Mots du libraire

  • Alexandre Blok (1880-1921), première grande voix dudit Âge d'argent de la poésie russe, apparut comme le maître de l'école symboliste dès le cycle De la Belle Dame, jusqu'à des chefs-d'oeuvre tels que La jeune fille dans le choeur chantait et L'Inconnue. Toutefois, sa poésie d'une incomparable musicalité, non sans écho verlainien, n'allait pas tarder à dépasser le cadre du symbolisme pour s'imprégner d'une vision tragique, puissamment prophétique des réalités de son temps, en particulier dans les poèmes sur la Russie, « épouse et mère », où il retrouve l'acuité lucide et cristalline d'un Pouchkine et d'un Lermontov.
    D'abord favorable aux révolutions de février et octobre 1917, dont il attendait avant tout une « transfiguration de l'homme », il est vite déçu, et cesse d'écrire.

    Coup de cœur

    Cette remarquable anthologie bilingue du grand poète russe, intéressé un temps par la révolution de 1917 puis déçu et rongé par un mal physique et moral incurable, se déguste comme un grand cru et permet de retrouver ses poèmes les plus célèbres, Les douze ou La jeune fille dans le chœur chantait, mais aussi des pépites un temps introuvables.

  • Ethan frome

    Edith Wharton

    Ethan Frome works his unproductive farm and struggles to maintain a bearable existence with his difficult, suspicious and hypochondriac wife, Zeena. But when Zeena's vivacious cousin enters their household as a hired girl, Ethan finds himself obsessed with her and with the possibilities for happiness she comes to represent.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Avec Ethan Frome, Edith Warton signe un monument de la littérature, une histoire d'amour déchirante qui transforme le tragique en sublime.

  • La librairie Gallimard vous conseille :

    Truman Capote s'inspire pour ce roman, des figures marquantes de son enfance. L'occasion pour nous de découvrir la part tendre et fantasque de l'écrivain.

  • La librairie Gallimard vous conseille :

    L'élégance, l'humour et le désespoir de Bove sont évidemment au rendez-vous dans cette aventure folle, où un homme tente à tout prix de rejoindre le général De Gaulle à Londres. Kafkaïen, suffocant et parfois hilarant !

  • « L'imaginaire », aujourd'hui dirigée par Yvon Girard, est une collection de réimpressions de documents et de textes littéraires, tantôt oeuvres oubliées, marginales ou expérimentales d'auteurs reconnus, tantôt oeuvres estimées par le passé mais que le goût du jour a quelque peu éclipsées.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Exposition universelle de Tokyo 1922, un européen entreprend, avec un succès mitigé, de séduire deux japonaises. À la fois conte philosophique, bijou littéraire et traité d'anthropologie, ce court texte avant tout un formidable outil pour comprendre le fossé culturel entre l'orient et l'occident.

  • La librairie Gallimard vous conseille :

    Dans la pure tradition des "américaines à Paris" de la Belle époque, Natalie Barney signe ici un chant d'amour tout en sensualité et en poésie. Une ode à la liberté et à la grâce qui fascine par sa modernité et son avant-garde.

  • La librairie Gallimard vous conseille :

    Une affiche de publicité exotique et mystique, apparaissant soudainement dans une ville auvergnate, est un parfait point de départ à cette hallucinant dédale littéraire sur l'adolescence.

