Rêver à la Suisse

Rêver à la Suisse (préface Jean Paulhan)

À propos

Selon le Littré, rêver à la suisse, c'est « avoir l'air de penser à quelque chose, et ne penser à rien ». Henri Calet se joue de la polysémie et adopte la formule pour ce petit recueil de chroniques achevé d'imprimer en décembre 1948 - année de parution chez Gallimard de l'emblématique Le tout sur le tout avec lequel il manque de peu le Goncourt.
Rêver à la Suisse est pourtant bien un livre sur la Confédération Helvétique, « ... le pays où l'on meurt en cueillant des edelweiss ». Sortie de la guerre, la France est en liesse. Calet choisit lui de se rendre en Suisse pour quelques brefs séjours. L'écrivain tient un journal, observe avec distance et malice. Ces récits fragmentaires, véritables prouesses stylistiques, sont des reportages insolites sur un pays resté « neutre et prospère » qui lui parait tout de même très étranger !
Avec candeur ou ironie, Calet s'attarde sur mille détails, la qualité des marchandises, la politesse des commerçants, l'abondance des distributeurs automatiques et la facilité avec laquelle il est possible de se procurer des cigarettes. L'écrivain se montre toujours bienveillant, il sourit avec nostalgie : en temps de paix comme en temps de guerre, la vie est bien dérisoire !

Rayons : Littérature générale > Littérature argumentative > Essai littéraire

  • EAN

    9782889550449

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    104 Pages

  • Longueur

    16.5 cm

  • Largeur

    11.5 cm

  • Épaisseur

    1 cm

  • Poids

    86 g

  • Distributeur

    Belles Lettres

  • Support principal

    Grand format

Infos supplémentaires : Broché  

Henri Calet

Né en 1904 à Paris, Henri Calet, de son vrai nom Raymond Barthelmess
passe une enfance mouvementée, changeant constamment de lieu au gré des
pérégrinations de ses parents libertaires. Confronté depuis son plus jeune âge
aux « petites gens », il n'aura de cesse de les peindre dans ses écrits, et d'explorer
les quartiers miséreux de Paris où il a passé une partie de sa vie. Après avoir
exercé une série de petits travaux, il se met à l'écriture. Puisant dans son existence
difficile pour nourrir son oeuvre teintée d'humour et d'ironie - il raconte
notamment son expérience de la Seconde Guerre mondiale, la ville de Paris
et ses transformations - il parle aussi de ses voyages, au cours desquels son
attention pour des détails négligés apporte aux lieux qu'il visite un éclairage
particulier. Exerçant aussi comme journaliste, il se montre attentif aux misères
et drames de l'après-guerre. Il meurt à Vence en 1956.

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