Mots du libraire

  • Le soir

    Anna Ahmatova

    • Heros limite
    • 13 Mai 2022

    Une voix sonore et fragile En 1912, la poétesse russe Anna Akhmatova va sur ses 23 ans. L'année semble pleine de promesses : en mars paraît Le Soir, son premier cycle de poèmes.
    Ce premier recueil, paru la même année que Pierre d'Ossip Mandelstam, constitue l'une des oeuvres fondatrices de l'acméisme, mouvement littéraire dont la naissance est proclamée par Nikolaï Goumiliov. L'esthétique acméiste s'oppose radicalement au lyrisme musical des symbolistes qui dominent alors la poésie russe. Les acméistes revendiquent l'utilisation d'un langage simple et concret, censé porter à son apogée la dimension poétique du quotidien. Le Soir d'Akhmatova frappe justement par l'absence de tout arrière-plan mystique. Le recueil est composé de brefs tableaux précis et sobres où l'état d'âme n'est souvent que suggéré. Les détails ou objets concrets jouent un rôle essentiel ; ils deviennent les vecteurs des sentiments ou des idées.

    Votre libraire vous conseille :

    En quelques vers, sans excès lyriques et avec des mots simples, Akhmatova dessine des atmosphères, des états d'âme complexes et poignants. Ce premier cycle de poèmes de la grande écrivaine russe offre une porte d'entrée idéale dans son oeuvre ; on y découvre une plume sensible à la nature et aux tourments du coeur, une poésie inquiète, tour à tour tendre et amère. Une merveille !

  • Cahier de brouillon

    Edoardo Sanguineti

    • Nous
    • 13 Mai 2022

    Votre libraire vous conseille :

    Quel plaisir de découvrir, en édition bilingue, cette oeuvre essentielle de la poésie moderne italienne ! Sanguineti déploie une langue continuellement surprenante, heurtée, changeante, cacophonique. Les poèmes parcourent le corps du poète, ses désirs, avec une ironie cinglante et un verbe parfois cru. Cahier de brouillon est un chef d'oeuvre singulier, puissant et provocateur ! 

  • Journal de nage

    Chantal Thomas

    • Seuil
    • 13 Mai 2022

    Il existe depuis toujours des Journaux de voyage, de rêve, de deuil, mais pas de nage. Pourtant, quoi de plus fragile et puissant, éphémère et total, sensuel et inspirant que le plaisir du bain ? En tenant le Journal de son été 2021 à Nice, Chantal Thomas innove, et poursuit l'entreprise paradoxale entamée avec Souvenirs de la marée basse, portrait de sa mère en nageuse : doter d'une mémoire ce qui, se traçant sur l'eau, se jouant dans un effet de lumière, est voué à l'effacement.

    « Comme sont loin de moi par exemple les muscles de mes bras. » Cette phrase de Kafka, véritable fil conducteur, a été le déclic à partir duquel il lui a semblé essentiel, au sortir du confinement, de célébrer le chemin flottant d'un retour à soi, d'une harmonie retrouvée avec son corps et avec le monde.

    Votre libraire vous conseille :

    "Je nage dans la voie du détachement. Tout ce qui n'est pas immergé avec moi, à l'instant, s'irréalise."  Sortie du confinement, Chantal Thomas a retrouvé la voie du détachement par la nage. Elle livre ici un journal émouvant, dans le sillon de grands écrivains nageurs qu'elle lit avec sensibilité et pénétration. Un livre riche en sensations corporelles et en découvertes intellectuelles ! 

  • Sous d'autres formes nous reviendrons

    Claro

    • Seuil
    • 1 Avril 2022

    Le 7 février 1497, le moine Savonarole fait édifier à Florence un immense bûcher, dans lequel sont jetés oeuvres d'art et accessoires frivoles ; le même jour, Josquin Des Prés compose un lamento à la mémoire du maître de chapelle Johannes Ockeghem. Là où l'un décompose, l'autre propose ; d'un côté les flammes rageuses de la destruction, de l'autre l'eau vive de la déploration.