  • Le tentateur

    Hermann Broch

    Roman posthume, Le tentateur (1953) raconte comment un personnage assoiffé de pouvoir mystifie la population d'un petit village autrichien. Il a le don de la parole, l'instinct de la foule ; il sait séduire, fanatiser, et son pouvoir lui gagne peu à peu tout le village, en commençant par la jeunesse. Que prêche-t-il ? La haine de la civilisation, des machines, des étrangers, et le retour aux anciennes forces de la terre dont il prétend posséder le secret. Son influence maléfique est combattue par le narrateur, médecin « raisonnable » qui a renoncé à la ville et au succès pour l'austérité de la montagne.
    Broch nous livre ici les prémisses d'une religiosité nouvelle, cependant qu'il analyse le processus de fascination qui livra son époque aux folies meurtrières d'un dictateur habile à fanatiser les masses. Ces divers plans, mêlés à une maîtrise technique et une richesse d'écriture extrêmement efficaces, forment une grande épopée où le présent et le passé, la Tradition et la Nouveauté s'allient pour fonder une sagesse, non pas dogmatique, mais consciemment utile.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Théoricien de la folie des masses, Hermann Broch livre ici le versant romanesque du motif de "l'illusion collective" : un village où cohabitent harmonieusement savoir-faire ancestral (inoubliable Mère Gisson !) et modernité raisonnable (le narrateur, qu'on croirait parent du docteur Rieux de Camus) devient le théâtre d'un tragique enchantement. Un monument de la littérature !

  • Franz Kafka connut d'abord Milena comme traductrice : elle établissait la version tchèque de quelques-unes de ses proses courtes. Ces relations se transformèrent en une liaison passionnée dont les lettres permettent de suivre le progrès. Cette passion ne dura qu'un instant, elle tient en quelques mois à peine.
    Les lettres racontent d'un bout à l'autre ce roman d'amour, orgie de désespoir et de félicité, de mortification et d'humiliation. Car quelle qu'ait pu être la fréquence de leurs rencontres, leurs amours restent essentiellement épistolaires comme celles de Werther ou de Kierkegaard.
    Milena est morte vingt ans après Kafka, dans le camp de concentration de Ravensbrück.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Sans doute le plus beau livre d'amour mais surtout, le constat le plus définitif sur la puissance de l'écriture. "Écrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes."

  • Le grand désert, ses zones vivrières, pastorales, pétrolières, nucléaires, frontalières.
    La guerre, le viol de vivants et de morts, un crime passionnel, des incestes, la faim.
    Un bordel de femmes pour les soldats, un bordel de garçons pour les ouvriers ; contigus et communicants : quelques heures d'une exaltation sexuelle sans précédent. Épouses, fiancées, soeurs, libres, installées sur les limites du territoire prostitutionnel, surveillent, commentent la perte, en des orifices stériles, du sperme reproducteur. Plus loin, en fin de journée, sur le sol incertain d'un commencement de steppe, deux corps de rencontre (mais ne sont-ils pas mère et fils ?) et leurs «annexes», un bébé et un singe pour la femme errante, son esclave pour le nomade adolescent, reconstituent, encerclés par le mouvement hostile des choses avant la nuit, la gesticulation du couple d'après la Chute, le premier accouplement, le premier alphabet. L'état de terreur absolue.
    Longtemps placé sous censure, Éden, Éden, Éden, comme d'autres grands classiques de notre littérature, laisse entendre, au travers d'une mise en scène éclatante de la «monstruosité» (bonheur dans l'assujettissement, désarroi dans la liberté), ce chant indestructible parce que inexplicable : le rire de l'innocent que l'on souille et qui ne le sait pas.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Pierre Guyotat jette une lumière crue sur un désert livré aux appétits voraces d'un monde en furie. Une lecture inconfortable pourtant aussi indispensable que le cliché d'un reporter de guerre. Eden, Eden, Eden est à la fois cri halluciné et murmure déchirant.

  • Hotel Savoy

    Joseph Roth

    La Première Guerre mondiale s'achève. L'immense Russie libère ses prisonniers qui affluent, de plus en plus nombreux, aux portes de l'Europe. C'est là, dans une de ces petites villes dont il connaît bien l'étrange atmosphère, que l'auteur nous conduit. Gabriel Dan rentre de Sibérie ; séduit par le gigantesque hôtel Savoy, il y loue une chambre. Le jeune homme croira bientôt découvrir un monde nouveau.
    Mais plutôt, ces longues années de guerre et de captivité l'ont à ce point transformé que tout lui apparaît maintenant sous un jour différent. C'est un regard neuf, regard d'enfant parfois, qu'il jette désormais sur le monde ? Et nous découvrons avec lui la vie fascinante de l'hôtel, faisant successivement la connaissance des êtres les plus divers, extravagants, touchants ou inquiétants : Santschin, le pauvre clown, l'industriel Neuner, qui tente de faire face à ses ouvriers en grève ; Bloomfield, le richissime ; Alex, le jeune dandy ; Ignace, dont l'ombre plane sur tout l'hôtel, et surtout la tendre Stasie, et Zwonimir, révolutionnaire passionné, devenu le fidèle ami de Gabriel. L'hôtel Savoy, où le luxe des premiers étages contraste avec la misère qui règne aux étages supérieurs, est un évident symbole : " A l'image du monde, le Savoy rayonnait à l'extérieur d'un éclat intense, étincelant de la splendeur de ses sept étages ; et la misère y habitait ans la proximité de Dieu...

