Mots du libraire

  • Jack est très attaché à son cochon en peluche de petit garçon. Ils ont tout vécu ensemble, les bons comme les mauvais moments. Jusqu'à cette veille de Noël où arrive la catastrophe : le cochon est perdu !
    Mais la nuit de Noël n'est pas une nuit comme les autres : c'est celle des miracles et des causes perdues, où même les jouets peuvent prendre vie. Alors, Jack et le Cochon de Noël - une peluche de remplacement un peu agaçante - embarquent pour une aventure magique et périlleuse au pays des Choses perdues.
    Jusqu'où iront-ils pour sauver le meilleur ami que Jack ait jamais eu ?

    la librairie Gallimard vous conseille

    Un véritable petit conte de Noel !

    Jack est inséparable de son cochon en peluche, pourtant un jour le voilà perdu ! Mais la veille de Noel tout est possible, même les miracles les plus fous ...

    Un conte enchanteur, une aventure tendre et magique qui consolera tous les (grands) enfants encore à la recherche de leur doudou ! Idéal à partir de 9ans.

  • Samir n'a vraiment pas sommeil. Il demande de l'aide aux animaux de la jungle, mais Éléphant, Serpent, Tigre et Croco ne sont pas ravis d'être réveillés en pleine nuit...
    Dormir en paix, trouver le sommeil et respecter celui des autres: des thématiques essentielles pour toute la famille!

    la librairie Gallimard vous conseille

    Samir est une petite chauve souris qui peine à trouver le sommeil, peut être trouvera elle de l'aide auprès des animaux de la foret ?! LA petite histoire du soir pour s'endormir paisiblement.

  • À l'ombre des jeunes filles en fleur entraîne le narrateur de Paris à Balbec mais aussi dans un écheveau de sentiments, que ce soit dans les tourments du transport amoureux, avec Gilberte et Albertine, ou dans ces occasions exceptionnelles d'approcher les artistes qu'il admire, comme la célèbre actrice la Berma ou son auteur favori Bergotte. Autant de circonstances pouvant conduire à la déception.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Disponible depuis quelques jours, la deuxième intégrale de Stéphane Heuet consacrée au chef d'œuvre de Proust brille par sa fidélité au texte original, le dessinateur condense et pétrit le récit pour en tirer l'essence, et l'illustre sans flagornerie en l'adaptant à notre imaginaire, en quelque sorte une madeleine !

  • Monsieur Faustini habite Hörbranz, une petite bourgade sur les hauteurs du lac de Constance. Célibataire retraité, il vit seul avec son chat. Il porte depuis des années le même veston avec lequel il a fini par « ne plus faire qu'un », et qui est devenu « sa demeure, son repaire, sa carapace, sa livrée de paon ». De temps en temps, Monsieur Faustini prend l'autobus et se rend à Bregenz, la grande ville toute proche, où il se promène au bord du lac...
    À cet antihéros esquissé avec une tendre ironie, l'auteur réserve des surprises propres à le déstabiliser de plus en plus, pour notre plus grand plaisir. Après l'avoir promené dans des décors autrichiens de carte postale et lui avoir fait endurer quelques péripéties de la vie de province, il va conduire Faustini très loin de son cher pays natal. Des émotions fortes le pousseront à abandonner son veston - autant dire, à perdre la tête. Le roman qui a commencé comme une satire de la banalité la plus absolue s'achève dans un étrange délire : Monsieur Faustini, qui se met à rêver d'Afrique, devient la proie de la fiction la plus débridée.
    Lointain frère en miniature de l'illustre Faust, le Faustini de Wolfgang Hermann a tellement séduit les lecteurs que l'auteur en a fait le héros de toute une série de romans pleins de malice et de finesse.
    Dans la littérature récente de langue allemande, peu de livres sont aussi divertissants que ce petit chef d'oeuvre d'humour et de fantaisie.

    la librairie Gallimard vous conseille

    Une délicieuse escapade livresque ! Polongez vous dans la vie si paisible de M. Faustini qui se retrouvera bientôt loin de sa ville natale. Ce court roman malicieux est une véritable carte postale, une invitation à un moment d'apaisement. Une véritable peinture, c'est un coup de coeur !