    Partant de ces deux conceptions opposées de la vanité humaine, Sous d'autres formes nous reviendrons déroule un fil, celui qui va de la reconnaissance d'un vide en nous à notre rapport ambigu face à la mort. Qu'il s'agisse des ensevelis de Pompéi, de l'enfant pétrifié de Sens, des amphithéâtres d'anatomie, des peintures de vanités flamandes, du film La Momie de Karl Freund, ou bien d'événements intimes comme la mort du père, Claro s'interroge - et interroge la poésie - sur le lien qu'entretient l'écriture avec le célèbre adage memento mori- qu'il conviendrait de traduire ainsi : n'oublie pas de mourir.

    Votre libraire vous conseille :

    Voilà un texte déroutant, comme un poème en prose étrange et beau ! Abandonnez-vous à ce carnaval d'images funèbres et laissez-vous hanter par les fantômes des grands auteurs que convoque Claro (Antonin Artaud, Virginia Woolf, Pierre Guyotat ...). Un livre à la beauté sauvage, empreint d'une poésie puissante et rageuse. 

  • 2666

    Roberto Bolano

    • Editions de l'olivier
    • 6 Mai 2022

    Roberto Bolaño meurt en 2003, laissant en partie inachevé un roman « monstrueux », instantanément considéré comme le geste littéraire le plus marquant du début du siècle. On y retrouve, amplifiées, toutes les obsessions de son auteur : quatre universitaires partent à la recherche de Benno von Archimboldi, un mystérieux écrivain allemand dont l'oeuvre les fascine. Leur quête les mènera à Santa Teresa, ville mexicaine inspirée de Ciudad Juarez, où les féminicides déciment la population.

    Mais, comme toujours avec l'auteur des Détectives sauvages, le roman d'aventures est un trompe-l'oeil, une fausse piste lancée au lecteur pour l'amener vers un roman apocalyptique, où la condition humaine est habitée, voire rongée, par le Mal. Le texte oscille alors d'une énigme à l'autre, d'une découverte macabre à l'autre, s'enfonçant dans le désert, dans des territoires incertains entre le Mexique et l'Amérique, frontière qui cristallise et détruit les espoirs. Chef-d'oeuvre à l'écriture incomparable, 2666 est sans doute le roman le plus audacieux de Roberto Bolaño.

    Votre libraire vous conseille :

    2666, livre crépusculaire, paru après la mort de son auteur, a marqué un tournant dans la littérature mondiale. Cette magistrale odyssée du mal teintée d'onirisme noir entraîne son lecteur, aux confins du continent sud-américain, dans une spirale de violences. Un livre-monstre, glaçant et jubilatoire, qui promet une expérience de lecture inoubliable. 

  • Une pluie d'oiseaux

    Marielle Macé

    • Corti
    • 5 Mai 2022

    Nous sommes attachés aux oiseaux, depuis longtemps et par des liens de toutes sortes : par l'émerveillement, la curiosité, la chasse, les rites... Par la langue aussi, car la virtuosité des oiseaux et leur façon d'enchanter les paysages posent aux hommes la question de leurs propres langages, de ce que leur parole à eux sait déposer de bien dans le monde. L'histoire de la poésie est d'ailleurs en grande partie consacrée à dire et entretenir ces attachements.
    Or voici que les oiseaux tombent, comme une pluie. En quinze ans, près d'un tiers des oiseaux ont disparu de nos milieux. On les entend mal. Ils se remplissent de virus, de plastique et de mauvaises nouvelles. Les comportements se dérèglent, et eux qui étaient les horlogers du ciel sont à leur tour déboussolés...
    Alors on tend l'oreille, on essaie de traduire les alertes et d'écouter mieux.
    Ce livre explore la force de ces attachements, et pense ce nouveau rendez- vous que nous avons avec les oiseaux, à présent qu'ils disparaissent. Il réfléchit à ce que c'est que se suspendre à ce qui tombe, à la manière dont cela fait tenir autrement au monde.
    Il pose aussi qu'écouter mieux, cela engage notre parole et le soin que l'on saura prendre à nos propres phrases. Il tente donc de nouvelles manières de parler nature, par temps d'extinction : des manières d'exercer nos responsabilités de vivants parlants au beau milieu des paysages, avec des oiseaux à l'esprit, à l'oreille, dans la vue : avec des oiseaux plein la voix.