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Avec quel talent Joseph Roth fait tenir le monde post-1914 dans les sept étages de l'hôtel Savoy ! Gabriel Dan, seul comme seul peut l'être un homme sec, y trouve bien plus que ne le laissaient supposer le blason doré et le portier en livrée. Une communauté prend corps dans ce court roman. Quel plaisir d'en faire partie le temps d'une lecture !

  • Lunch-box

    Emilie de Turckheim

    « La lunch-box est une bête pleine d'appétit. Elle grogne, elle n'en a jamais assez. Elle provoque chez la mère une pulsion de remplissage. Tout le vertige vient de la forme de la lunch-box : n'oublions pas que c'est une valise. C'est chaque matin la répétition du grand départ. La mère regarde son enfant s'éloigner de la maison et elle espère qu'il ne lui manquera rien. Ni pain ni amour. » Dans la ville rêvée de Zion Heights, sur la baie du détroit de Long Island, un petit monde gravite autour de l'école bilingue : les mères délurées organisent des garden-parties, les pères, souvent absents, suivent de loin les affaires de la vie courante, les couples se font et se défont tandis que les enfants préparent le spectacle de fin d'année. Tous ont pour coqueluche Sarah, la professeur de chant, célèbre pour ses comédies musicales extravagantes. Jusqu'au jour où, par accident, elle bouleversera leurs vies et la sienne, à jamais.
    Ce roman lumineux, où l'émotion affleure à chaque page, explore la manière dont chacun, témoin, victime ou coupable, surmonte l'irrémédiable.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Lunch-Box, c'est avec ce titre à la sonorité faussement acidulée que s'ouvrent les portes de Zion Heights, ville aux allures de terre promise.les bonheurs enfantins côtoient les plaisirs parfois futiles des adultes. Ce petit monde perpétue jour après jour l'ambiance d'une éternelle fête de fin d'année. Jusqu'à l'accident... Une lecture addictive!