  • La joie

    Georges Bernanos

    Fille de la petite bourgeoisie, Chantal de Clergerie illumine le monde autour d'elle par sa grâce et sa joie. Lorsqu'elle rencontre l'abbé Cénabre, c'est Dieu Lui-même qui répond à l'imposteur à travers elle. Car en Cénabre se joue le combat surnaturel que Dieu et Satan se livrent depuis la nuit des temps pour la conquête de l'âme humaine.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Chef-d'œuvre inconnu, et peut-être le roman le plus dostoïevskien de son auteur, La joie émeut par son style sublime et impressionne par une instrospetion psychologique vertigineuse ! Un livre immense sur la foi et l"humanité.

  • « Je ne suis pas morte », dit-elle avec une voix douce et émerveillée.

    Matari, qui s'était enfoncée dans la nuit neigeuse dans l'espoir d'y mourir, est sauvée et recueillie par Oboko, un poète et moine bouddhiste. Nous sommes au Japon, au début du dix-huitième siècle. Oboko et son ami Izzi, un poète de cour, aussi extraverti qu'Oboko est secret, s'éprennent, l'un comme l'autre, de la jeune femme, qui leur apprend que, bientôt, ils seront tous les trois rejoints, et sans doute massacrés, par le Seigneur Arishi, auquel Matari était promise, et qu'elle a fui.

    Honneur, poésie, philosophie, amour s'affrontent dans ce huis clos neigeux, où Luke Rhinehart, en rendant hommage aux Sept samourais du cinéaste japonais Akira Kurosawa, parvient, comme dans nul autre roman dans son oeuvre, à exprimer la nécessité existentielle du détachement de soi, comme seul voie, dans un monde où tout est vain, et destiné à mourir, pour connaître la joie, les rires, l'amitié et l'amour.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Rhinehart livre son ultime roman avec grâce et délicatesse. Un bel hommage au Cavalier Suédois de Perutz, succombez à ce roman d'aventures et d'amour aux accents poétiques. Difficile d'arrêter sa lecture lorsque l'on s'y plonge, c'est captivant et déjà un classique.

  • Moon river

    Fabcaro

    Hollywood, années 50. Au coeur de l'usine à rêves du cinéma, l'immense actrice Betty Pennyway est victime d'un crime sans précédent et particulièrement abominable. L'affaire fait la Une de toute la presse et l'Amérique entière est en émoi. La police de l'état fait appel au peu orthodoxe inspecteur Hernie Baxter pour mener cette délicate enquête qui secoue tout le petit monde du 7ème Art.
    Moon River est un polar noir, poisseux et angoissant, au suspense insoutenable, dont on découvre seulement à la page 12 que le coupable est l'acteur qui joue avec Betty Pennyway.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Débutant par un clin d'œil aux immenses Audrey Hepburn et Henry Mancini, Moon River se lit, comme d'habitude, en se tapant bien fort sur les cuisses. Fabcaro s'aventure dans le cinéma hollywoodien hollywoodien des années 50 pour un résultat hilarant, parodiant le film noir ou noircissant ses parodies à volonté. Étourdissant !

  • Le blizzard fait rage en Alaska.

    Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

    Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d'une écriture incisive, s'attache à l'intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Presque à notre insu, on se laisse entrainer au cœur d'une tempête de neige dans laquelle les personnages de Marie Vingtras partent à la poursuite les uns des autres.... Ou bien est-ce à la recherche d'eux-mêmes ? Un premier roman qui fascine par son rythme, haletant, et parce que subrepticement, il nous emmène là où on ne l'attend pas. Vraiment, à ne pas manquer !