    Votre libraire vous conseille :

    Marielle Macé médite sur nos rapports aux oiseaux à l'âge des extinctions et tend l'oreille à leurs chants ; elle leur emprunte la grâce, l'ivresse joyeuse et la pulsation rythmique qui irriguent son écriture. Une réflexion pénétrante, pour étendre nos horizons et réapprendre à vivre avec d'autres vivants. 

  • Alexis de Tocqueville fut à plus d'un titre un homme de son temps. Grand penseur, ennemi de tous les despotismes, il refusa de se contenter de la théorie, prenant une part active aux événements politiques troublés de son époque.
    Dans cette biographie appelée à faire date, Olivier Zunz révèle comment ce jeune aristocrate français conçut, le premier, une théorie générale de la démocratie moderne. Son voyage aux États-Unis en 1831-1832, à l'âge de vingt-cinq ans, fut pour lui une révélation, la découverte d'une société où l'égalité est source de liberté. Le succès de son livre majeur De la démocratie en Amérique consolida son engagement. Député, ministre de la IIe République, il se mit au service de grandes causes : l'abolition de l'esclavage, la réhabilitation des criminels ou la liberté de l'enseignement avec l'espoir de réconcilier État et Église. Mais son nationalisme l'aveugla, jusqu'à soutenir la férocité du projet colonial en Algérie.
    Refusant de soutenir le Second Empire, Tocqueville consacra ses dernières années à repenser l'histoire d'une Révolution française « entreprise pour la liberté » mais « aboutissant au despotisme », tragiquement. Une leçon pour comprendre le monde contemporain.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Et si l'un des plus grands démocrates était un aristocrate ? Une biographie claire, un ouvrage essentiel pour comprendre la vie et la pensée de l'un des plus grands théoriciens de la démocratie.

  • Le sang noir

    Louis Guilloux

    • Gallimard
    • 11 Octobre 1935

    Le Sang noir est l'histoire d'une journée de 1917, dans une ville provinciale de l'arricre. C'est ´r travers le calvaire du professeur de philosophie Merlin, dit Cripure (´r cause de la Critique de la raison pure), le tableau d'une société de pharisiens, de grotesques, de hadssables, en face de gentils, de révoltés, de victimes.
    Cripure, lui, s'il a été un révolté, ne l'est plus gucre. Il est la caricature d'un homme ´r la fin d'une civilisation, un homme extremement pitoyable. Moqué par ses élcves, vivant comme une gothon, sachant qu'une révolution se lcve ´r l'Est, trop tard pour lui, had par tous les patriotes de l'arricre, il veut se battre en duel, dans un dernier sursaut. Et, comme on le prive de ce duel et de son honneur, il ne lui reste plus que le suicide.
    Bien que retentissant des problcmes de 1917, Le Sang noir est un roman métaphysique, plus que politique. Cette dimension métaphysique et le foisonnement des personnages font du Sang noir le roman le plus dostodevskien de la littérature française.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Joyau taillé dans le matériau littéraire le plus vénéneux par un orfèvre de génie, Le Sang noir assourdit par sa rage redoutable. Cri de guerre désespéré contre la médiocrité, l'arrivisme et la lâcheté, contre le monde et contre soi, ce bijou inclassable aux formidables formules est aussi un chef-d'œuvre absolu.

  • L'aleph

    Jorge Luis Borges

    • Gallimard
    • 25 Novembre 1977

    « L'Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n'ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d'une situation abstraite qui, poussée à l'extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse.
    Les nouvelles de L'Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d'ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l'élément de symétrie fondamentale, où j'aperçois pour ma part le ressort ultime de l'art de Borges. Ainsi, dans L'Immortel : s'il existe quelque part une source dont l'eau procure l'immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite...
    Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu'il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie. » Roger Caillois.

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    Votre libraire vous conseille :

    Jeux de pistes métaphysiques ou contes allégoriques, les récits de l'Aleph - comme ceux qui composent les Fictions - fourmillent de références, d'interprétations possibles et de mystères enchâssés.  Une expérience de lecture incomparable et vertigineuse, qui ouvre le lecteur à des univers de fiction infinis ! 