  • Le 30 novembre 1900, Oscar Wilde meurt, à 46 ans seulement, dans une chambre miteuse d'un petit hôtel rue des Beaux-Arts à Paris. Il avait été emprisonné cinq ans plus tôt pour homosexualité, et l'intégralité de ses biens avaient été saisis. Après deux ans de travaux forcés, une fois libéré, il avait quitté l'Angleterre pour Paris, sous une fausse identité, où il a vite sombré dans la déchéance. Démuni, alcoolique, il n'a plus écrit une seule ligne.
    Antithèse de cette fin de vie misérable, l'existence du dramaturge et poète irlandais a été conçue comme une oeuvre d'art. Il considérait en effet sa vie comme le lieu de son génie, tandis que son oeuvre n'était que celui de son talent. Wilde a toujours aimé se regarder dans le miroir de La Divine Comédie, jusqu'à en comparer des passages à des épisodes de sa propre vie. Sa mort, image du drame implacable d'un homme ayant tout eu et tout perdu d'un coup, n'est en outre pas sans rappeler le huitième cercle de l'Enfer de Dante, le Malebolge.
    Sous le pinceau virtuose de Javier de Isusi, dans une ambiance crépusculaire rehaussée par de superbes lavis sépia, se déroule l'inexorable descente aux enfers d'Oscar Wilde : dans les méandres de nuits parisiennes, entre alcool, voyous et prostitués, ou lors de rencontres avec Gide, Toulouse-Lautrec, les frères Machado et les rares amis qui ne l'avaient pas abandonné. Le récit de la chute du poète s'interrompt parfois pour donner voix et corps aux autres protagonistes de la tragédie qui se joue, à travers de brefs entretiens imaginaires délivrant anecdotes et impressions personnelles.
    Javier de Isusi ne se borne donc pas au rôle de biographe scrupuleux à l'ouverture de son petit théâtre sur la scène duquel défilent les trois dernières années de la vie d'Oscar Wilde. Il se pose en investigateur, interrogeant l'homme et l'oeuvre. Qui était cet écrivain déchu qui, quelques années plus tôt, outrait les conformistes avec ses phrases assassines et ses élégants paradoxes ? Le personnage Wilde avait-il fini par engloutir son créateur ? Pour quelles raisons avait-il cessé d'écrire à sa sortie de prison ? Tentant d'éclaircir ces quelques mystères, Javier de Isusi fait petit à petit tomber le masque du poète.
    Il dresse un portrait d'homme sans filtre tout en livrant un récit passionnant sur l'art et la vie, la morale et le plaisir, l'être et le paraître. Le 22 octobre 2020, Javier de Isusi s'est vu décerner le prestigieux Premio Nacional del Cómic, sous le parrainage du ministère de la Culture espagnol, pour La Divine Comédie d'Oscar Wilde.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un auteur espagnol crayonne les dernières années parisiennes d'un dramaturge irlandais à la fin du 20ème siècle, en s'inspirant d'un poète italien du Moyen-Âge et convoque à la fois le burlesque et le tragique. SUBLIME !

  • Graal proustien, les « soixante-quinze feuillets » de très grand format étaient devenus légendaires. La seule trace qui en existait était l'allusion qu'y faisait Bernard de Fallois, en 1954, dans la préface du Contre Sainte-Beuve. En 1962, ils n'avaient pas rejoint la Bibliothèque nationale avec le reste des manuscrits de l'auteur de Swann. Leur réapparition en 2018 à la mort de Bernard de Fallois, après plus d'un demi-siècle de vaines recherches, est un coup de tonnerre.
    Car les insaisissables « soixante-quinze feuillets » de 1908 sont une pièce essentielle du puzzle. Bien antérieurs au Contre Sainte-Beuve, ils ne font pas que nous livrer la plus ancienne version d'À la recherche du temps perdu. Par les clés de lecture que l'écrivain y a comme oubliées, ils donnent accès à la crypte proustienne primitive. « Un livre est un grand cimetière où sur la plupart des tombes on ne peut plus lire les noms effacés », lit-on dans Le Temps retrouvé : mais ici, le temps n'a pas encore effacé tous les noms.

    Librairie Gallimard vous conseille

    « Les voici donc, ces soixante-quinze feuillets si longtemps cachés, si longtemps attendus et devenus légendaires ! » Découvrez à la librairie Gallimard, le manuscrit le plus ancien d’“À la recherche du temps perdu”.

  • Arbre de l'oubli

    Nancy Huston

    «Arbre de l'oubli »brosse le portrait d'une famille américaine aisée, privilégiée, éduquée... puis, élargissant le tableau peu à peu, nous montre les fils inattendus qui relient cette famille aux pages les plus sombres de l'Histoire moderne. En dessinant un chemin tortueux à travers l'émancipation pas toujours réussie de trois personnages complexes, le roman aurait pu prendre les tonalités d'un parcours initiatique. Mais il s'agit, une fois le tableau appréhendé dans sa globalité, d'un grand roman d'Histoire vivante tant il convoque les enjeux essentiels d'aujourd'hui : racisme, religion et laïcité, procréation pour autrui, violence, misère et colère, féminisme et représentation.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Se jouant du temps et de l'espace, Nancy Huston interroge ici notre rapport à la filiation et à la transmission. Un roman qui risque de résonner longtemps en vous.