  • L'assemblée des animaux

    Filelfo

    • Arthaud
    • 1 Septembre 2021

    Face aux catastrophes écologiques qui s'enchaînent et mettent la planète en péril, les animaux désespérés et furieux décident d'agir. Tous, lion, baleine, aigle, souris et même chien et chat, se rassemblent pour une conférence solennelle, dans un lieu que seules les bêtes connaissent depuis qu' elles sont nées.
    La grande assemblée des animaux va devoir décider s'il faut sauver la planète ou laisser l'homme continuer d'agir impunément. Après que chacun a pris la parole, il est décidé d'envoyer aux humains un terrible avertissement : une épidémie...
    Fortement inspiré de la tradition des grands classiques, mythologies, fables et contes animaliers, ce roman contemporain donne la parole aux animaux pour mieux éprouver notre humanité. Publié sous forme de feuilleton dans le quotidien La Repubblica, ce texte original et réjouissant a connu un immense succès auprès des lecteurs italiens.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Véritable petit trésor de la rentrée litteraire ! Une fable brillante qui n'est pas sans rappeler La ferme des animaux d'Orwell tout en étant d'une lucidité éclatante sur notre monde.Caustique, mordant, fin et riche en références c'est un vrai plaisir dont la lecture est necessaire.

  • « La vie, ce sera ça, désormais, pensa-t-il. Un catalogue. Les conversations, les rencontres, les gens, les départs, les arrivées. Les choses qui passent. Rien d'effroyable. » À New York ou dans le Michigan, à La Nouvelle-Orléans, à Paris, à Dublin, des hommes et des femmes se penchent sur leur passé. Solitaires le plus souvent, parfois malgré eux (ils sont séparés, veufs ou simplement célibataires), ils s'interrogent aussi sur leur avenir. Sans amertume, même quand la nostalgie joue en sourdine la petite musique des regrets, la ritournelle des occasions perdues et des rendez-vous manqués.

    Rien d'autobiographique dans ces nouvelles, nous assure l'auteur. On est pourtant tenté d'y lire, entre les lignes, le bilan de la maison Ford. Car s'il ne dit jamais « je », il y a un peu de Richard Ford dans chacun de ces personnages, ne serait-ce qu'un certain goût pour l'ironie.
    Tout en saluant au passage deux de ses modèles : James Salter, pour sa précision, sa cruauté et sa mélancolie, et Alice Munro, championne incontestée du discours indirect libre.

    La Librairie Gallimard aime !

    Le recueil de nouvelles assurément le plus profond et le plus subtil de Richard Ford. L'heure est au bilan pour chaque personnage, sur chaque continent et parfois malgré eux. Une prose lumineuse, des récits de l'intime, inévitablement c'est d'une grande justesse.

  • Ce livre, articulant la fiction et les faits, esquisse l'évolution de notre rapport aux choses, passé en quelques siècles d'une vision fluide et ouverte, issue des anciens systèmes qui reliaient l'homme à ce qui l'entourait, bêtes et plantes, astres et dieux, à un ordre séparé et éclairé dans lequel chaque chose occupe une place déterminée.
    S'y croisent un chasseur au siècle des Lumières, Daniel Defoe et Robinson Crusoé, un enfant qui se cache, une impitoyable comtesse, des encyclopédistes, une fille sauvage, un voyageur en Sicile, l'empereur Tibère, Piero di Cosimo, le dieu Pan, une sorcière, un sans-abri anglais ainsi que des figures et rituels venus du fond des temps.
    Non pas suite, mais prolongement du paysage entrepris avec Le Monde horizontal et Rien pour demain, L'ordre des choses en reprend la trame narrative, faite de fragments et d'associations, tissée de personnages réels et fictionnels. Au bout de ce parcours, dont le lecteur est aussi le traducteur, se dessine la manière dont la modernité, prise au sens large, a modifié les cadres de pensées avec lesquels nous pensons ce qui nous entoure.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Bruno Remaury a inventé une forme souple, articulant la fiction et les faits, en contrepoint du geste dont elle rend compte ; le geste de l'homme moderne qui identifie, ordonne et classifie toute chose. L'ordre du monde célèbre la métamorphose, cultive le désordre concerté, embrasse "le flot intarissable de la vie". Un plaidoyer en acte pour le décloisonnement des genres !

  • Le père rêve d'une éponge qui lave le passé.
    La mère est partie, il dit qu'elle n'existe plus.
    Sorti du monde, le fils poste des vidéos sur Internet et il écrit des poèmes.
    La fille ne supporte pas la réalité trop proche et toutes ces personnes qui avancent avec leurs millions de détails.
    La grand-mère entend les clignements et les soupirs de chaque moustique.
    Tout ce qui leur arrive est dans l'ordre du monde.

