Oeuvres complètes : oeuvres en prose et en vers (1868-1873) ; une saison en enfer ; illuminations ; lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875) ; vie et documents 1854-1891 Oeuvres complètes : oeuvres en prose et en vers (1868-1873) ; une saison en enfer ; illuminations ; lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875) ; vie et documents 1854-1891
Oeuvres complètes : oeuvres en prose et en vers (1868-1873) ; une saison en enfer ; illuminations ; lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875) ; vie et documents 1854-1891 Oeuvres complètes : oeuvres en prose et en vers (1868-1873) ; une saison en enfer ; illuminations ; lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875) ; vie et documents 1854-1891

Oeuvres complètes : oeuvres en prose et en vers (1868-1873) ; une saison en enfer ; illuminations ; lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875) ; vie et documents 1854-1891

À propos

Faire d'une «oeuvre petite et fermée comme un poing» (Pierre Michon dixit) quelque chose qui ressemble à un livre : délicate entreprise. Car il faut aussi que le livre ressemble à l'oeuvre et ne tire pas sa forme de vieilles routines. Rimbaud a fait imprimer Une saison en enfer et à peu près rien d'autre. L'invention éditoriale est donc permise. Subdivisions, périodisations, classifications et déclassements ont parfois fait de l'éditeur un biographe déguisé ou un commissaire-priseur. Or, s'il s'est lui-même essayé à des regroupements, Rimbaud n'a jamais fini le travail. L'achever pour lui - distribuer ses oeuvres dans des cases entérinées par l'usage ou imaginées pour l'occasion -, c'est plaquer des catégories posthumes sur une énigme vivante. Sous l'intitulé oeuvres et lettres - mais À la recherche d'une voix aurait été un titre acceptable -, cette édition présente l'oeuvre (en prose et en vers) dans sa continuité (et ses ruptures), selon une chronologie avérée ou conjecturale. De chaque poème on offre, successivement, les différentes versions connues, y compris celles que Rimbaud a insérées dans ses lettres. La typographie varie selon qu'on donne à lire un manuscrit autographe ou une copie, voire une publication non autorisée par l'auteur. Puis viennent les lettres écrites par Rimbaud entre 1870 et 1875 (dont les lettres du «voyant», bien sûr), avec à nouveau, le cas échéant, les poèmes qui y sont inclus et qui peuvent donc être lus, cette fois, dans leur contexte. Tout ce qui suit est hors d'oeuvre. Sous l'intitulé Vie et documents paraît la «Chronologie», qui est habituellement placée en tête des volumes de la Pléiade. On y glisse, à leur date, les lettres écrites par Rimbaud de 1878 («J'arrive ce matin à Gênes...») à sa mort. On propose en outre un choix de documents ; ils ne dissipent pas le mystère, tout au plus en dessinent-ils les contours. Mais qu'y a-t-il de plus énigmatique chez Rimbaud ? Son silence ? ou bien plutôt sa voix ?

Rayons : Littérature générale > Œuvres classiques

  • EAN

    9782070116010

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    1 101 Pages

  • Longueur

    17 cm

  • Largeur

    10.5 cm

  • Épaisseur

    3 cm

  • Poids

    465 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Beaux-livres

Infos supplémentaires : Luxe  

Arthur Rimbaud

1854-1891 Rimbaud est élevé, à Charleville, par sa mère, une femme à principes. Il commence à écrire des poèmes à l'âge de seize ans et essaie de les publier. A partir de 1870, il fait plusieurs fugues à Paris et en Belgique. Appelé par Verlaine à qui il a envoyé quelques poèmes, il commence avec lui une vie de vagabondage. Leur liaison tumultueuse s'achève par un coup de revolver: Rimbaud est blessé et rentre dans la maison familiale de Roche. Il écrit alors Une saison en Enfer. A 19 ans, il renonce à toute activité littéraire. En 1880, il est gérant d'un comptoir commercial en Abyssinie. Il y pratique le commerce de l'ivoire, du café, puis, des armes. En 1891, il se fait rapatrier: une tumeur au genou s'est déclarée et il devra se faire amputer. Il meurt à Marseille.ÿDès ses premiers poèmes, Rimbaud crie sa soif de la vraie vie et sa révolte contre le monde civilisé. Pour l'adolescent de 1870, le règne de la "future vigueur" n'est pas une utopie. L'insurrection parisienne a vu la levée des plus exploités, des plus écrasés par la norme sociale. Pour s'en affranchir, le poète doit intervenir et insuffler "l'énormité" par le "dérèglement de tous les sens" et une langue nouvelle qui soit "de l'âme pour l'âme, résumant tout, parfums, sons, couleurs, de la pensée accrochant la pensée et tirant" (Lettre du voyant)

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