  • Pourquoi elle ?
    Pourquoi une biographie de Jacqueline de Ribes ?
    Je ne m'étais intéressée jusque-là qu'à des vies dont l'art était le coeur battant. Des vies dont l'essentiel fut de peindre, écrire ou sculpter.
    C'est sa propre vie qui est l'oeuvre de Jacqueline de Ribes. Une vie qu'elle a magnifiée, sublimée, mais qui garde à mes yeux sa part de mystère.
    Quelle femme et quels secrets se cachent derrière la légende de papier glacé ?
    Figure de la jet-set des années soixante. L'un des « Cygnes » préférés de Truman Capote et de Richard Avedon. Amie d'Yves Saint Laurent et de Luchino Visconti. Elle est devenue une icône du style et un symbole de l'élégance française. Une reconnaissance mondiale illustrée, en 2015, par une magistrale exposition au Metropolitan Museum de New York. Son visage a été projeté en pleine lumière sur l'Empire State Building.
    Ce destin, qui voit s'achever l'ancien monde et apparaître de nouveaux codes, des innovations stupéfiantes, j'ai tenté d'en déchiffrer l'énigme.
    D. B.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    En biographe aguerrie, Dominique Bona captive, parvenant à saisir aussi finement le Cygne mondain que la femme d'affaire avisée et passionnée. Et magie de la littérature...les célèbres portraits que Richard Aveddon fit de l'iconique Comtesse de Ribes prennent vie sous nos yeux!

  • Le grand écrivain Amos Oz, récemment disparu, s'est intéressé à la figure du traître toute sa vie - comme son oeuvre romanesque en témoigne. Dans un discours prononcé à Berlin en 2017, il a voulu revenir sur le plus célèbre d'entre eux, et réfléchir au rôle qu'a joué la prétendue trahison de Jésus par Judas dans la naissance de l'antisémitisme chrétien. Il se fait conteur en nous présentant une version alternative de l'histoire connue, et en nous interrogeant sur les liens entre les deux grandes religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme. Sa réflexion est iconoclaste, irrévérencieuse, romanesque, mais toujours nourrie d'une connaissance profonde des textes fondateurs des deux religions.
    Cet ouvrage, le premier inédit publié depuis le décès d'Amos Oz en décembre 2018, condense une certaine philosophie du dialogue qui était au coeur de l'oeuvre et de l'engagement d'Amos Oz. Sa parole demeure d'une actualité brûlante.
    En préambule, la rabbin Delphine Horvilleur s'adresse directement à l'auteur disparu, dans une émouvante lettre. Elle nous offre un éclairage passionnant de la conférence d'Amos Oz, en nous parlant des prophètes et des traîtres, du rôle de la littérature dans nos vies, et du besoin de dialogue pour surmonter les fanatismes de toute sorte.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    En digne héritier d'une tradition consistant à interroger les textes sacrés, Amos Oz propose une version alternative de ce que la mémoire collective retient comme étant "la trahison de Judas". Un court texte, passionnant, offrant à notre reflexion de multiples questionnements.

  • Un employé de la Manufacture d'Armes de St-Etienne pratique la "perruque" et construit secrètement le moteur du bateau avec lequel il partira naviguer. Un formidable hommage au monde ouvrier. 

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Sublime album, réalisé grâce à une méthode de gravure sur zinc, Le pas de la Manu, est aussi un formidable point d'interrogation sur la place de l'homme, l'automatisation du travail autrefois manuel et le passage d'un monde à l'autre sur fond de guerre d'Algérie et d'incertitudes sociétales. Un IMMENSE coup de coeur!

  • Le désir en nous comme un défi au monde se veut un témoin de l'éclectisme de la création poétique actuelle. Ici, aucun courant poétique ni aucune doctrine littéraire ne font la loi.