    La Semaine perpétuelle est d'abord un livre sur les gens d'Internet. Écriture animiste, où toutes les choses du monde peuvent parler - où le monde est possédé. Un livre à la vivacité poétique frappante, la découverte d'une voix.

    Quand son esprit monte au plafond, elle se regarde, elle se voit dans le lit, et la grand-mère ajoute un ciel sur chaque chose. Elle regarde les objets, elle fait le tour de la pièce, elle ajoute un ciel pour chaque meuble, un ciel sur la télé, un ciel sur des bouts de pain, un ciel sur les yaourts, un ciel par couverture, un ciel sur le plancher, un ciel sur le gymnase, un ciel sur chaque enfant, Salim, Sara, un ciel sur chaque tête, et un ciel sur chacune de leurs dents, un ciel sur leur front, un ciel sur chaque mèche et tout devient léger.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Voilà un premier roman qui ne ressemble à aucun autre ! De répétitions en arborescences, l'écriture de Laura Vazquez s'attarde sur chaque chose, la diffracte, la dénude. Elle déploie un univers d'une inventivité vertigineuse, que l'on a hâte d'explorer plus avant ... Une grande découverte de cette rentrée !  

  • A quoi ressemble une vie ?

    Pour la narratrice, à une déclaration d'amour entre deux enfants de quatre ans, pendant une classe de musique.

    Ou à leur rencontre en plein hiver, quarante ans plus tard, dans une rue de Paris.

    On pourrait aussi évoquer un rock'n'roll acrobatique, la mort d'une mère, une exposition d'art contemporain, un mariage pour rire, une journée d'été à la campagne ou la vie secrète d'un gigolo.

    Ces scènes - et bien d'autres encore - sont les images où viennent s'inscrire les moments d'une existence qui, sans eux, serait irrévocablement vouée à l'oubli.

    Car tout ce qui n'est pas écrit disparaît.

    Conjurer l'oubli : tel nous apparaît l'un des sens de ce roman animé d'une extraordinaire vitalité, alternant chutes et rebonds, effondrements et triomphes, mélancolie et exaltation.

    Oeuvre majeure d'une romancière passionnée par l'invention des formes, L'Eternel Fiancé confirme son exceptionnel talent : celui d'une auteure qui a juré de nous émerveiller - et de nous inquiéter - en proposant à notre regard un monde en perpétuel désaccord.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un roman très touchant, plein d'humour, sur une histoire d'amour à laquelle il a toujours manqué le timing et qui pourtant marquera la narratrice à jamais.

  • Le parfum des cendres

    Marie Mangez

    Les parfums sont toute la vie de Sylvain Bragonard. Il a le don de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, qu'elles soient vives ou délicates, subtiles ou entêtantes. Tout le monde y passe, même les morts dont il s'occupe tous les jours dans son métier d'embaumeur. Cette manière insolite de dresser des portraits stupéfie Alice, une jeune thésarde qui s'intéresse à son étrange profession.
    Pour elle, Sylvain lui-même est une véritable énigme : bourru, taiseux, il semble plus à l'aise avec les morts qu'avec les vivants. Elle sent qu'il cache quelque chose et cette curieuse impénitente veut percer le mystère. Doucement, elle va l'apprivoiser, partager avec lui sa passion pour la musique, et comprendre ce qu'il cache depuis quinze ans.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un premier roman envoûtant, plein de douceur et profondément vivant, où tous nos sens sont en éveil. Une réussite !

  • Mon mari

    Maud Ventura

    Un premier roman drôle et féroce sur le face-à-face conjugal.

    C'est une femme toujours amoureuse de son mari après quinze ans de vie commune. Ils forment un parfait couple de quadragénaires : deux enfants, une grande maison, la réussite sociale. Mais sous cet apparent bonheur conjugal, elle nourrit une passion exclusive à son égard. Cette beauté froide est le feu sous la glace. Lui semble se satisfaire d'une relation apaisée : ses baisers sont rapides, et le corps nu de sa femme ne l'émeut plus. Pour se prouver que son mari ne l'aime plus - ou pas assez - cette épouse se met à épier chacun de ses gestes comme autant de signes de désamour. Du lundi au dimanche, elle note méthodiquement ses « fautes », les peines à lui infliger, les pièges à lui tendre, elle le trompe pour le tester. Face aux autres femmes qui lui semblent toujours plus belles, il lui faut être la plus soignée, la plus parfaite, la plus désirable.
    On rit, on s'effraie, on se projette et l'on ne sait sur quoi va déboucher ce face-à-face conjugal tant la tension monte à chaque page. Un premier roman extrêmement original et dérangeant.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Maud Ventura nous livre un premier roman psychologique impossible à lâcher, grâce à une tension qui monte crescendo jusqu'à la chute... Et quelle chute !

