daleau (1845-1927) dans ses recherches durant les décennies qui se sont avérées cruciales pour l'histoire de la préhistoire paléolithique, période dans laquelle il s'est beaucoup investi avec ses fouilles de la grotte ornée de Pair-non-Pair. Le nom de François Daleau est aujourd'hui tombé dans l'oubli, mais à son époque il était reconnu par les plus grands. Ce travail a pu être mené à bien grâce à l'examen des milliers de pages manuscrites léguées par François Daleau à son décès, sous la forme de calepins, de carnets d'excursions, de brouillons de lettres, de notes de lecture, d'inventaires, etc. J'ai à la fois évité une lecture finaliste et une présentation « hagiographique », deux biais qui ont souvent marqué les travaux historiographiques. Au plan épistémologique, les documents conservés et les textes publiés ont été utilisés comme autant d'ordres d'indices susceptibles de circonscrire la manière dont Daleau concevait sa recherche, afin de le situer dans la trame scientifique (hétérogène) de son époque. J'ai voulu préciser ce qui conduit un découvreur dans sa démarche et, pour ce faire, j'ai confronté´ les textes de François Daleau aux travaux de ses contemporains, en veillant à ne pas leur faire prendre une signification qui ne leur a souvent été conférée qu'ensuite. La redécouverte de personnalités jugées secondaires est susceptible de montrer que des cadres conceptuels et des méthodes très différents de ceux que l'on exploite aujourd'hui étaient possibles et par là d'ouvrir à de nouvelles orientations de recherche. Cette analyse m'a permis de montrer que François Daleau a joué un rôle majeur dans les recherches en préhistoire et apporté une contribution importante à la discipline alors en formation. Il a construit une préhistoire fonctionnelle qui intègre le temps long de la stratigraphie archéologique. Son approche vise à centrer l'attention sur le fait archéologique lui-même. Sa méthode repose à la fois sur un remarquable sens de l'observation et sur un sens critique qui lui permet de procéder à une juste évaluation des données récoltées. Des techniques de prospection à l'enregistrement des données de terrain en passant par l'identification et la résolution de problèmes proprement archéologiques, François Daleau a construit une discipline à part entière.

  • Le Temps Sacré des Cavernes est une synthèse claire et accessible de toutes les hypothèses proposées au fil du temps par la communauté scientifique pour répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque évident dans la littérature consacrée à ce sujet, aucun autre livre ne remplissant un tel cahier des charges. D'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, « Le Temps Sacré des Cavernes » accorde à chaque théorie une attention égale, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes.

    Après la préface, l'introduction et les mises en garde préliminaires, vient la première partie visant à présenter l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes en la matière, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son mode de vie, son équipement, ses relations sociales comme avec son environnement (animaux, éléments) et les traces qu'ils a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité. La seconde partie, consacrée aux interprétations, propose au lecteur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : l'art pour l'art, zoocénose, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, zodiaque préhistorique, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, rites d'initiation, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra enfin se forger son intime conviction.

    Ce livre paraîtra simultanément avec l'inauguration de Lascaux IV.

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