  • La bâtarde

    Violette Leduc

    • Gallimard
    • 13 Septembre 1996

    Préface de simone de beauvoir " mon cas n'est pas unique : j'ai peur de mourir et je suis navrée d'être au monde.
    Je n'ai pas travaillé, je n'ai pas étudié. j'ai pleuré, j'ai crié. les larmes et les cris m'ont pris beaucoup de temps (...). le passé ne nourrit pas. je m'en irai comme je suis arrivée. intacte, chargée de mes défauts qui m'ont torturée. j'aurais voulu naître statue, je suis une limace sous mon fumier. "

    Votre libraire vous conseille :

    Violette Leduc nous offre les moyens de sortir de l'asphyxie ; elle conjure, par la liberté de sa plume, l'étouffement qu'elle subit auprès des hommes et des femmes dont elle partage la vie.  Une autobiographie inoubliable, porté par un style inclassable, discordant, ravageur.  Un chef d'oeuvre ! 

  • Antinoüs

    Fernando Pessoa

    • Erosonyx
    • 5 Mars 2022

    Du célèbre auteur portugais du "Livre de l'intranquillité", qui écrivait aussi en anglais, Fernando Pessoa (1888-1935),"Antinoüs", poème traduit ici en alexandrins. Antinoüs" est un long lamento sur la mort de ce bel éphèbe, amant de l'empereur romain Hadrien (I-II° s. après J. C.). Leur amour inspira aussi Marguerite Yourcenar dans "Mémoires d'Hadrien". La traduction est suivie d'une étude approfondie sur le poète et son oeuvre par un spécialiste de Pessoa.

    Votre libraire vous conseille :

    " Ta mort m'a accordé un désir bien plus fort / Un désir charnel en rage d'éternité"  On découvre, avec Antinoüs, un versant érotique et lyrique de l'oeuvre multiforme de Fernando Pessoa, où le chant d'amour rejoint le chant de mort.  Une poésie charnelle, sublime, brûlante ! 

  • White girls

    Hilton Als

    • Editions de l'olivier
    • 15 Avril 2022

    Gay, noir, américain : on a toutes les chances de se tromper en définissant ainsi Hilton Als. Car, en dépit de leur exactitude, l'auteur de White Girls n'a de cesse d'interroger la pertinence de ces catégories censées fonder une identité. Mêlant récits autobiographiques, fiction, critique littéraire, musicale et artistique, les essais qui composent ce livre tracent les contours d'un imaginaire collectif dont l'idéal serait la « fille blanche ».
    Truman Capote, Michael Jackson, Flannery O'Connor, André Leon Talley, Basquiat, ou encore la mère de Malcolm X, sont autant de white girls radiographiées par le regard de cet écrivain sensible et impitoyable qui se reconnaît pour seuls maîtres Proust, Joan Didion et James Baldwin.

    Votre libraire vous conseille :

    De portraits en essais littéraires, Hilton Als interroge ses appartenances communautaires et défend les identités plurielles. Dans ce livre brillant et drôle, porté par la plume impertinente de l'auteur, on approche des figures essentielles des lettres américaines : James Baldwin, Truman Capote, Flannery O'Connor ... Un livre enthousiasmant, intime et politique ! 