  • Sur les toits

    Frederic Verger

    Marseille, 1942. Helen, chanteuse anglaise sans succès, vit seule avec ses deux enfants - le narrateur et sa jeune soeur Liola. Lors de la débâcle de 1940, Helen, malade et sans le sou, s'est installée dans une mansarde donnant sur les toits. Mais son état de santé lui impose une hospitalisation et Helen craint que ses enfants ne soient recueillis séparément en son absence. Elle demande à son fils de construire un abri secret sur les toits, où il se réfugiera avec sa soeur en attendant sa guérison et la fin de la guerre. Les enfants emménagent dans leur cachette. Les voici seuls sur les toits de Marseille, où subsiste clandestinement toute une population marginale. Commence alors pour eux une vie pleine de surprises et de dangers.
    Avec ce magnifique roman d'aventures, Frédéric Verger s'inscrit dans la lignée des grands enchanteurs de la littérature.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un roman singulier et plein de grâce, ayant pour cadre la France des années 40, où les toits de Marseille deviennent le théâtre de nombreuses aventures. 

  • « Elle ne se contente plus d'habiter mes rêves, cette fille. Elle pousse en moi, contre mes flancs, elle veut sortir et je sens que, bientôt, je n'aurai plus la force de la retenir tant elle me hante, tant elle est puissante. C'est elle qui envoie le garçon, c'est elle qui me fait oublier les mots, les événements, c'est elle qui me fait danser nue. » Il n'y a pas que le chagrin et la solitude qui viennent tourmenter Tara depuis la mort de son mari. En elle, quelque chose se lève et gronde comme une vague. C'est la résurgence d'une histoire qu'elle croyait étouffée, c'est la réapparition de celle qu'elle avait été, avant. Une fille avec un autre prénom, qui aimait rire et danser, qui croyait en l'éternelle enfance jusqu'à ce qu'elle soit rattrapée par les démons de son pays.
    À travers le destin de Tara, Nathacha Appanah nous offre une immersion sensuelle et implacable dans un monde où il faut aller au bout de soi-même pour préserver son intégrité.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Alors qu'elle vient de perdre son mari, Tara sent son passé ressurgir, bien qu'elle pensait s'en être émancipée. Un texte puissant !

  • Pleine terre

    Corinne Royer

    Un éleveur qui n'a pas rempli toutes ses obligations administratives se retrouve pourchassé par les gendarmes comme un criminel. Quel enchaînement terrible a fini par l'entraîner dans cette cavale ? Inspiré d'un fait divers récent, ce roman psychologique, politique et lyrique alerte sur l'effondrement du monde paysan : il dénonce les logiques productivistes qui dégradent notre rapport au vivant et pointe la fragilité des agriculteurs face au chaos de nos sociétés contemporaines.

    La librairie Gallimard vous recommande

    De sa plume magnifique, Corinne Royer nous ravit avec cette fiction à voix multiples ! La cavale de ce paysan révolté interroge l'absurdité de notre ère qui favorise les grandes industries et leur production de masse au détriment d'une approche saine et sensée de l'agriculture.

  • « Ce livre n'est pas un livre de deuil. Le deuil, c'est après. [...] La vivacité du présent. Celle du sentiment. La trace que nous laissons aux autres. Ces particules de temps et d'affection mêlés demeurent en suspens. Ici, ce sont elles qui commandent, et avec elles, le souffle que sa mort m'a laissé au coeur. ».

