Le contre-ciel ; les dernières paroles du poète

À propos

«Je veux vivre toujours d'une vie plus réelle, en rejetant dans le monde tout ce qui me limite, et dont je fais aussitôt une Existence, une Matière, un Objet de connaissance. Comme cette négation s'opère dans la durée irréversible, ce que je rejette hors de moi, je le rejette aussi dans le passé. Ainsi, je ne suis véritablement que dans l'acte de négation et dans l'instant. Ma conscience se cherche éternelle dans chaque instant de la durée, en tuant ses enveloppes successives, qui deviennent matière. Je vais vers un avenir qui n'existe pas, laissant derrière moi à chaque instant un nouveau cadavre.» «La négation "pure", loin d'être une simple opération de la logique discursive est, pour Daumal, un "ACTE positif" qui lui permet à "chaque instant" de faire le point du chemin parcouru et d'apprécier combien il s'est dégagé, chaque fois par un acte voulu et vécu, de tout ce qui le lie à une réalité épaisse - dépourvue de lumière. Pourtant cette lumière existe et procède d'un "Point unique" que le poète peut entrevoir et indiquer aux autres comme "graine d'un Contre-Monde".» Claudio Rugafiori.


Rayons : Littérature > Poésie


  • Auteur(s)

    René Daumal

  • Éditeur

    Gallimard

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    23/10/1970

  • Collection

    Poesie Gallimard

  • EAN

    9782070300839

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    256 Pages

  • Longueur

    18 cm

  • Largeur

    10.5 cm

  • Épaisseur

    1.2 cm

  • Poids

    196 g

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

René Daumal

René Daumal est né en 1908 à Boulzicourt (Ardennes). Ancien élève d'Alain au lycée Henri IV à Paris, il crée en 1928 la revue Le Grand Jeu avec Roger-Gilbert Lecomte, Roger Vaillant et Josef Sima. Après deux ans à New York comme attaché de presse du danseur Ugay Shankar entre 1932 et 1933, il rentre à Paris et vit très misérablement. Son premier ouvrage, Le Contre-Ciel, sort en 1936 et obtient le prix Doucet.
Il continue à écrire abondamment : poésie en prose, articles pour la NRF, correspondance. ses textes sont pour la plupart édités à titre posthume.
Il écrit La Guerre sainte en 1940, alors qu'il est déjà très atteint par la tuberculose dont il décède en 1944.

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