  • Le bel été

    Cesare Pavese

    • Gallimard
    • 16 Octobre 2014

    «À cette époque-là, c'était toujours fête. Il suffisait de sortir et de traverser la rue pour devenir comme folles, et tout était si beau, spécialement la nuit, que, lorsqu'on rentrait, mortes de fatigue, on espérait encore que quelque chose allait se passer, qu'un incendie allait éclater, qu'un enfant allait naître dans la maison ou, même, que le jour allait venir soudain et que tout le monde sortirait dans la rue et que l'on pourrait marcher, marcher jusqu'aux champs et jusque de l'autre côté des collines.» «Le bel été est celui de Ginia, une jeune ouvrière de Turin qui vit son adolescence comme une "fête" - elle se promène avec ses amies, va danser dans les collines, se mire dans les vitrines pour se voir femme. Amelia, plus mûre et plus délurée, l'introduit dans un milieu de peintres où elle pose nue pour Guido. Le bel été n'est pas le récit de l'innocence mais celui de sa perte - celle qui se "sent seule et nue" pensera au suicide : "On se tue parce qu'un amour, n'importe quel amour, nous révèle dans notre nudité, dans notre misère, dans notre état désarmé, dans notre néant" (Cesare Pavese, Le métier de vivre, 25 mars 1950). Ginia se perd une dernière fois en suivant Amelia l'initiatrice sombre, la lesbienne syphilitique dont elle embrasse la poitrine malade.» Martin Rueff.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Dernière œuvre importante publiée avant le suicide de Pavese en 1950, Le Bel Été regroupe trois formidables romans qui transportent aussitôt leur lecteur dans une Italie célébrée par le grand écrivain, évoquant la passion, ses excès et ses échecs, comme personne.

  • L'abandonnee

    Ivan Tourguéniev

    • Stock
    • 20 Octobre 2004

    L'héroïne de L'Abandonnée, la belle et fragile Suzanne, est une jeune femme à la recherche de l'amour. Fille cachée d'un puissant seigneur qui la tolère à ses côtés mais refuse de la reconnaître, elle passe son enfance à guetter dans les yeux de ce vieil homme un signe de tendresse, un élan paternel, aussi timide et discret soit-il. Devenue femme, elle pense trouver cette chaleur qui lui manquait tant dans les bras de son cousin. Mais la malveillance de son entourage détruit son seul espoir de bonheur. La nouvelle décrit le récit du destin tragique de cette femme rejetée et manipulée par ses proches dans la Russie féodale du XIXe siècle. Jacques Passinkov met en scène trois garçons amoureux de la même fille. L'un d'eux entreprend de la séduire, l'autre ne sait avouer ses sentiments qu'en manifestant sa jalousie et le troisième gardera cet amour secret jusqu'au moment de sa mort, bien des années plus tard. Dans Andreï Kolosov, un jeune homme croit s'éprendre d'une jeune fille rencontrée chez des amis. Il se déclare, lui demande de l'épouser, s'affole à l'idée qu'elle refuse. Mais lorsque celle-ci accepte enfin sa proposition, voilà qu'il se met à douter : et s'il avait eu tort de s'emballer ainsi oe Il recule. Il s'en va et ne la reverra jamais. Autant de variations sur un même thème universel : l'amour. Celui pour lequel on est prêt à tuer, ou à mourir. Celui que l'on garde pour soi comme un objet précieux. Celui que l'on cherche et que l'on ne trouve jamais. Des histoires simples qui explorent avec justesse et sobriété toute la gamme d'un sentiment complexe.  

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    C'est avec beaucoup de justesse que Tourguéniev nous livre ce délicat recueil de nouvelles autour de l'amour. Trois nouvelles qui illustrent à merveille le talent de l'auteur et son approche subtile de la passion amoureuse. Poétique, aux amours contrariés, un recueil incontournable de ce grand auteur russe.

  • Mademoiselle else

    Schnitzler-A

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    • 29 Mai 2002

    Else doit trouver cinquante mille florins pour sauver sa famille de la ruine. Un vieux monsieur se propose de les lui fournir en échange de quoi il veut " voir " la jeune fille. Else commence par se révolter mais, traversée de désirs obscurs, troublée par des images qu'elle enfermait en elle, elle finit par s'y résoudre. Cela se fera publiquement, le soir, dans la salle de musique de l'hôtel...


    Arthur Schnitzler est né à Vienne en 1862. Après avoir commencé des études de médecine, il se tourne vers le théâtre et connaît la gloire en 1895 avec Liebelei. Parallèlement à son oeuvre d'auteur dramatique, il écrit de nombreux romans et recueils de nouvelles dont Berthe Garlan, Madame Béate et son fils, La Pénombre des âmes, Mourir et Vienne au crépuscule sont, sans doute, les plus connus. Sa pièce la plus célèbre reste La Ronde qui fit scandale à sa création en 1921 car - selon un critique de l'époque - " la scène s'y obscurcissait dix fois pour indiquer l'instant du corps à corps "...