    Le récit s'ouvre un dimanche de septembre 2019, un dimanche où le père « concret et nébuleux à la fois » d'Emmanuelle Lambert, se prépare à mourir d'un cancer de l'ampoule, un organe situé à la tête du pancréas.
    Et pourtant, ce livre est un livre de vie. C'est que, par une douce ironie des mots, il est à l'image de ce personnage de père à la « chaleur explosive » : « rétif à toute forme de rêverie fatiguée, car dans la fatigue se glisse un effritement possible, une voie pour la douleur et le doute ». Le duo du livre-tombeau et du père illumine tout sur son passage. Il n'y a pas de gris ici, mais les couleurs éclatantes du souvenir, du mange-disques seventies aux yeux de Dalida.

    Poignant et solaire, émouvant et lumineux, mélancolique sans le poids du pathos, familial et universel, le récit d'une fille raconte le père : mais le père aurait peut-être voulu un garçon. À l'hyperactif soixante-huitard, au Dieu imprévisible de l'enfance, à l'ex-enfant triste qui joue jusqu'au bout de sa vie y compris en abordant aux rivages de la fin, répond une fille, qui se construit comme une femme. Avec une subtilité infinie, Emmanuelle Lambert traite dans ce livre de bien des thèmes, de l'intime au collectif, du masculin au féminin, et celle que son père, « le grand tonique » surnommait « Dudule », confirme l'écrivain de premier plan qu'elle est devenue.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Les livres « sur le père » sont légion en cette rentrée littéraire, mais ils sont peu nombreux en revanche à faire preuve d'autant d'intelligence et de pudeur. À rebours des poncifs sur la maladie et le deuil, Emmanuelle Lambert rend d'abord un hommage vibrant à ce père qui façonna la femme qu'elle est devenue. C'est sans doute cela la littérature.

  • Par les routes

    Sylvain Prudhomme

    « Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui partent. Et ceux qui restent. » La quarantaine, écrivain, Sacha quitte Paris pour le calme d'une petite ville du Sud. À peine installé, il retrouve son ami de jeunesse. Celui qu'il a toujours appelé l'autostoppeur vit désormais avec Marie et leur fils, habitués à ses disparitions et ses retours inopinés. Mais l'arrivée de Sacha bouleverse cet équilibre familial.
    Entre Sacha et Marie, les liens se resserrent. Que vaut la liberté face à l'amitié et à l'amour ?

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    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un magnifique roman qui fait du bien et dont les personnages insaisissables et en perpétuelle quête de sens nous invitent à réfléchir. 

  • Un matin de septembre 1890, un géomètre belge, mandaté par son Roi pour démanteler l'Afrique, quitte Léopoldville vers le Nord.
    Avec l'autorité des étoiles et quelques instruments savants, Pierre Claes a pour mission de matérialiser, à même les terres sauvages, le tracé exact de ce que l'Europe nomme alors le « progrès ». À bord du Fleur de Bruges, glissant sur le fleuve Congo, l'accompagnent des travailleurs bantous et Xi Xiao, un maître tatoueur chinois, bourreau spécialisé dans l'art de la découpe humaine.
    Celui-ci décèle l'avenir en toute chose : Xi Xiao sait quelle oeuvre d'abomination est la colonisation, et il sait qu'il aimera le géomètre d'amour.

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    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un roman d'aventures charnel, magnifiquement maîtrisé, servi par le style poétique de Paul Kawczak.  A lire absolument !  

  • Un jour de désoeuvrement, Pablo Martín Sánchez tape son nom dans un moteur de recherche. Par le plus grand des hasards, il se découvre un homonyme au passé héroïque : un anarchiste, condamné à mort en 1924. Férocement intrigué, il se pique au jeu de l'investigation et cherche à savoir qui était... Pablo Martín Sánchez le révolutionnaire.

    Happé, l'auteur se fond dans cette destinée tourbillonnante et picaresque, alternant le récit d'une épopée révolutionnaire dans le Paris des années 1920 où les faubourgs de Belleville abritent d'ardents imprimeurs typographes, et celui d'une jeunesse aventureuse en Espagne jusqu'à les faire converger en un dénouement... tragique.

