À propos

«Contrairement aux apparences, je suis plutôt un homme sauvage, fleurs, papillons, arbres, îles. Ma vie est dans les marais, les vignes, les vagues. Qu'importe ici qui dit je. Écrire à la main, nager dans l'encre bleue, voir le liquide s'écouler sont des expériences fondamentales. Je vis à la limite d'une réserve d'oiseaux, mouettes rieuses, goélands, faucons, sternes, bécasseaux, canards colverts, hérons. Ah être un oiseau ! Dans la maison, tous les matins, je laisse Richter jouer Haydn, on pourrait l'écouter sans cesse, ré mineur, concert public de Mantoue, notes vives et détachées, j'aime le futur immédiat, je ne crains pas la répétition, jeu enfantin, cercle qui ne va nulle part, on écrit toujours pour une voix disait Beckett, pas de voix, pas de notes ni de mots. Le bonheur est possible. Je répète. Le bonheur est possible.»Il y a de la magie dans la vie et dans l'oeuvre de Philippe Sollers, écrivain, éditeur, critique, solitaire, paradoxal, et merveilleux visionnaire. Une magie née de sa passion pour la littérature, la poésie, la nature et la musique, pour la rencontre amoureuse, pour l'art du secret et de l'intime. Philippe Sollers, en agent secret ? Tel est le pari de ce singulier et bouleversant autoportrait.


Rayons : Littérature > Biographie / Témoignage littéraire > Autobiographie / Mémoires / Journal intime


  • Auteur(s)

    Philippe Sollers

  • Éditeur

    Mercure De France

  • Distributeur

    Sodis

  • Date de parution

    04/03/2021

  • Collection

    Traits Et Portraits

  • EAN

    9782715254350

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    198 Pages

  • Longueur

    20.5 cm

  • Largeur

    14 cm

  • Épaisseur

    1.2 cm

  • Poids

    342 g

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Philippe Sollers

Philippe Sollers naît à Bordeaux dans une famille d'industriels. Après des études secondaires à Bordeaux, il est envoyé chez les Jésuites à Versailles, d'où il est renvoyé en 1953. En 1957, il publie son premier texte et prend le pseudonyme de Sollers, inspiré du latin et signifiant 'tout en art'. Encouragé par Ponge, il signe 'Une Curieuse Solitude', ouvrage salué par Mauriac et Aragon. En 1960, il fonde la revue 'Tel Quel' , aux éditions du Seuil, refuge des protestataires et des anticonformistes. Il reçoit le Prix Médicis en 1961 pour 'Le Parc'. Il commence dès lors à réfléchir sur la problématique du sujet dans 'Drame', 'Nombres et Lois', puis 'Le Paradis'. En 1983, année de 'Femmes' et de son départ des éditions du Seuil pour rejoindre Gallimard, il fonde une nouvelle revue, 'L'Infini', et prend la direction de la collection du même nom. Il est membre du comité de lecture des éditions Gallimard, et éditorialiste associé au 'Monde'.

empty