    L'amour, la folie et la mort révélant la nature et la destinée de l'homme est un thème que l'on trouve à plusieurs reprises dans l'oeuvre d'Arthur Schnitzler.
    Mademoiselle Else apparaît en ce sens comme son roman le plus accompli.

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    La librairie Gallimard vous conseille

    Ce petit texte d'Arthur Schnitzler vous promet une lecture envoutante. Mademoiselle Else est une jeune femme, belle, riche et terriblement vaniteuse pourtant un jour, afin d'aider son père, la belle plongera dans les affres de la séduction et les plus sombres reflexions. Schnitzler, livre un récit magistral, met à nu les pensées les plus intimes d'une jeune femme, et s'empare d'un destin cruel. Chef d'oeuvre !

  • La mort a venise

    Thomas Mann

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    • 30 Avril 2003

    La fascination mortelle que peut exercer la beauté, tel est le sujet de La mort à Venise, ce chef-d'oeuvre d'inspiration très romantique où l'on retrouve l'essentiel de la pensée de Thomas Mann.

    Gustav Aschenbach, romancier célèbre et taciturne, voit sa vie bouleversée par la beauté divine et la grâce d'un adolescent. Sous le regard interrogateur du jeune Tadzio, la descente aux abîmes de ce veuf respectable, dans une Venise au charme maléfique rongée par le choléra, est un des récits les plus troublants de cet auteur.

    Le désordre passionnel qui s'empare de Gustav Aschenbach révèle une part des tourments intimes de l'immense écrivain que fut Thomas Mann dont l'autobiographie à peine voilée a inspiré toute l'oeuvre.


    La mort à Venise est suivi de Tristan, dont l'univers glacé de la montagne et la gaieté factice du sanatorium composent une sorte de prélude à La montagne magique, un de ses grands romans. Dans ce monde qui déjà échappe aux vivants s'affrontent l'artiste, voué aux rimes morbides et à la métaphysique, et le bourgeois, homme d'action à la santé et aux affaires florissantes.


    Une nouvelle brève mettant en scène un pauvre veuf alcoolique , Le chemin du cimetière, clôt ce recueil de façon poignante.

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    La mort à Venise est assurément le texte le plus intime, le plus troublant de Thomas Mann. Ici le portrait d'un homme pris dans les tourments du désir, de la passion, et de la fascination pour un jeune homme qui pourrait le mener à sa perte. Un texte de fond, à lire et à relire.

  • Médée

    Christa Wolf

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    • 1 Mars 2001

    Six voix nous donnent en plusieurs récits les clés de ce roman qui, au travers d'une réécriture de l'histoire antique, fustige l'establishment allemand et en fait le procès. Mais en revisitant ici l'histoire légendaire de la magicienne Médée, Christa Wolf affronte aussi son propre passé avec une bouleversante sincérité.

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    la librairie Gallimard vous conseille

    Un texte remarquable de Christa Wolf qui reécrit le mythe de Médée à travers six voix, six regards différents. L'auteur livre un texte d'une grande profondeur, retravaille le personnage de Médée non pas sous le prisme du bourreau mais de la victime. C'est brillant, prenant et à lire absoluent !

  • Laissez-vous saisir par la nouvelle traduction des onze premiers chapitres de Marc-Alain Ouaknin sublimée par l'abstraction.
    Nourri des mythes babyloniens, ce texte fondateur est porteur de thèmes universels : la liberté, l'amour de soi, l'écoute, le langage, l'éducation, la traduction, la parole donnée, le désir. Des commentaires de Marc-Alain Ouaknin ponctuent chacun des chapitres, en plus des notes de traduction présentées en fin de volume.

