Ecrits autobiographiques Ecrits autobiographiques
Ecrits autobiographiques
Ecrits autobiographiques

Ecrits autobiographiques

À propos


Voltaire autobiographe ? On est tenté de rire, Les
Confessions en main, ou saint Augustin en mémoire.
Et pourtant, le satiriste le plus cinglant de notre
histoire s'y est pris à trois fois pour se raconter...
En 1754, échappé de Berlin, interdit à Paris, réfugié à
Colmar, il compose ou réécrit de fausses-vraies lettres
de Prusse à sa nièce et amante, Mme Denis, qui furent
reversées jusqu'à nos jours dans la Correspondance
comme autant de témoignages spontanés et
éblouissants sur ses démêlés avec Frédéric II. Celui-ci
tient encore la première place dans les Mémoires pour
servir à la vie de Monsieur de Voltaire, rédigés entre
1758 et 1760, à côté de Candide ; quant au
Commentaire historique sur les oeuvres de l'auteur de La
Henriade (1776), il part de l'enfance et embrasse les
légendaires années de Ferney.
L'autobiographie apparaît ici dans toute sa diversité :
recueil épistolaire, récits à la première et à la troisième
personne ; ton dolent, puis comique, puis rasséréné,
pour se raconter sans enflure ni aveux. Au milieu de
nos débordements, cette rare leçon de sobriété
autobiographique vaut bien un hommage, sans doute.


Rayons : Littérature générale > Œuvres classiques

  • EAN

    9782080712738

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    217 Pages

  • Longueur

    17.8 cm

  • Largeur

    10.8 cm

Voltaire

1694-1778. Dernier enfant d'un riche notaire, Voltaire fait ses études chez les Jésuites et fréquente la haute société libertine. A la suite d'une altercation avec le Chevalier de Rohan, il s'exile en Angleterre où il découvre la philosophie de Locke (1726-1729). Il partage ensuite la vie de Mme du Châtelet, puis rentre à Paris où il mène une carrière de courtisan avant de tomber en disgrâce. De 1750 à 1753, il voyage à la cour de Berlin et se brouille avec Frédéric II. Enfin, en 1760, il s'installe à Ferney, sur la frontière franco-helvétique et en compagnie de Mme Denis, il règne sur un millier d'âmes, se fait agriculteur, architecte, fabricant de montres et de bas de soie. En 1778, il revient à Paris: le peuple de la capitale l'accueille avec un tel enthousiasme que certains historiens voient dans cette journée du 30 mars la première des "journées révolutionnaires".
On le croyait dramaturge; de nos jours, son théâtre est oublié mais il nous reste 1500 lettres, un Dictionnaire philosophique et une trentaine de contes. Il nous reste son intelligence, son ironie, sa rosserie, sa générosité et sa fantaisie. Maître de l'humanisme, il a collaboré à l'oeuvre de civilisation par sa lutte contre toutes les oppressions, au nom du bien-être, de la justice et de la libre pensée.

empty