Un monde ouvert (préface Gilles Plazy)

Traduit de l'ANGLAIS (ECOSSE)

À propos

Difficile d'imaginer une ouverture au monde plus grande que celle qui se trouve dans ce parcours d'écriture tracé à travers tous les livres de poèmes de Kenneth White. En fait, chez cet poète au long cours, l'imagination s'efface devant l'investigation et l'expérience. Sa poétique explore un espace en dehors des lieux communs et des codes tout en s'affranchissant des illusions que l'humanité s'est inventées pour s'assurer un au-delà : la mythologie, la religion, la métaphysique, voire le sens de l'histoire. Il s'agit avant tout, dans cette oeuvre sans concession, mais non sans humour, de maintenir, face au théâtre du monde, une distance et un silence où l'être peut encore accéder à une vraie présence, à une plénitude. Intellectuel nomade qui suit des circuits inédits, fondateur du mouvement géopoétique, Kenneth White s'affirme, par les perspectives multiples qu'il a mises au jour, comme l'un des créateurs les plus éclairants et les plus décisifs de l'époque. Solitaire, en son «atelier atlantique» de la côte nord de la Bretagne, il est pourtant au coeur de tous les grands questionnements et sa poésie, qui prend souvent la forme d'un livre d'heures, se révèle un puissant viatique.


Rayons : Littérature > Poésie


  • Auteur(s)

    Kenneth White

  • Éditeur

    GALLIMARD

  • Distributeur

    SODIS

  • Date de parution

    25/01/2007

  • Collection

    Poesie Gallimard

  • EAN

    9782070341511

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    384 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

  • Épaisseur

    1.9 cm

  • Poids

    300 g

  • Support principal

    Poche

Infos supplémentaires : Broché  

Kenneth White

Kenneth White, poète et penseur contemporain, né le 28 avril 1936 à Glasgow. Il réside en France depuis les années 80 à Trébeurden (Bretagne). Théoricien de la « géopoétique », poétique porteuse de sens et de pensée, il alterne des récits de « voyages philosophiques » et les poésies épurées entretenant un rapport avec les éléments (mer, terre, eau, pierre...). Influencé par Henry David Thoreau, Walt Whitman, Friedrich Nietzsche, Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Jack Kerouac, les haïkus et les philosophies orientales, il a pu être comparé à Gary Snyder.

Attiré par la France et par Paris (et sa bohème) depuis son tout jeune âge, il n'avait pas trente ans lorsque André Breton le salua dans un numéro de la NRF. À l'écart du cirque médiatico-éditorial, il compose pas à pas une ?uvre faite de prose allègre et frondeuse, de poésie nomade, de textes volontiers théoriques. Des livres-mondes, des livres-voies. Avec certes des impasses (mais quelle ?uvre n'en connaît pas), Kenneth White « fait la trace », singulière, vigoureuse, où pourrait bien se renouveler profondément notre conception parfois bien étriquée de la littérature et de la poésie. Il est le chantre de « l'intelligence sensible et de la sensibilité intelligente ».

Il aime à citer Rimbaud : « Si j'ai du goût, ce n'est guère/ que pour la terre et les pierres », pierres et galets qu'on retrouve partout dans sa maison bretonne.

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