    En regard de ces onze premiers chapitres de la Genèse, une centaine d'oeuvres abstraites invitent à une lecture intérieure. Des formes et des couleurs, un art libre qui dévoile l'invisible du monde et l'inapparent de la condition humaine. Les oeuvres de soixante-douze artistes de la fin du XIXe siècle à nos jours sont rassemblées autour du texte biblique. Malevitch, Kandinsky, Mitchell, Klee, Bang Haï-Ja, Francis, Bergman, Af Klint et bien d'autres nous invitent à méditer l'obscurité du premier jour, la ruse du serpent ou l'arc-en-ciel comme signe d'alliance. Des artistes mis à l'honneur dans de récentes expositions.
    Chaque oeuvre murmure un récit personnel aux yeux et à l'esprit de celui qui la regarde. Une liberté d'interprétation absolue qui fait de cette lecture une expérience universelle.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    L'érudition de Marc-Alain Ouaknine et sa sublime traduction des onze premiers chapitres de la Genèse se marient à merveille avec la mise en avant de la peinture abstraite, Malevitch, Kandinsky et Klee en tête, ou quand l'éternité de l'un complète la modernité de l'autre. Vertigineux et bouleversant !

  • Le soldat Ulysse

    Antoine Billot

    • Gallimard
    • 7 Avril 2022

    Janvier 1919, un soldat totalement amnésique est découvert dans une gare parisienne. Un an plus tard, en accord avec le ministère des Anciens Combattants désireux de retrouver sa famille, sa photographie est transmise à la presse et affichée dans toutes les mairies de France, les bureaux de poste, les écoles, les gares. Celui qu'on surnomme désormais le soldat Ulysse est aussitôt reconnu par plus de trois cents familles. Mais comment trancher ? Le colonel Milosz, médecin-chef au Val-de-Grâce, est chargé de recevoir fiancées et veuves affligées, mères inconsolables, pères en pleurs, tous persuadés qu'il est leur amant, leur mari, leur fils...
    Au terme d'une année d'enquête, de recherches et de recoupements, ne subsistent que deux possibilités. Des présentations sont organisées. Réveilleront-elles la mémoire du soldat Ulysse ?

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un soldat amnésique et traumatisé par la Grande Guerre, devient au lendemain de celle-ci, le réceptacle des espoirs de tout un monde. Dans une langue précise et ciselée, Antoine Billot restitue les cauchemars du front et de ses tranchées tout en évoquant les cruelles absences des soldats qui n'en sont jamais revenus. Bouleversant !

  • Le tour du monde en 24 marches

    Maria Bakhareva, Anna Desnitskaya

    • La partie
    • 10 Mars 2022

    Partez en escapade gastronomique à travers 24 marchés de producteurs dans 12 pays!À l'heure de la mondialisation et du commerce en ligne, les marchés restent des lieux de rencontre et d'échange indispensables, garants des traditions et des cultures. Du marché aux poissons d'Essaouira au marché flottant d'Amphawa, du Cours Saleya à Nice au Marché bio d'Union Square... équipez-vous d'un panier ou d'un chariot à roulettes, de la monnaie locale et suivez les conseils d'enfants du coin, découvrez les aliments les plus répandus de chaque pays, apprenez les phrases indispensables, et essayez les recettes typiques.

    La Librairie Gallimard vous conseille

    Un album savoureux, au coeur des marchés du monde ! Un cherche et trouve ludique pour découvrir les traditions de chaque pays. Idéal à partir de 7 ans.

  • Dans la forêt de Bellécorce, au creux du chêne où Archibald Renard tient sa librairie, chaque animal qui le souhaite peut déposer le livre qu'il a écrit et espérer qu'il soit un jour acheté. Depuis que ses souvenirs le fuient, Ferdinand Taupe cherche désespérément à retrouver l'ouvrage qu'il a écrit pour compiler ses mémoires, afin de se rappeler les choses qu'il a faites et les gens qu'il a aimés. Il en existe un seul exemplaire, déposé à la librairie il y a des années. Mais justement, un mystérieux client vient de partir avec... À l'aide de vieilles photographies, Archibald et Ferdinand se lancent sur ses traces en forêt, dans un périple à la frontière du rêve, des souvenirs et de la réalité.

    La Librairie Gallimard vous conseille

    Enorme coup de coeur pour ce merveileux roman jeunesse aux illustations rêveuses ! Une lecture attendrissante, ue ode aux librairies et à l'amitié. Ce premier tome est une réussite, il nous tarde de lire la suite. Idéal à partir de 10 ans.