    Épique, virevoltant, espiègle et foisonnant, L'anarchiste qui s'appelait comme moi dresse le portrait à la fois réaliste et rêvé des utopies montantes du tournant du XXe siècle, dans l'esprit des grands romans populaires où l'amitié, la trahison, l'amour et la peur sont les rouages invisibles qui font tourner le monde.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Par un malicieux jeu de miroirs, Pablo Martín Sánchez traverse le début du siècle, romance son homonyme et fait imploser sa narration en se riant des frontières physiques et temporelles. Livre d'aventures, récit historique, roman feuilleton ou pamphlet politique, cet objet hybride ne choisit jamais sa forme définitive mais reste toujours époustouflant ! À dévorer !

  • Avec ce nouveau roman, Thomas Giraud s'approche peut-être encore davantage qu'il ne l'avait fait jusque-là d'une de ces figures fulgurantes et insaisissables, celles qui n'ont fait que passer, qui ont expérimenté et qui nous laissent au bout du compte avec beaucoup d'interrogations, à peu près autant de passions, de frissons même. Si de Bas Jan Ader, artiste hollandais, nous savons peu de choses, endécouvrant ce qui aurait pu être son histoire, selon Thomas Giraud, on se demande forcément d'où lui vient cette fascination pour les chutes ? Qu'entend-il montrer en tombant à vélo dans un canal ou en se lâchant d'une branche d'arbre ? Est-ce là uniquement le goût d'aller contre un ordre établi du monde matériel ? D'y trouver ce qui fait s'écouler les montagnes immobiles ? D'éprouver le fait d'être au monde ? D'aller contre l'immobilité de ce qui semble inscrit dans l' éternité...? Ou faut-il chercher du côté de la petite enfance et de cet équilibre introuvable qui fait tomber à longueur de temps ? Ou encore d'avoir grandi dans l'absence et pourtant avec la figure omniprésente d'un père héros de guerre ? Avec Bas Jan Ader, sommes-nous devant une scène sans fin de la chute du père, fusillé par des soldats allemands ? Sommes-nous pris par l' immense solitude ressentie, causée par cette absence, par le manque ? Si Bas Jan Ader semble avoir laissé peu, c'est en même temps déjà beaucoup, pour penser, imaginer, construire, inventer. Bas Jan Ader a mené bon nombre d'expériences et de performances spectaculaires. Jusqu'à cette toute dernière dont il ne reviendra pas : la traversée de l'Atlantique à bord d'un bateau trop léger sans doute, In Search of the Miraculous... Thomas Giraud s'enquiert de son histoire, traverse l'océan à ses côtés et dresse son portrait à travers les âges, de son enfance à sa vie d'adulte, sa vie d'artiste.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Thomas Giraud raconte Bas Jan Ader, artiste néerlandais obsédé par l'imprévu et la chute, de sa naissance en 1942 d'un père pasteur assassiné par les nazis, jusqu'à sa disparition en mer. En utlisant le tutoiement, signe d'une complicité évidente à chaque ligne, l'auteur impose un tête-à-tête bouleversant avec son héros, capte l'insaisissable et continue de construire une remarquable œuvre romanesque. Un livre sublime !

  • Sara et Sebastiano vivent leur amour à l'ombre de l'entreprise de sidérurgie Italsider. Ils luttent pour un avenir juste et équitable où les ouvriers ne travailleraient plus à la pièce, ne seraient plus exploités et où les usines seraient un lieu de travail, de droits et non de mort. Ils font partie d'une des plus importantes formations de la gauche extraparlementaire italienne, active de la fin des années 1960 à la première moitié des années 1970. Leur militantisme tumultueux se déroule dans les rues de Tarente, accompagné jour après jour par les articles du quotidien Lotta continua, organe officiel du groupe politique du même nom. La voix de leur protestation s'élève haut et fort avec celle d'une foule d'autres jeunes, jusqu'au moment fatidique, attendu depuis toujours, jusqu'à ce que sonne l'Heure H.
    Un aperçu brutalement réel de l'Italie des luttes ouvrières à travers le filtre d'un des quotidiens politiques les plus influents de ce pays.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    On devine beaucoup d'Erri de Luca ici, passionnant dans une réinvention de son écriture pour se frotter au roman graphique et au très beau dessin de Paolo Castaldi. La nouveauté de forme n'empêche pas le grand écrivain de déployer son style et ses préoccupations, lutte des classes et pacifisme en avant.

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