    Adonis ; Olivier Barbarant ; Linda Maria Baros ; Joël Bastard ; Claude Beausoleil ; Tahar Ben Jelloun ; Zoé Besmond De Senneville ; Zéno Bianu ; Carole Bijou ; Alexandre Bonnet-Terrile ; Alain Borer ; Katia Bouchoueva ; Nicole Brossard ; Tom Buron ; Tristan Cabral ; Cali ; Rémi Checchetto ; William Cliff ; François De Cornière ; Cécile Coulon ; Charlélie Couture ; Laetitia Cuvelier ; Seyhmus Dagtekin ; Jacques Darras ; René Depestre ; Thomas Deslogis ; Ariane Dreyfus ; Michèle Finck ; Brigitte Fontaine ; Albane Gellé ; Guy Goffette ; Cécile Guivarch ; Cécile A. Holdban ; Philippe Jaffeux ; Maude Joiret ; Charles Juliet ; Vénus Khoury-Ghata ; Anise Koltz ; Petr Kral ; Abdellatif Laâbi ; Hélène Lanscotte ; Jean Le Boël ; Yvon Le Men ; Perrine Le Querrec ; Jérôme Leroy ; Sophie Loizeau ; Lisette Lombé ; Mathias Malzieu ; Guillaume Marie ; Sophie Martin ; Jean-Yves Masson ; Edouard J. Maunick ; Marie Modiano ; Marcel Moreau ; Emmanuel Moses ; Anne Mulpas ; Bernard Noël ; Carl Norac ; Serge Pey ; Paola Pigani ; Eric Poindron ; Joseph Ponthus ; Jean Portante ; Jean-Luc Raharimanana ; Suzanne Rault-Balet ; Florentine Rey ; Zachary Richard ; Jacques Roubaud ; Valérie Rouzeau ; James Sacré ; Florence Saint-Roch ; Eric Sarner Eugène Savitzkaya ; Jean-Pierre Siméon ; Jean-Luc Steinmetz ; Frédéric Jacques Temple Mila Tisserant ; Milène Tournier ; André Velter ; Laurence Vielle ; Yolande Villemaire ; Thomas Vinau ; Pierre Vinclair ; Sanda Voica.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Laissez-vous emporter par l'onde du désir. Cette année le printemps des poètes met à l'honneur l'état d'âme le plus insatiable. Le castor astral réunit dans cette étincelante anthologie, les poètes qui se consument ardemment pour le manque.

  • Au fond, les Pyrénées, je n en ai rien à faire. Voici déjà deux mois que je circule à pied ou en voiture d une localité à l'autre-pourquoi ? Qu'est-ce que cela signifie ? Pour demain, j'ai sur mon agenda une visite fatigante, et en plus il me faut lire à ce sujet deux livres anciens. Peut-être qu'ils sont à la Bibliothèque Nationale ? ... Tout cela est ridicule. Et la vitre est froide.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Kurt Tucholsky est journaliste, écrivain, critique, poète... à travers ses yeux on regarde les Pyrénées comme paysage, comme frontière et comme lieu de vie dont il nous raconte les us et coutumes. Un récit de voyage, mais pas seulement, et un style acerbe qui ne peut sue faire sourire!

  • Lark et Robin sont demi-soeurs, profondément di érentes et pourtant très liées. Tandis que Lark, l'aînée, est réservée et studieuse, Robin a un tempérament farouche et artistique a rmé. Elles sont élevées à Montréal par une mère célibataire distante chérissant plus que tout sa propre indépendance. Le lien entre les deux soeurs n'en est que renforcé. Lark excelle dans ses études et développe un intérêt pour le cinéma et l'art du montage en particulier ; Robin quant à elle se découvre un incomparable talent pour le piano. Lorsque Lark part faire ses études aux États-Unis, sa soeur ne tarde pas à la rejoindre.
    Leur vie à New York les met cependant à l'épreuve. Lark alimente son goût pour les films documentaires auprès de professeures inspirantes sans pour autant trouver sa voix propre et doute de ses capacités de réalisatrice. Robin de son côté est acceptée à la prestigieuse école Juilliard mais lutte avec ses enseignants qui la brident et n'aspirent à faire d'elle qu'une pure technicienne. Sous cette pression, leurs chemins divergeront radicalement. Pourtant, des années plus tard, le destin les réunira de façon inattendue.
    Copies non conformes dresse avec tendresse et précision le portrait de ces deux soeurs au fil de leur vie, mais aussi de deux femmes face à leurs talents respectifs. Alix Ohlin interroge brillamment le rapport entre la passion et la technique, l'originalité et la contrainte du cadre. Dans un style limpide et délicat, elle parvient à capturer le langage unique des frères et soeurs et à révéler l'imperceptible lien qui nous relie à ceux qu'on aime, nous offrant ainsi un roman bouleversant sur la sororité, l'ambition, le désir, l'art et la maternité.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un roman tout en subtilité et en finesse, porté par une écriture gracieuse, teintée de pudeur. Une très belle découverte, l'histoire d'un amour infaillible entre deux sœurs, le roman d'une vie. Beau et captivant.