  • Les derniers jours des fauves

    Jérôme Leroy

    • La manufacture de livres
    • 3 Février 2022

    Nathalie Séchard, celle qui incarna l'espoir de renouveau à la tête de l'État, a décidé de jeter l'éponge et de ne pas briguer un second mandat. La succession présidentielle est ouverte. Au sein du gouvernement commence alors un jeu sans pitié. Dans une France épuisée par deux ans de combats contre la pandémie, les antivaxs manifestent, les forces de police font appliquer un confinement drastique, les émeutes se multiplient. Le chaos s'installe. Et Clio, vingt ans, normalienne d'ultragauche, fille d'un prétendant à la présidence, devient une cible...

    Maître incontesté du genre, Jérôme Leroy nous offre avec ce roman noir la plus brillante et la plus percutante des fictions politiques. De secrets en assassinats, il nous raconte les rouages de l'implacable machine du pouvoir.

    La Librairie Gallimard vous conseille

    Le thriller politique de cette année à ne pas louper ! Leroy digne successeur de Manchette et Fajardie signe un polar sombre qui ne travestit pas la réalité et nous entraine das les coulisses cruelles des éléctions présidentielles. Brillant, cruel et criant de réalité.

  • Ce qui vient après

    Joanne Tompkins

    • Gallmeister
    • 3 Mars 2022

    Dans l'État brumeux de Washington, Isaac traverse seul le deuil de son fils adolescent, Daniel, assassiné par son meilleur ami Jonah. Ce dernier se suicide et le monde de sa mère Lorrie s'effondre à son tour. Il n'y a aucune explication à ce drame. Isaac et Lorrie, autrefois amis, s'évitent telles des ombres séparées par leurs pertes incommensurables.
    Jusqu'à l'apparition soudaine d'une sans-abri de seize ans, enceinte. Recueillie par Isaac, accompagnée par Lorrie, Evangeline devient un rai de lumière dans leur vie. Mais une révélation éclate : la jeune fille avait croisé le chemin des garçons la semaine du meurtre.
    Tous trois devront confronter leurs souvenirs douloureux. Car comprendre le passé est leur seule chance de pouvoir se tourner vers l'avenir.
    Émaillé de moments de grâce, Ce qui vient après est un premier roman lumineux, profondément émouvant, empli de foi en l'âme humaine.

    La Librairie Gallimard vous conseille

    Quel premier roman ! D'une grande pudeur, Joanne Tompkins s'approche de Joyce Maynard et livre un roman juste et poignant sans pathos, sur la rédemption.  Lumineux et prometteur !

  • L'Ukrainienne

    Josef Winkler

    • Verdier
    • 20 Janvier 2022

    Pendant qu'il écrit son troisième roman, Langue maternelle, qui paraîtra en 1982, Josef Winkler loue une chambre dans une ferme de montagne de Carinthie. Il noue alors une relation de confiance avec sa logeuse, qui se met à lui raconter sa vie : née en 1928 en Ukraine, elle est arrivée en Autriche à l'âge de quinze ans, amenée de force avec sa soeur par l'armée allemande pour travailler dans une exploitation agricole.

    C'est à Nietotchka Vassilievna Iliachenko que l'écrivain donne la parole dans la plus grande partie de ce livre. le lecteur suivra ainsi le destin douloureux de la jeune paysanne dont la famille fut éprouvée par les expropriations massives, puis par l'Holodomor, « l'extermination par la faim » infligée à l'Ukraine par le pouvoir soviétique.
    Une figure, celle de la mère qu'elle n'a jamais revue, domine cette autobiographie d'une intensité bouleversante et dont Josef Winkler a tenu à préfacer la traduction française. Elle est accompagnée de documents authentiques : les lettres de la mère à ses deux filles.

    La librairie Gallimard vous conseille

    En 1982 alors que Josef Winkler part en retraite pour l'écriture de La langue maternelle, l'auteur lie une relation d'une grande pudeur avec sa logeuse; Nietotchka Vassilievna. Celle-ci racontera sa vie, un destin douloureux à l'image de son pays; l'Ukraine. Un témoignage essentiel. Une lecture poignante, empreinte de pudeur.

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