  • Tourbillon

    Shelby Foote

    À l'ouverture du procès de Luther Eustis, fermier quinquagénaire père de trois enfants, personne ne doute de sa culpabilité. Il reconnaît avoir garrotté Beulah Ross, fille facile qui l'a ensorcelé, avant de la jeter dans le lac Jordan, lestée de blocs de ciment.
    Au fil des débats, les voix de la victime, du greffier, du geôlier de la prison, du reporter local, d'un adolescent sourd-muet, de l'accusé, de son épouse et surtout de son avocat, éclairent ce drame rural sur lequel plane l'ombre de la Bible.
    La petite communauté du Mississippi va-t-elle, par la voix du jury, condamner le crime qui la renvoie à ses propres turpitudes et perversions ?

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Incontestablement Shelby Foote est un des chaînons reliant Faulkner à J.L. Burke. Tout comme ses pairs, il serait réducteur de le circonscrire au territoire sudiste, si marqué historiquement, tant les passions qui se déchaînent dans Tourbillon sont universelles. Une exploration des tréfonds de l'âme humaine, constellée d'instants de pure poésie. Un joyau du roman noir !

  • Lundi 28 juillet 1986, deux camions citernes transportant chacun douze mille litres d'ammoniac vers une usine de cigarettes sont retrouvés brûlés aux environs de Harfleur. C'est le énième d'une série de braquages identiques à une différence près, cette fois, il y a 7 morts.
    L'inspecteur Nora est chargé de l'enquête. Des cabinets de consulting parisiens aux bureaux de tabac du coin de la rue, des travées de l'Assemblée nationale aux usines du Montenegro, Nora tente obstinément, 20 ans durant, de comprendre, identifier, traquer et arrêter ceux dont le métier est de corrompre, manipuler, détourner, contourner tout ce et ceux qui font obstacle au fonctionnement de la machine à cash des cigarettiers.
    Une dizaine de personnages donnent vie à cette intrigue ample et ultra documentée, qui décortique les arcanes du lobbying industriel et explore les méthodes de manipulation du marketing et de la communication. David Bartels, enarque brillant et sans scrupule, à la tête d'une agence de comm, vend ses talents à European G. Tobacco. Valentina et Helene, dirigent une entreprise très "féminine" d'événementiel et agissent en douceur ; Anton Muller, l'homme de main, utilise des méthodes plus coercitives. Face à eux, Nora, l'OPJ entêté qui veut abattre Goliath et Patrick Brun, un petit lieutenant qui s'est juré de ramener à ses parents une jeune femme disparue au moment du braquage d'Harfleur.

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Un vrai coup de poing ! Ledun met à jour l'industrie du tabac, son lobbying et ses méthodes de manipulation. Ici, aucun scrupule et aucune pitié, mais corruption et démocratie qui part en fumée. Marin Ledun livre un roman policier dont il a le secret : vif, sombre et captivant !

  • « Chaque moment déchirant se révèle à la fois haletant et puissant », Ruta Sepetys. « Quelqu'un frappe à la porte d'entrée. Ils savent. Ils savent. Ils savent. Les mots pulsent dans mon sang. » Stefania et sa soeur ont un terrible secret : treize juifs se cachent dans leur grenier. Mais bientôt, l'étau nazi se resserre... Comment continuer à avancer quand chaque coup frappé à la porte pourrait être le dernier ?

    La librairie Gallimard vous conseille :

    Une véritable pépite de la littérature adolescente ! Un destin remarquable et inspirant ; celui de Stephania Podgorska, une juste parmi les justes. Une lecture poignante, sans pathos et teinté d'espoir. Un beau roman !

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